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Sponde , A. C. iZ£9. n. 9- VoyeiMinimes. ( G )
* BONTANS , si m. ( Commerce. )étoffes ou couvertures de coton rayées derouge , fabriquées d Cantor. Les Européensen font le commerce avec d’autres peuplesdes côtes d’Afrique.
, BONTÉ , f. f. s Morale. J La bontémorale consiste en deux points : le premier,ne pas fait e da mal à nos semblables ; lesecond, leur faire du bien. .
i°. Ne point faire à autrui ce que nousne voudrions pas qu’on nous fît, voilà laréglé qui détermine quelle forte de traite-mens la nature nous interdit à l’égard dureste des hommes. Tout ce qui fait à nous-mémes, nous paroîtroit dur , barbare &cruel, est compris dans la prohibition ; maiscette maxime , d’un usage 1i étendu , estbien restreinte dans Tapplication qu’on entait : la plupart des hommes se conduisentles uns avec les autres, comme s’ils étoientpersuadés qu’elle ne dût avoir lieu qu’entreamis.
Lorsque la paillon vous porte à quelqueviolence contre un autre homme , jetez lesyeux fur lui, pour y voir Tempreinte de lamain divine, & votre propre ressemblance;ce fera de quoi ralentir votre emportement.Ne dites point à Dieu ce que Caïn lui dit :m’avt^-vous donné mon jrere en garde ?Oui fans doute, il vous l’a donné en garde ;& non feulement il vous défend de lui faire iaucun mauvais traitement , mais il vousordonne même de le servir de tout votrepouvoir.
z°. Lorsqu’on est officieux & bienfaisantpour ses païens , ses bienfaicteurs ou sesamis , on se croit généreux , quoiqued’ailleurs dur & indifférent pour tout lereste des hommes ; & l’on n’est pas mêmecharitable ; qualité cependant bien en deçàde la générosité, qui est le comble & laperfection de toutes les autres vertus so-ciales. En pratiquant celles-ci, on ne faitqu’éviter les d .’íàuts contraires placés toutprès d’elle : mais la générosité nous éloignebien plus du vice, puifqu’elle laisse pourintervalle entr’eíle & lui toutes les vertusde précepte. La générosité est un degré deperfection ajouté aux vertus pardessus celuique prescrit indispensableroent la loi. Faire
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pour ses semblables précisément ce qu’or-donne la loi, ce n’est pas être généreux ;c’est simplement remplir son devoir.
Mais la charité , ou ce qui est la mêmechose, cette affection générale que nousdevons à tous les hommes, n’est pas unevertu de sorérogation : vous ne ferez quesatisfaire à ce que l’humaniré vous impose ,si rencontrant un inconnu que des assassinsont bleffé, vous vous en approchez pourpanser ses plaies : le besoin qu’il a de votresecours est une loi qui vous oblige à lesecourir. Un indigent est pressé par la faim ;vous ne ferez que payer une dette en ap-paisant son besoin. Les pauvres sont à lacharge de la société ; tout le superflu desriches est affecté de droit à leur subsistance.Et ne plaignez pas même le secours quevous leur donnez, quand il seroit le prixde vos sueurs & de pénibles travaux : quoiqu’il vous coûte, il leur coûte encore plus:c’est Tacheter bien cher que de le recevoirà titre d’aumône.
Voulez-vous apprendre en deux motsjufqu’où s’érendent les bons offices que vousdevez à vos semblables ? en voici la mesure :Faites à autrui ce que vous voudrie\ qu’onvous ft:. (XJ
BONTÉ, I'. f. f Belles-Lettres. Philos )II n’y a proprement dans la nature ni dansles arts d’autre bonté qu’une bonté rela-tive , de la cause à Teftêt , & de I’effetlui-même à une fin ultérieure , qui estl’intention , futilité ou l’agrément d’unêtre doué de volonté , ou capable dejouissance. ( II ne s’agit point ici de labonté prise pour Taccompíiísement des de-voirs prescrits par les loix de la morale. )
Quand la bonté n’est relative qu’a 1 in-tention , ce mot n’est pris que dans unsens impropre , & bon le trouve quelque-fois le synonyme de mauvais : c’est ainsiqu’une politique pernicieuse , une ambitionfuneste , une éloquence corruptrice em-ploie de bons moyens, c’est - à - dire desmoyens propres à réussir dans les desseinsqu’elle se propose. De même , par rap-port à l’agrément & à futilité , une choseest bonne ou mauvaise , selon les goûts,les intérêts , les fantaisies , les caprices ;& dans ce sens presque tout est bon : l eScalamités même & les fléaux ont leu*