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Tome cinquième.
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genre du cururn , qu’il nomme paullinia.

(M. Adanson.J

BORKUM, f Ge'ogr.J petite iíle de lamer dAJlemagne , près de la province deGroningue, de qui elle dépend.

BORMIA & BORMIDA , sGebgr.Jce font deux petites rivières d’Italie , quiprennent leur source dans le marquisat deFinal, se réunissent à Sezanne , & sejettent dans le Tanaro.

BORMIO, C Gebgr.J ville agréable &bien peuplée, au pays des Grisons • c’est lacapitale du comté de ce nom , elle estsituée au confluent de l’Adda & de l’Iíîo-laccia. Long. zj. 45. la t. z 6 ‘. 45.

BORNA , ( Géogr.J petite ville deSaxe, près de Leipsick., fur la Wyra & laPleiss.

BORNAGE (action de), terme dePalais , est celle par laquelle ceux qui ontdes héritages voisins, tenans & aboutif-sans les uns aux autres, agiílènt l’un contre1 autre pour s’obliger respectivement à lesséparer , en y plaçant de nouvelles bornes,ou en rétabíistànt les anciennes , qui au-roient été transportées ailleurs ou parcas fortuit, ou par le fait de Tune desparties.

L’action de bornage est mixte. Voye^Action.

On parvient à borner deux héritages partrois moyens : par les bornes qui ont étémises fur les confins pour servir de limi-tes , par titres & par témoins. La maniérédi pratiquer ces deux dernieres preuvesest la même qu’en toute autre action. Parrapport au premier, on reeonnoît qu’unepierre a été mise pour servir de borne &de limite , quand on trouve dessous desgarants oa témoins , c’est-à-dire deux outrois morceaux dune pierre plate , queles mesureurs & arpenteurs ont accoutuméde mettre aux côtés de la borne quandils la plantent. On appelle ces petitespierres garants ou témoins , parce qu ellesfont des témoins muets qui certifient la

vérité. (HJ , ,

* BORNE, f. m. se dit en général

de tout signe de limites , & cette défini-tion convient tant au simple qu au figure.Ainsi ,

Borne, en Droit 3 est toute sépara-

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tion naturelle ou artificielle , qui marqueles confins ou la ligne de division de deuxhéritages contigus. Quand il n’y en a pasde naturelles , les arpenteurs en placentd’artiíìcielles. Voye\ ci-dejsus BORNAGE.

II y a peine d’amende contre ceux quienlèvent & déplacent les bornes, dans ledessein d’empiéter fur l’héritage voisin. (H)

Borne de bâtiment , en Arclu-teclure , est une espece de cône tronqué depierre dure , à hauteur d’appui, à l’enco-gnure ou au devant d’un mur de face, pourle défendre des voitures.

Borne de cirque ; pierre en maniéré decône , qui í’ervoit de but chez les Grecs ,pour terminer la longueur de la stade , Wqui réglois chez les Romains la course deschevaux dans les cirques & les hippodro-mes , ce qu’ils nommoient meta. (PJ* Bornes , termes , limites ,C Gramm.J termes qui font tous relatifsà l’étendue finie ; le terme marque jufqu’oùl’on peut aller : les limites , ce qu’il n’estpas permis de paííer : les bornes , ce quiempêche d’aller en avant. Le terme est unpoint ; les limites sont une ligne ; les bor-nes un obftacle. On approche ou l’on éloi-gne le terme : on étend ou l’on resserreles limites : on avance ou l’on recule lesbornes. On dit les bornes d’un champ ,les limites d’une province _, le terme d’unecourse.

BORNEO, C Gebgr.J iste d’Asie, dansles Indes, l’une des trois grandes iíles de laSonde; elle fut découverte en 152.1 , pardom Georges Menezés, portugais. Cetteiste , qui a environ 600 lieues de tour , estfous la ligne. Tout ce pays est très-fertile ;il abonde en casse , cire , camphre , poi-vre , herbes aromatiques, bois odorifé-rans & résineux , le riz y est le meilleurde toute l’Asie. II y a aussi de grandesforets remplies d’animaux singuliers * leplus extraordinaire fans doutes est celuique l’on appelle homme sauvage il est ,a ce qu on dit , de la hauteur des plusgrands hommes ; il a la tète ronde commela nôtre, des yeux , une bouche , un men-ton un peu -différons des nôtres, presquepoint de nez, & le corps tout couvertd’astèz longs poils. Ces animaux courentplus vîte que des cerfs ; ils rompent dans