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Tome cinquième.
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faite le dénombrement pour conserver îesplantes salutaires & les purger des herbesinutiles ou nuisibles , y verser périodique-ment les eaux des coteaux voisins , yrépandre ensin les substances nutritives querenferme la terre ; tels font les procédésqui doivent être soigneusement décrits danscet article.

Soit qu’on considéré les engrais commeun levain qui produit dans la terre unefermentation propre à Patténuer & àmettre ses principes en mouvement , soitqu’ils lui restituent en effet les sucs épuiséspar les précédentes récoltes , ils n’en fontpas moins i’ame de l’agricuîture : P expé-rience a fait découvrir plusieurs efpecesnouvelles d’engrais , on a perfectionnél’usage des anciens , c’est dire assez quecet article mérite un supplément.

Les défrichemens sont la meilleure con-quête qu’on puiíîe faire : ils supposent ledessèchement des marais, ainsi les hommesen reçoivent le p.ìin & la santé. Cettepartie’importante a été traitée de nos joursde la maniéré la plus satisfaisante : on nepeut guere ajouter aux lumières que lasociété économique de Berne a rassembléesfur cet objet ; mais un ouvrage encyclopé-dique les doit recueillir.

Lorsqu’un terrain est défriché , il s’agitd’en préparer le fol : la charrue doit ledéchirer dans tous les sens pour le briser& Pameublir. L’effet du labour ne se bornepas à rendre la terre perméable aux racines ;la glebe exposée par plusieurs faces auxinfluences de Pair , aux rayons solaires,aux météores aqueux , est pénétrée par lesprincipes fécondans que lui portent cesvéhicules ; elle s’enrichit de nouveaux sucs,ou du moins elle répare ceux dont elle estépuisée. L’importance des labours défendde rien négliger d’estèntiel dans Particlequ’ils doivent remplir.

ï c * s’offi-e à nos yeux une vaste carrière.Une foule de connoissances avoisinent1 agriculture . le premier des arts devoitavoir, avec les autres, autant de relationsqu en a le cœur avec tous les ressorts de lavie, qui en reçoivent l’impulsion. 1^'agri-culture a rapport à l’économie politiquepar son objet , à la jurisprudence par lesactes dont elle est Forigine , à la finance

par Paillette de l’impót, au commercepar ses matières , à la zoologie & à Partvétérinaire par les animaux qu’elle a subju-gués , à la méchanique par ses agens.

Mais ces relations sont trop éloignéespour entrer dans notre plan , & c’est véri-tablement ici que l’agriculture cesse de fairepartie de la Botanique.

Rentrons au centre de notre objet. IInous reste à parler de Pusage des plantes :il s’étend aux alimens , aux médicamens,aux arts & aux métiers , à la décorationdes jardins , & aux complémens des collec-tions curieuses & savantes.

Ce n’qst point Part qui a découvert lesplantes alimentaires, c’est plutôt Pinstinct& le besoin. Les hommes mangeoient desglands & grilloient les épis du bled, bienavant que leur esprit fut capable de con-sulter l’expérience & Panalogie ; mais laconnoislànce de l’efïèt de ces plantes furl’économie animale , n’a pu être au con-traire que le fruit d’une longue observation :lorsqu’on a vu les mêmes phénomènessuivre constamment Pusage de ces plantes,on a pu connoître leurs effets: long-tempsils ont été peu sensibles ; un peuple sobre& robuste ne devoir guere se ressentir desqualités d’un aliment simple & quelquefoisunique : ce sot seulement lorsque par lesvoyages on fe sot enrichi des plantes ali-mentaires de diverses régions, & sur-toutlorsqu’une vie moins uniforme eut produitdes changemens dans la constitution deshommes, que les effets des plantes nutri-tives durent être sensibles & divers.

Ces plantes étant en grand nombre , &indigènes de divers climats , & devant agirfur des tempéramens différons, leurs estersont dépendu dès-lors de plusieurs causes,& ont dû être par-là même plus difficiles asaisir. 11 importe d’autant plus de les con-noître , que les alimens agistànt continu e-ment fur l’organe de la digestion , fur lanature du sang & des humeurs , ils sontpeut-être les remedes les plus efficace^comme les plus doux. II convient doncd’annoncer les qualités des plantes alimen-taires dans leurs articles particuliers ; maison ne doit le faire que d âpres les plusgrands médecins , & dans la plus grandedéfiance de Fefprit de système qui régné