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Tome cinquième.
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médicamens qui entrent dans leur com-pohtion.

Les bouillons les plus propres à nourrir,lònt ceux qui font composes de boeuf &de volaille. Voye^ BCKUF. Au défautde ceux-ci , on donne ceux de veau & demouton.

Les malades & les convalescens se trou-vent très-bien des bouillons de poisson;les fibres de Pestomac étant très-affoiblispar une longue maladie , il est louvent peupropre à digérer le suc des animaux , &s’accommode mieux de celui de carpe,de tanche, de grenouille , Ùc. qui d’ailleursporte une fraîcheur dans le sang qu’on nedoit point attendre de celui des animauxterrestres ni des volatiles. (NJ'

§ BOUILLON, CEcon. dom. Cuisine, fbouillon à faire en une heure tout auplus, très-bon , très-nourrhTant, & très-convenable aux malades.

Prenez un quarteron de rouelle deveau, coupé en petits morceaux commedes dés. Mettez - le dans une cafetiered une pinte d’eau , avec une cuillerée deriz ; & après que ladite pinte est réduitea chopine ( en moins d’une heure ) ,retirez le bouillon , preílbz le veau & leriz ; passiz le tout, & laissiz-le reposer.Vous aurez un très-bon bouillon.

On peut le faire avec d’autre viande ; maisle veau est la plus convenable. Ç ylvticletire des papiers de AI. de Mairan)Bouillon-blanc , ou Mollaine ,C Hift. nat. bot.J verbafeum , genre deplante à fleur monopétale , rayonnée &découpée. Le pistil fort du calice, & estattaché comme un clou au milieu de lafleur, qui devient dans la fuite un fruit ouune coque ovoïde & pointue, partagée endeux loges par une cloison mitoyenne , &remplie pour l'ordinaire de plusieurs se-mences anguleuses attachées à un placenta.Tournes- infl. rci herb. V. PLANTE. (I)Verbafeum i. Matth. Ray , hift. Ver-íafeum vulgare , flore luteo magno , foliomaxima. ] B. Verbafeum mas latifohumluteum. C. B. Pit. Toumefòrt. Verbafeumcapfus barbatus oftic. Cette plante est aunombre des herbes émollientes : elle relâche& convient avec celles de fa clastè, commela mauve, dans les lavçmeos, les cataplas-Tome V .

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mes & les fomentations, Iorfqu’îl est ques-tion de relâcher & de détendre.

Les fleurs & les feuilles sont estiméespectorales, bonnes contre la toux, le cra-chement de sang, & autres affections dela poitrine.

Elles sont aussi fort salutaires contre lestranchées, & les douleurs de colique, quiviennent d’humeur acre.

On fait avec le bouiïlon-blanc des pré-parations pour la toux & les hémorrhoïdesdouloureuses. (NJ

, Bouillon , (Maréchall. ) on appelleainfi une excroissance charnue qui vient furla fourchette du cheval ou à côté, qui estgrossi comme une cerise , & fait boiter lepié. Les chevaux de manege , qui ne semouillent jamais les piés , sont plus sujetsque les autres aux bouillons de chair, quiles font boiter tout bas. Pour désigner cesbouillons , on dit la chair souffre sur la.fourchette.

On donne aussi ce nom à une excrois-sance ronde & charnue qui croît dans uneplaie. (V)

Bouillon d’EaU , en Architecture ,se dit de tous les jets d’eau qui s’éleventde peu de hauteur en maniéré de sourcevive. Ils servent pour garnir les cascades ,goulotes , rigoles , gargouilles , qui fontpartie de la décoration des jardins. (P)

Bouillon , terme de Brodeur ; c’eítune eíjDece de cannetille d’or & d’argenttres-brillan.se , qui fe coupe par petits mor-ceaux , qui s’enfile comme des perles , &se pose dans le milieu des fleurs en bro-derie , où elle s’attache avec du fil d’or,d’argent ou de foie. Le bouillon entre aussidans les crépines. Le bouillon à l’usage deces.derniers ouvriers, est un fil d’or roulefur un autre, le plus prtssi qu’il se peut,retiré de dessus celui qui lui fervent de pa-tron. On le coupe de différentes longueurspour on faire cíes epis> des roues , & au—tres enjohvemens propres aux Bull ton mers,Voye\ ces mots à leurs articles.

Bouillon (boîte à) , en terme deBou-tonnier , c’est une boîte de fer-blanc dou-blée d’une autre boîte de même matière ,mais moins profonde , cnblee de trouscomme une passoire. On coupe le bouillondans cette premiers fcoîte j & le remuant

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