Zsv B O U
est certain qu’on vendoit à la livre dansles premiers temps de la monarchie. L’u-fage varia dans la fuite , & il fut permisd’acheter d la main. La viande fe vendaujourd'hui au poids & à la main , & lesBouchers font tenus d’en garnir leursétaux , selon l’ooligation qu’ils en ontcontractée envers le public , fous peine dela vie.
Les Bouchers font d u nombre de ceuxá qui il est permis de travailler & de vendreles dimanches & fêtes : leur police demandemême à cet égard beaucoup plus d’in-dulgence que celle des Boulangers , &autres ouvriers occupés à la subsistancedu peuple. D’abord il leur fut enjointd’obferver tous les dimanches de 1 annee ,& d’entre les fêtes celles de Pâque , deP Ascension , de la Pentecôte , de Noël ,de l’Epiphanie , de la Purification > del’Annonciadon , de l’Aílomption , de laNativité de la Vierge , de la Toussaint,de la Circoncision , du Saint-Sacrement,& de la Conception. Dans la fuite , illeur fut permis d’ouvrir leurs étaux lesdimanches depuis Pâque jufqu’à la Saint-Remi : le terme fut restreint, étendu ,puis fixé au premier dimanche d’après laTrinité jufqu’au premier dimanche de Sep-tembre inclusivement. Pendant cet inter-valle ils vendent les dimanches & lesfêtes.
Ces marchands font encore assujettis àquelques autres réglés de police , dont ilfera fait mention ailleurs. Voye\ les arti-cles Tuerie, Viande , Échaudoir,Suif , Etai , £? c .
BÛÚVHER , v. act. On dit, en termede Dorure ) boucher d'or moulu , pourdire ramender avec de l’or moulu les petitsdéfauts qu’on trouve encore à l’or aprèsqu’on l’a bruni. Cet or moulu fe met dansune petite coquille avec un peu de gom-me arabique ; & il n’y a point de meil-leur moyen pour faire un ouvrage propre,pourvu que fendrait gâté ne soit pas con-sidérable.
* BOUCHERIE , f. f. C Police anc. &moi•) c’étoit chez les Romains , fous lerégné de Néron , un grand bâtiment publicélevé avec magnificence, où des marchandsdistribuoient la viande aux habitans. C est
B O U
de notre temps & dans nos villes dsFrance , une rue infectée , où des genschargés du même commerce , ont leursétaux. Voyei Etal & Boucher.
II y a auffi dans les maisons nombreusesattenant les grandes cuisines , une piecequi est destinée à contenir les grosiès vian-des , & qu’on, appelle boucherie. II íautavoir foin de n’y pas laisser un grand jour ,d’y tenir toujours la viande suspendue , &d’y avoir une balance ou romaine pourla peser, avec une table, & plusieurstablettes.
BOUCHE T (le) , Ç Ge'ogr.) maisonde plaisance dans l’ifle de France , à sixlieues de Paris, près d’Etampes, embelliepar Henri de Guénégaut, fecretaire d’état.Ce château mérite d’être cité , parce qu’ilfut érigé en marquisat en faveur d’Abrahamdu Quefne , un des plus grands hommesde mer que la France ait eus , & que lescendres de cet illustre marin , qui eut lemalheur de naître , de vivre & de mourirdans la religion réformée , reposent fur lesbords du fossé, où il fut inhumé en 1688avec beaucoup moins de pompe que ne leméritoient les services qu’il avoir rendusà I’état. Mais la reconnoissance lui a élevéun monument éternel dans le cœur desFrançois. On estime beaucoup le gibier dela garenne de Montaubert, qui dépend dachâteau du Bouche t. (C)
BOUCHETURE , f. f. en terme de cou-tume , est tout ce qui sert de clôture à unchamp , un pré , une terre labourable , outous autres héritages, à l’effet d’empêcherles bêtes d’y entrer ; comme haies vives,palissades , échailiiers & autres. En paysde pâturage il est bien expressément dé-fendu d’enlever les bouchetures. (H)
BOUCHIN, f. m. (Marine.) Onentend par ce mot la plus grande largeurdu vaisseau de dehors en dehors. C’est lapartie la plus large du corps du vaissêau,ce qui le trouve toujours à stribord & àbas-bord du grand mât, à cause que lemaître-ban. & la maîtresse - côte font encet endroit. Quand on parle de la largeurdu vaisseau de dedans en dedans , elles exprime par la longueur du ban oubarrot ; & l’on dit, ce vaijseau a tant depiés de ban ou de barrot. Lorfqu’on dit