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à la mamere d’un tamis , le déchet que lesciseaux ont fait en coupant le bouillon ,tombe & se conserve dans la seconde boîte.Voye\ Bouillon.
Bouillon, autrefois Buillon,C Géogr. J Bullonium , ville capitale duduché de même nom , avec un châteaufortifié, à trois lieues.N. E. de Sedan,cinquante - fix de Paris , & non trente-neuf , comme dit le Dictionnaire desGaules.
La ville & le chateau font environnésen partie par la riviere de Semoy qui enforme une preíqu’iíle dont l’isthme est unechaîne de rochers escarpés : le château estastis fur un de ces rochers ; quoiqu’il soitinaccessible , il ne peut pas être d’une lon-gue déíense , parce qu’il est commandépar plusieurs autres montagnes qui bordentla riviere.
A l’égard de la ville , elle n’a qu’unsimple mur d’enceinte avec des tours bas-tionnées de distance en distance , les an-ciennes fortifications ayant été détruiteslorsque la ville & le château furent prispar farinée de Charles-Quint en 1521.
Il y a dans la ville un couvent d’Au-gustins & un college fondé par le vicomtede Turenne ; hors la ville au fauxbourgde Liege, un couvent de religieuses cha-noinestes de Tordre du S. Sépulcre , &un prieuré de Bénédictins de Tabbaye deS. Hubert, fondé par les anciens ducs deBouillon.
Cette ville, ainsi que le château, sontfrès-anciens : ils existoient dans le VIIIsiécle. Le pere Bouille , dans son Histoirede Liege , prétend que le château fut bâtien 733 , par Turpin , duc des Ardennes.Godefroi de Bouillon y est né.
Winceílas, roi de Boheme & duc deLuxembourg , vint y rendre hommage enpersonne, le u Juin 1359' de la tene &seigneurie de Mirwart qu’il reconnut tenirdes ducs de Bouillon â titre de pairie duchâteau de Bouillon , avec toutes les dé-pendances de ladite terre , fans nulle rete-nue , sinon la voirie d’icelle , apparte-nante à la terre de S. Huoert, laquelleterre de S. Hubert , Tabbé présent a cetacte , reconnoît tenir de meme en fief depairie dudit château de Bouillon les foi
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& hommages de cette abbaye ont étéprêtés aux ducs^ de Bouillon successive-ment jusqu’à présent.
U y a à Bouillon une cour souveraine jon ignore Tépoque de son établistèment jil y a seulement des actes qui annoncentque ce tribunal existoit avant le quinzièmesiecle.
Dans la nouveTe édition du Diclion -naire de la Martiniere , on suppose quecette cour souveraine fut établie par leduc de Bouillon en 1678 , lorsque LouisXIV le remit en possession du duché.L histoire de la premiere guerre entreFrançois I & Charles V , prouve le con-traire j tous les historiens conviennentqu’une des causes de cette guerre fut queCharles V voulut prendre connoisiànced’un jugement rendu par ce tribunal, &par les pairs du duché de Bouillon _, contreEmeric , seigneur de la baronnie d’Hier-ges , Tune des quatre pairies de ce duché.La coutume de ce duché , réimprimée en1628 , contient un chapitre particulier yintitulé de la Cour souveraine 3 qui rap-pelle fa constitution telle qu’elle avoit tou-jours existé.
Les arrêts de cette cour ne peuventrêtre réformés que par la voie de la révi-sion , par les quatre pairs du duché , oupar un pareil nombre de réviseurs nommés-par les parties , ou choisis par le souve-rain , si elles ne peuvent pas en convenir.
II n’y a point d’histoire particulière duduché de Bouillon. Wassebourg , Cha-noine de Vcrdun , dans ses Antiquités dela Gaule Belgique , imprimées en 1749 ,rapporte la généalogie des anciens sou-verains de ce duché , poslédé par la mai-son d’Ardennes. La brièveté à laquellenous sommes forcés de nous restreindrenous oblige de renvoyer â cet auteur &a Iustel & Baluze, qui ont íuivi & conti-nue cette généalogie jusqu’au commence-
z* 16 ar ce i* ec k 1 dans leur Histoire dela Maison a’Auvergne ,• nous nous bor-nerons a dire que ces historiens sont tousd accord que le duché de Bouillon appar-tenois à Yves d’Ardennes ; que cette prin-cesse , seule & unique héritière de sa mai-son , épousa Eustache II, comte de Bou-logne , dont elle eut Godesioy, qui P nC