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Tome cinquième.
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dix fleurs blanches , ouvertes en étoile detrois lignes de diamètre , portées chacunefur un pédoncule cylindrique égal à leurlongueur.

Chaque fleur est hermaphrodite , poséeun peu au destòus de l’ovaire , & d’undisque orbiculaíre , avec lequel il ne faitpas corps. II confiste en un calice verd àcinq feuilles caduques ; en une corolle àcinq pétales elliptiques pointus , blancs ;& en cinq étamines blanches à anthèresbrunes. L’ovaire fort du centre d’un disqueappíati , qui ne fait corps ni avec lui niavec le cajice. II est sphérique , d’un tiersde ligne de diamètre , couronné par un■ style terminé par trois stigmates tronqués ,veloutés.

L’ovaire , en mûrissant , devient unecapsule sphéroïde déprimée , de quatrelignes de diamètre , un peu moins longue,à trois sillons, verte d’abord, ensuite brune,à trois loges s’ouvrant en trois valves oubattans , & contenant chacune une graineovoïde brune , longue de deux lignes , demoitié moins large , enveloppée d’une pelli-cule membraneuse.

Culture. Le boríti croît par tout leMalabar dans les terres incultes & sau-vages , peu fréquentées. 11 est toujoursverd , fleurit en Juillet, & porte ses fruitsà maturité en Août & Septembre.

Qualités. Toutes les parties de cetteplante , racines , feuilles , fleurs , fruits &graines , ont une odeur forte & une faveuracre, caustique & brûlante.

Usages. La décoction de ses feuilles enbain se donne dans toutes les maladies oùles humeurs séreuses abondent, commeles tumeurs œdémateuses des piés, l’ana-sarque & Ja cachexie. Sa racine & ses fruitsencore verds , frits dans Phuile, fournissentun Uniment favorable contre les douleursde la goutte.

Deuxième efpece. IÍUDHU-MIRIS.

M. Burmann a fait graver , en 1737 ,dans Ion xhefaurus &eylanicus , page$8 , planche XXIV , fous le nom dechamcelxa trijolia aculeata , jloribusspi-catis , une seconde efpece de borid qu’is 1regarde comme variété de la précédente , 1

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& il y rapporte toutes les citations deYHortus Malabaricus , & de la figure dePlukenet. Mais c’est une plante fort dif-férente. Les habitans de Ceylan l’appellentkudhumiris , comme qui diroit epineux-poivre ; car kudhu en leur langage signifieépine , & mi ri s , poivre.

Cet arbrisseau a les tiges & les branchesplus menues que celles du bond , vertes,à épines plus rares , plus écartées, pluscrochues , blanches à leur origine , &noires à leur extrémité.

Ses feuilles font plus petites , moinspointues , longues de deux pouces , uneibis moins larges, entieres , verd - claidessus, plus clair comme cendré dessous »fans dentelures , fans épines , ni fur leu rcôte , ni fur leur pédicule , ou au moin sen voit-on très - rarement une fur ce pé-dicule.

Les fleurs font disposées a u nombre dequarante à cinquante en panicule , à deuxou trois branches , soit â 1 aisselle desfeuilles , soit au bout des branches. Cepanicule est épineux , aussi long que lesfeuilles , ou une fois plus long qu’eHes.Chaque fleur forme une étoile de deuxlignes au plus de diamètre , à pétales ar-rondis.

L’ovaire dans fa maturité forme unecapsule sphéroïde de deux lignes & demiede diamètre , jaune , tachetée de noir ,de trois à cinq loges , contenant chacuneune. graine ovoïde longue d’une ligne &demie , une fois moins large , grise oucendrée.

Culture. Le kudhu-miris croît commu-nément à I’ifle de Ceylan.

Qualités. Son fruit a 1’âcreté piquantedu poivre,

Usages. Les habitans de Ceylan man-gent ses graines pour tuer les vers ou seschasser de leur corps.

Remarques. Le borid est donc un genreparticulier de plante qui reconnoît deuxefpeces, & qui vient naturellement dansla premiere section de la famille des pis-tachiers , près du Toxicodendron. On seradonc très-étonnné de voir que M. Linnésoir tombé dans une erreur aussi grandeque celle de confondre ces deux efpecesen une feule, & de les placer dans le