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Tome cinquième.
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barbe au menton , Sc qu’ií répand unemauvaise odeur. Ray, anìtn. quad. synop.Voye\ QUADRUPEDE. (I)

* Le bouc , pour être bo ; à la chevre ,doit avoir le corps grand, les jambes groíses,le cou charnu & court, la tête petite , lepoil noir, épais & doux , les oreilles grandes& pendantes , la barbe longue & toufíue :s’íl a des cornes, il fera pétulent, dange-reux , & n’en fera pas meilleur.

Il ne lui faut donner des chevres qu’àu an ou deux, & ne lui en plus donnerau delà de quatre ou cinq ; mais il peutservir pendant deux mois à cent cinquantechevres. Quand on l’occupe, il le faut biennourrir , & lui donner sept à huit bouchéesde son & de foin à manger , lorfqu’il asailli une fois : on lui donne la même chevrejufqu’à trois fois , a6n de s’assurer qu’elleest pleine.

Lorfqu’on ne le destine pas à multiplier ,on le châtre à six mois ou un an. Voye\Chevreau. Voye\ aussi Chevre.

On mange rarement le bouc , à cause deson odeur & de son goût désagréable.

, La graisse de bouc passe pour un très-bonemollient : Hippocrate la recommandecomme telle dans un pestàire.

Diofcoride a donné la composition d’untopique très-faîutaire , selon lui contre lagoutte, & qu’il fait avec parties égalesde graille de bouc & de celle de chevre,mêlées avec un peu de safran. sN)

* Les peaux de bouc font une partie assezconsidérable du commerce des cuirs ; lesmarroquiniers, les chamoifeurs & les mé-gisilers les préparent en marroquin , enchamois ou en mégie, & les mettent enétat d’être employées à différens usages.Le suif de bouc n’est pas hon plus á né-gliger.

BOUC, (Jslron.) est le nom que quel-ques auteurs ont donné à la constellationdu capricorne ; d’antres à la belle étoilede la chevre , qui est dans la constellationdu cocher. ÇM. n E la Lande.)

Bouc , ÇMyth.J Les habitans deMendes en Egypte, avoient une grandevénération pour les boucs. Les Egyptiensen général , n en immoloient point , pa rrespect pour Pan à la tête & aux piés debouc. Ils adoroient sous ce symbole la na-

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ture féconde. Les Grecs sacrisioient le boucà Bacchus. C’étoit la monture ordinairede la Vénus populaire.

* Bouc : on donne ce nom dans lesmachines hydrauliques , à une espece depoulie garnie de cornes de fer qui fontmonter & descendre une chaîne sans fin.C’est par le moyen d’un bouc que les eauxsont élevées du puits salé de Moyenvic.

* Bouc : on donne aussi ce nom dansles grosses forges , à une grande roue àeau traversée par un arbre qu’elle faitmouvoir.

BOUCAGE, si m. tragoselinum , (Hifl.nat. bot.) genre de plante à fleur en rose& en ombelle , composée de plusieurs pé-tales inégaux faits en forme de cœur , disiposés en rond & soutenus par un calice.Ce calice devient dans la fuite un fruitcomposé de deux semences oblongues ar-rondies , cannelées d’un côté & applatiesde l’autre. Tournefort, infi. rei herb. V.Plante, si )

Premiere espece , Tragoselinum majusumbellâ candidá. Pit. Tourn.

Secondé espece , Tragoselinum minus.Pit. Tourn.

Ces plantes croissent aux lieux incultes& en terre grasse ; elles contiennent beau-coup de sel essentiel & d’huile. La petite& la plus commune est la plus estimée dansla médecine : on emploie la racine , lesfeuilles & la semence.

. Plies sont apéritives , détersives, sudo-rifiques , vulnéraires, propres pour briserla pierre du rein & de la vessie , pour ré-sister au venin & à la malignité des hu-meurs ; pour lever les obstructions, pourexciter surine & 1 es réglés , étant prisesen décoction ou en poudre.

On l’appelle bouquetine , parce que les

boucs en mangent. (N) , , .

' BOUCAN, si m. les marchands de boisnomment ainsi une huche rompue par vé-tusté. Ce mot a encore un autre. ens. V.Varticle suivant.

BOUCANIER , si m. f Hifl. anc.) estle nom que l’on donne dans les Indes oc-cidentales à certains sauvages qui font fumerleur viande fur une grille de bois de Brésilplacée à une certaine hauteur du feu qu’onappelle boucan .