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Fesprit de l’homme a besoin d’étre aidé pardes divisions, pour pouvoir s’élever à unevue générale de la nature.
Les variétés des dénominations généri-ques , les synonymes se trouveront chacunà leur place dans l’ordre alphabétique,avec des renvois aux noms fous lesquels lesplantes seront traitées ; & les phraíes quediíFérens auteurs ont données à la mêmeefpece seront transcrites dans les articlesparticuliers , toutes les fois qu’on le jugerautile. C’est un devoir que de relever leserreurs qu’on pourra discerner : il les fautextirper du champ d’une science avant dele cultiver.
Lorsqu’une plante a un nom génériqueFrançois , elle doit être traitée sous ce nom,à moins qu’il ne soit équivoque ou trivial ,dans ce cas la dénomination latine ferapréférée. ...
Les phrases font la partie la plus essen-tielle de la nomenclature : elles doiventprésenter en abrégé la somme des dme-rences d’une efpece d’avec toutes les espè-ces du même genre ; celles de Linnxusfont ordinairement plus précises que cellesdes autres auteurs ; dans Tournefbrt ellesne portent le plus souvent que sur le nomdu pays de la plante , ou fur celui dubotaniste qui l’a découverte.
Cependant nous ne pouvons le déguiser,les phrases mêmes de Linnxus ne font pasexemptes de défauts j le grec latin dontelles font composées , n’est pas à la portéedes latinistes ordinaires , souvent ils ontmême bien de la peine à deviner les adjectifsà racine latine qu’il lui a plu de composer :& quoiqu’à certains égards il ait fallu plierle latin au langage de la Botanique , nouspensons qu’à d’autres égards il a abusé de ladocilité de cette langue.
C’est moins encore pour parer à cetinconvénient que pour naturaliser la Bota-nique dans notre idiome , que nous don-nerons d’abord des phrases françoises descipeces. Nous ne nous flattons pas qu’elîesferont parfaites ; il a fallu quelquefois tra-duire les phrases latines , & notre traduc-tion se sentira de lents défauts ; d’ailleursnotre langue n’ayant été encore’ employéeque fort peu à cet usage , nous lavonssouvent trouvée pauvre ou rebelle j quelque
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répugnance que nous ayions à faire des mots,,nous avons été obligés d’en composer. Etquoique nous ayions consulté dans leurconstruction les réglés de la néologie , ilsauront fans doute l’air étranger , tant qu’ilsne seront pas accueillis mais la nécessitaplaide , ce me semble , très-fortement enleur faveur ; à leur défaut , nous n’aurionspu conserver la coupe des phrases botani-ques , ni éviter les longueurs qui les eussentfait dégénérer en descriptions.
Les phrases de Linnxus , de Miller &de dissérens Botanistes que nous avonsconsultés , nous ont paru pécher dans unepartie essentielle : quelquefois elles portentseulement sur le caractère des fleurs & desfruits , ce qui met le cultivateur dans le casd’attendre nombre d’années pour certaineseípcces dont la floraison est tardive , avantqu’il puiíTè , en les confrontant avec leursphralts, les reconnoître aux signes qu’ellesprésentent. Lors donc que nous pouvonssaisir dans les feuilles ou dans quelqu’autrepartie des plantes auílì précoces & plusconstantes encore un caractère distinftifsuffisant, nous en composons des phrasesque nous donnons pour des estais ; ellesseront marquées des lettres initiales de ces.mots Horti Coliimbceam.
Si la langue des Anglois nous est utils ,c’est particulièrement parce qu’eile nousouvre les trésors d’Agriculture & de Bota-nique , que ces laborieux insulaires ontobtenus de leur attachement aux richessesreelles de la nature , attachement qui aéclaté chez eux , bien avant que les autresnations euííènt tourné leurs regards vers.cet objet intéressant.
Nous donnerons donc , d’après Miller,les phrases angloises des plantes ; les motsdescriptifs &í techniques dont elles fontcomposées pourront aider à l’inte.hgence.de cet excellent auteur , & mettre lescurieux à portée de désigner cn anglois lesplantes ou’ils voudront demander en An-gleterre/ L’allemand est moins utile auxBotanistes , aussi nous contenterons-nousde donner les noms génériques cans cettelangue.
La dénomination du genre ne présentéà Fesprit que 1 idée génerale de l’existenued’une plante ou de plusieurs qui.ontLusemlà