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Tome cinquième.
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BOT

Ses nageoires font au nombre de sept :savoir , deux ventrales petites , fous lesdeux pectorales qui font auísi petites , trian-gulaires ; une dorsale , comme fendue endeux , plus haute devant que derriere ;une derriere f anus , aussi profonde quelongue , & une à la queue qui est tronquéeou quarrée.

Ses nageoires- font cendré-noires ; fa têtecendré-bleue , son corps rouge-incarnat,moucheté agréablement de petites tachesrondes blanches. La prunelle de ses yeux estnoire , entourée d’une iris blanc-argentin.

Mœurs. Le bot est commun dans la merd’Amboine, autour des rochers.

Qualités. II est de bon goût & femange.

Remarque. Ce poiston doit former ungenre particulier dans la famille des remoresqui ont la queue quarrée ou tronquée.ÇM. Adanson )

BOTA, (Commerce.) c’est le nom usitéen Espagne, pour désigner une mesure deliquides, qui rient 30 robas; le robas tient30 livres pesant.

BQTADON , ( Géogr.) petite villed’Angleterre , dans la province de Cor-nouaille.

BOTALL, trou , (Anat.) on donne lenom de trou botall au trou ovale situé entreles deux oreillettes du cœur ; de Botall,conseiller & médecin de Charles IX , àqui on en attribue la découverte. VoyeçCœur. ( L )

BOTANIQUE, f. f. ( Ordre encyclop.Entendement. Raison. Philosophie ouscience. Science de la natuie. Physiquegénérale , particulière. Botanique.) partiede l’histoire naturelle , qui a pour objet laconnoissance du régné végétal en entier :ainsi la Botanique est la science qui traitede tous les végétaux & de tout ce qui a unrapport immédiat avec les végétaux.

L etude de la végétation fait la premierepartie de cette science , c’est la base detoutes les autres ; car on doit commencerpâr examiner la nature des végétaux enneral , avant que de traiter de chacuêplante en particulier ; & on ne peut pasparvenir à connoître l’économie végétalefi on ne fait comment les germes des plantes£è développent, & comment estes gren-

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nent leur accroissement ; quels font lesmoyens de les multiplier ; quelle est leurorganisation en général ; la structure dechaque partie ; leur maniéré de fe repro-duire , & quel est le mouvement & l a qua-lité de la feve ; & enfin si on ne fait enquoi Je terrain & le climat peuvent in-fluer fur les plantes. Tels font les principesgénéraux qui établissent les fondemens dela Botanique ; mais ces connoissances dé-pendent de la Physique , & forment lelien qui unit ces deux sciences. Voye\ VÉ-gétation.

Le détail de la Botanique est divisé enplusieurs parties : il y en a trois princi-pales ; savoir , la nomenclature des plantes,leur culture, & leurs propriétés. La der-niere est la feule qui soit importante parfutilité que nous en tirons ; les deux pre-mières ne doivent nous occuper qu’autantqu’elles peuvenf contribuer à faire valoirla troisième , en perfectionnant la con-noisiànce des propriétés. On doit entendrepar les propriétés des plantes , tous leursusages , mème les usages d’agrément ; ainsiles arbres des forêts & les herbes des par-terres ont dans ce sens leurs propriétés,comme les plantes usuelles dans la Mé--decine.

Dès que la connoiííànce des plantes aformé un corps de.fcience, f énoncé de leurnomenclature a dû précéder dans l’exposéde cette science l’histoire de leur culture& de leurs propriétés. Mais il est certainque la premiere connoiííànce que l’on aiteue des plantes , a été celle des usagesauxquels on les a employées , & que l’ons’en est servi avant que- de leur donner desnoms. On s’est nourri aveçr des fruits ; ons’est vêtu avec des feuilles ou des écorces ;on a formé des cabanes avec les arbres desforêts avant que d’avoir nommé les pom-miers ou poiriers , le chanvre ou le lin ,les chênes ou les ormes , &c. L’hommea dû satisfaire ses besoins les plus prestànspar le seul sentiment , & indépendam-ment de toute connoissance acquise : on ajoui d’un parfum des fleurs des qu on s enest approché, & on a recherché leur odeurfans s’inquiéter du nom de la rose & dujasmin. Les usages des plantes qui suppo-sent le plus d’expérience, n ont jamais éta-