Band 
Tome cinquième.
Seite
273
JPEG-Download
 

BON

cendre ou de la pouífiere sur ces boutsde fil de carrer & d’étoupe, afin de leurdonner un peu de poids pour faire enfon-cer la bonnette dans l’eau : en cet état ilsla descendent dans la mer , & la promè-nent à stribord & à bas-bord de la quille ,jusqu’A ce qu’elle se trouve opposée à Cou-verture qui est dans le bordage , & quiforme la voie d’eau ; car alors l’eau quicourt pour y entrer pouffe la bonnettecontre le trou ; ce qui se connoît par uneespece de gazouillement ou de frémisse-ment que font la bonnette & la voied’eau. Les matelots pour exprimer ce bruitou gazouillement, disent que la bonnettesupe. (Z)

B ON NE VAL, (Géogr.) ville deFrance dans la Beauce , fur le Loir, à troislieues de Châteaudun. II y a une belleabbaye de l’ordre de S. Benoît. Long. zg.A. la t. 48 . t o.

BONNE VILLE , (Géogr.)^ petiteville de Suisse dans le canton de Bàle, furun lac.

BONONIA , (~ Ge'ogr. anc. & mod. )ville de la bastè Pannonie , qu’on croit êtrenotre Bonmonster fur le Danube , ou So-phie. II y a plusieurs autres villes anciennesdu même nom.

* BONOSIENS , f. m. (Hift. eccles Jnom d’une secte que Bonose, évêque deMacédoine , renouvella au IV íiecle. Seserreurs , de même que celles de Photin ,confistoient à soutenir que la Vierge avoirceílé de l’étre à l’cnfantement. Le papeGéiase les condamna. Comme ils bapti-soient au nom de la Trinité, on les re-cevoir dans l’église fans baptême, au lieuque le second concile d’Arles veut queles Photiniens ou Paulianistes soient re-baptisés ; ce qui constitue quelque diffé-rence entre ces derniers hérétiques & lesBonosiens. Voye\ PHOTINIENS ou PAU-IIANISTES.

BONS, adj. (Hì(l. anc.f nom que lesanciens Romains donnoient à plusieurs deleurs dieux, pour signifier des divinités fa-vorables . ainsi ils disoient bona dea , bondfortune1 f bond Jpes , bono genio f bonifatì.

* BONS-CORPS , f. m. pi. ÇHft. mod.)c’est le nom qu’on donna à une milice

Tome V ?

BON 2.73

levée par François II, duc de Bretagne,dans la guerre qu’il eut en 1468 contreLouis XI. Ce duc en attendant les secoursque le Roi d’Angleterre devoit lui four-nir , fit lever dix mille hommes de nou-velle milice , composée de gens du com-mun : on choifissoit les plus robustes qu’onpouvoit trouver 5 c’est ce qui les fit nom-mer bons-corps.

* BÚN-SENS , f. m. (Métaphysique Jc’est la mesure de jugement & d’intelli—gence avec laquelle tout homme est en étatde se tirer à son avantage des affairesordinaires de la société.

Otez à l’homme le bon-sens , & vous leréduirez à la qualité d’automate ou d’enfant.II me semble qu’on exige plutôt dans lesenfans de l’esprit que du bon-sens ; ce quime fait croire que le bon-sens suppose dePexpérience , & que c’est de la faculté dedéduire des expériences , qu’on fait le pluscommunément, les inductions les plus im-médiates. II y a bien de la différence dansnotre langue entre un homme de sens &un homme de bon-sens : l’homme de sensa de la profondeur dans les connoissances,& beaucoup d’exactitude dans le jugementc’est un titre dont tout homme peut êtrftflatté : l’homme de bon-sens au contrairepasse pour un homme si ordinaire, qu’oncroit pouvoir fe donner pour tel fans vanité.Au reste iî n’y a rien de plus relatif que lestermes sens , sens-commun , bon-sens ,esprit , jugement , pénétration , sagacité ,génie , & tous les autres termes qui mar-quent soit l’étendue , soit la sorte d’intellí-8en ce de chaque homme..On donne ou l’onaccorde ces qualités, selon qu’on les mériteplus ou moins soi-même.

BONS-HOMMES, f. m. (Hift. eccles.)religieux établis l’an 12^0 en Angleterrepar le prince Edmond ; ils profestòient laréglé de S. Augustin , & P°rtoient. imhabit bleu. Sponde croît quils fuivoientfinstitut du bienheureux Jean le Bon quivivoit en ce siecle. On donna en France cenom aux Minimes , à cause du nom debon-homme que Louis XI avoít coutumede donner à S. François de Paule leurfondateur. Les Albigeois affectoient ausside prendre ce même nom de bons-hommes.Poìydore Virgile, Lift- Angl. Lv, X VI.