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méthodes propres à obtenir de graine leplant néceííàire aux pépinières , bosquets& plantations de peu d’étendue , devien-nent impratiquables , lorsqu’il s’agitd’ense-mencer plusieurs arpens de terre , cedernier article doit présenter auíîi le détaildes pratiques les plus simples , les pluséconomiques & .es plus sûres de semer desbois.
Les forets subviennent à des besoinspremiers de la société ; elles fourniment lamatière des premiers arts qu’elle a faitnaître: c’est donc un fonds qui lui appar-tient; mais la récolte en est bien différentede celle des autres biens. Les arbres nefournissent guere qu’après dix , vingt &trente ans du bois propre au chauffage &à divers petits métiers : à peine acquierent-ils dans un siecle le volume nécessaire pourêtre employés à la batiste & à l’architeéturenavale ; &• cependant le feu demande unaliment continuel, & les atteliers ne ceslèntd’ètre occupés. Bien plus , le luxe augmentetous les jours la consommation du bois ,tandis que l’intérêt particulier tend conti-nuellement à sabattage des arbres , & à1 estart des forets», soit pour les réduire enargent, soit pour y substituer un genre deculture,d’un tapport plus considérable oumoins éloigné.
Ces considélations ne pouvoîent pasmanquer d’intéreslèr le législateur ; il a falluqu’il établît dans les forêts un régimeconstant & uniforme , en un mot, qu’il fîtrégler leur coupe dans certaines partiesfur la fréquence & leur recrue , dans d’au-tres parties fur la nature de nos besoins.
II ne íuffisoit pas même de mettre cesbornes au droit de propriété & de réfrénerainsi I’avidité des possesseurs ; il étoit encorenécessaire de défendre les forêts contre lamultitude de ceux qui ont froid : duren-cessité qui a privé l’homme civil dudomaine de l’homme sauvage. Peut-êtreque la derniere ordonnance , en supprimanttout droit de chauffage , a augmenté le malen multipliant les remarions ; ruais le cœurs ouvre au sentiment le plus doux, Iorseu’ony volt abrogée la peine de mort donc onpunissoit autrefois certains déprédateurs desforêts. Sans doute que l’intérêt personnelmieux entendu concourra avec Fhumanité à
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modérer & à graduer encore des peinesdont l’excès cause l’impunité des délits. Oùla voix de cette douce & utile philosophiese fera-t-elle entendre, si elle n'est répétéedans un ouvrage qui doit rassembler sesplus utiles lumières ? Eh ! que n’a-t-elle deséchos dans tous les livres & dans tous lescœurs. !
Le régime & la police des forêts sentmoins que leur nature foncière febjet de lajurisprudence qu’elles ont fait naître ; ellesfont possédées par le roi, les ecclésiastiques& gens de main-morte , & par les parti-culiers. Les bois domaniaux i,nt tenus engruerie, grairie, segrairie, tiers & danger,& par indivis , autant de distinctions quidévoient multiplier les formes & les frais ,& faire oublier dans le code forestier lefonds même des bois pour les marchés, lescontestations & les fraudes qu’ils occasio-nent. Auroit-on dû s’y occuper davantagede leur entretien , de leur repeuplement,de l’augmentation de leur masse , & s’é-tendre plus qu’on ne Fa fait fur les bois desparticuliers & les bois segrais ? Les plan-tations éparses dont la réunion pourraformer un jour un objet important, nedevroienr-elles pas y trouver de la proteo-,tion ? & puisque le luxe consomme la part.du pauvre , & qu’il n’y a que I es bois blancsdont le prix lui soit accessible , ne íèroit-ilpas à propos d’ajouter à ce code des dispo-sitions qui tendissent à favoriser les plan-tations des bois de cette nature ? C’est ceque nous n’osons décider ; mais il estcertain que ces questions méritent d’êtreexaminées dans Varticle Forêt.
Jusqu’à présent nous n’avons vu dans Jaculture des plantes qu’un art simple , quirassemble les dons de la nature , qui fuit deprès ses procédés , ou qui se consente deles favoriser. II s’agit maintenant de J en-richir & de Faméiiorer , en la subjuguant ;on scroit tenté d’appeller institution desplantes cette derniere partie de leur,culture.
En effet, soit quç prenant pour modelésces précieuses anomalies que nous offrentdes graines heureusement secondées , ons’attache à croiser les races pour se procurerde nouvelles variétés ; soit qu en abouchant:ses vaisseaux des écorces . on obligé rtq.