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Tome cinquième.
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autrefois une confrairie établie en l’églifede saint Jacques de la Boucherie , fous laprotection de saint Fiacre.

II y a à la tète du corps six maîtres ou.six gardes. Trois font appellés anciens.Le plus ancien des trois s’appelle le pre-mier ou le grand garde : les trois autresfont nommés nouveaux gardes. On nepeut être élu premier garde, qu’on n’aitété nouveau garde.

L’élcction de deux gardes fe fait tousles ans après la S. Michel , au bureau dela Bonneterie , savoir , d’un ancien pourla seconde fois , & d’un nouveau pour lapremiere fois : en forte qu’il en fort deux ,le grand garde , & le premier des troisnouveaux. L’JIection fe fait à la pluralitédes voix , en présence du procureur duRoi du Châtelet, & d’un greffier.

Les six gardes portent en cérémonie larobe consulaire , c’est-à-drre, la robe dedrap noir , à collet , à manches pendantes,à paremens & bord de velours noir.

Dans les comptes que les gardes ont àrendre, ils font entendus par six ancienshors de charge , nommés à la pluralité desvoix.

Quand un ancien garde décédé , lesquatre derniers gardes en charge font tenusd’afììst-r en robe à son convoi , & detenir chacun un des cours du poêle , qui estfourni par le bureau , avec six flambeauxde cire blanche , auxquels font attachéesles armoiries du corps.

Ce cinquième corps s’est accru , en1716 , de la communauté des maîtresbonnetiers & ouvriers au tricot des faux-bourgs.

Cette réunion occasiona dans la fuitedes contestations ; ces contestations aug-mentèrent encore quand la communautéfe fut accrue des faiseurs de bas au métier.Ce fut pour terminer tous ces démêlés ,occasionés par les différens réglemensqu’avoit chacun de ces corps avant la réu-nion , & qu’il prétendoit conserver après,qu’il fut ordonné par un arrêt du conseilde 1716, quin’eut son effet qu’en 1718.

i°. Que la communauté des bonnetiersdes fauxbourgs fera éteinte & restera unieau corps des Bonnetiers.

2. 0 . Que les maîtres des fauxbourgs

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reçus avant la réunion , feront réputésmaîtres de la ville , & pourront y tenirboutique.

3 0 . Qu’ils jouiront eux , leurs veuves &leurs enfans , des droits des Bonnetiers deParis.

4.0. On peut voir le reste de ces régle-mens dans le Dictionnaire du Commerce ,avec les huit articles qu’on fut obligé d’yajouter lors de la réunion des fabricansde bas au métier, aux Bonnetiers de laville & des fauxbourgs.

Je finirai cet article par un fait quipourra être de quelque utilité à d’autresmarchands bonnetiers qu’au fleur Pichard.II est constant qu’il n’y a point de fou-Ioire bien entretenue , qui ne consomméau moins pour dix fous d’eau par jour ,& un marchand bonnetier peut avoir chezlui jusqu’à six , huit, dix fou'oires , ce quifait pour seau feulement un objet astèzconsidérable. Le sieur Pichard pailoit unjour de cette dépense, devant un aveuglede naissance déja connu ( dont il s’agit dansla Littre fur les aveugles & dans l’articleAveugle , ) & cet aveugle lui donna unconseil dont on ne s’étoit pas encore avisédepuis qu’on fait de la bonneterie : cefut de fe servir de l’eau de son puits ; celan’étoit pas difficile à trouver , diront ceuxqui ignorent que seau de puits est très-dure &: fe charge si difficilement de savon ,qu’il n’est pas possible d’en faire usage enbonneterie. Mais notre aveugle savoir très-bien , par l’ufage qu’jl avoir de la distilla-tion , que cette même eau de puits dis-tillée devenoit très - pénétrante , fe char-geoit de savon avec une extrême facilité,

en demandoít même beaucoup moinsque l’eau de rivière , pour produire lemême effet.

Il favoit encore que le travail de la bon-neterie demandoit que l’on tînt perpétuel-lement du feu fous la chaudière qui fournitde I’eau aux fòuloíres. II conseilla donc ausieur Pichard de placer un grand alambicentre deux chaudières , qui recevroientl’eau qui s’en distilleroit , & qui la ren-droient dans les fouloires. L’alambic de lafouloire du sieur Pichard est d’une formesingulière ; il est concave en dessous , &oppose une large surface au feu j il s’en.