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Tome cinquième.
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plus de rapports qu’elles ne diffèrententr’elles. Lorfqne le caractère génériqueest bien tracé , il annonce les traits deressemblance des efpeces rangées fous cettecollection, avec la différence estentielle deces traits communs , d’avec ceux de tousles autres genres. Le nom spécifique , nousl avons déja dit, désigne la différence d’uneefpece d’avec toutes celles du même genre.

Telle est la nomenclature, c’est l’inven-taire & la notice du régné végétal ; elleéveille la curiosité par les richesses qu’elleannonce , & conduit à une premiere vuedes plantes ; mais ce n’est qu’en les consi-dérant à plusieurs reprises, & même en lestaisant cultiver sous ses yeux, qu’on apprendà les bien connoître j alors on est à portéede les suivre dans tous les périodes de leurcroissance , de saisir les changemens suc-cessifs qu’elles éprouvent , d’épier leursfleurs, d’ouvrír leurs fruits , de comparertoutes leurs parties, dans les mêmes mo-mens , à toutes celles des plantes qui leurressemblent le plus , en un mot d’acquérirune idée claire & complété de leurfigure.

C’est par ce moyen que nous nous sommespréparés depuis long-temps à donner desdescriptions exactes de celles que nousfaisons cultiver. A l’égard des plantes quine sont pas encore naturalisées dans notrecolonie, de celles que tous nos efforts n’ontpu encore nous procurer , ou qui se trou-vent au delà des bornes que nous noussommes prescrites , nous sommes con-traints de nous en rapporter aux meilleursauteurs. Nous suivrons ordinairementMiller , dont nous avons eu lieu d’avérertoute l’exactitude.

La description des plantes n’est qu’unepartie de leur histoire naturelle : elle con-siste encore à savoir quel est leur pays natalSc fa température , dans quelle situation &dans quel sol elles y croissent de préférence,à quelle hauteur elles s’y élèvent. C est cequ’on peut apprendre , à quelques égards ,des voyageurs Botanistes , & ce dont nousinstruirons le lecteur autant qu’il nous ferapossible. II est aisé de sentir que ces deuxparties de l’histoire naturelle des végétauxne peuvent appartenir qu’à leurs articlesparticuliers.

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Leur physique est au contraire du ressortde l’article le plus général , puisqu’elle apour objet les Ioix de la végétation , oùl’on remarque plusd’imiformité que d’excep-tions , parce qu’elles dépendent du proto-type végétal tracé par la main au créateur.

C’est fans doute une des connoiffàncesles plus utiles & les plus intérefiàntes : ellesuppose une exacte anatomie des organesde la plante , ou 1 on se plaît à reconnoîtrerébauche de l’animal. Elle marche à l’appuid une suite d expériences ingénieuses propresà découvrir la nature &: le mouvement desfluides qui pénètrent & animent le végétal,& qui , à l’égard des arbres , déposentannuellement dans leur route de nouvellescouches ligneuses dont le bois est formé.

, Malpighi ouvrit des premiers cette car-rière ; mais quoique les Anglois Grtw ,Hales & Bradley y aient fait des progrèsrapides , & que MM. Mariotce , Bonnet& sur-tout M. Duhamel en aient reculé lesbornes, on ne peut attendre que du tempsun jour capable d’en éclairer toute reten-due , d’en découvrir toutes les routes , &de montrer fi le chemin que nous y avonsfait nous a véritablement avancés.

En effet, si la transpiration insensibledes plantes est démontrée , leur aspirationne l’est pas également ■ & fans vouloirassimiler en tout à la circulation du sangle mouvement des liqueurs séveuses , cemouvement, quel qu’il soit, n’est encoreque soupçonné.

Quoique la physique végétale puislè êtredétaillée dans les articles généraux dusecond ordre, S EVE TRACHÉE, Fibreligneuse , Embryon , ùc. on feramieux de réunir ces différentes parties dansle fenl article Plante y qui doit être Jeplus général , par conséquent le plus élé-mentaire , & comme le centre de tous lesautres. On y considérera aussi la férie desvégétaux d tine maniéré philosophique ; ony vert a la nature s’eííàyer dans de gros-sières ébauchés à dessiner chacun de leursorganes , les perfectionner dans de nou-veaux types, les rafle m blet dans d’autresmodelés, & s’élever ainsi de nuance ennuance jusqn’au sommet de l’échellevégétale.

Des êtres organisés & vivans, composts