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Tome cinquième.
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auge , que les formiers préparent, & dontles Cordonniers se servent pour donner dela profondeur à leurs femelles, & leur faireprendre plus aisément le pli de la forme &du pié.

BOUKA , s. f. (Hift. nau Botaniq.)Les Brames appellent de ce nom & de celuide bouka-kely une plante du Malabar, ouia été assez bien gravée , quoique fansdétails, par Van-Rheede, dans son HortusM.alabaricus , vol. XII,planche XXIH,pag. 45 , sous son nom Malabare tsjeroutecka maravara , comme qui diroit , petittheka maravara , car Van-Rheede écritaussi theka.

C’est une plante vivace , parasite ,rampante fur les arbres. Sa racine estcylindrique , longue de cinq à six pouces,d’une demi-ligne de diamètre , ligneuse ,dure , roide , rousse, ramifiée à branchesalternes qui se réunifient quelquefois enréseau , rampante horizontalement surl’écorce des arbres , & produisant à desdistances d’un pouce environ, un faisceaude quatre à huit racines cylindriques ,longues d’un à deux pouces, brunes ; &au dessus de chaque faisceau un bourgeonovoïde, très-court, presque sphérique , dequatr'i lignes de longueur fur trois delargeur , charnu , verd-liíîò , luisant, àcnair ferme , blanche , visqueuse , recou-verte par une écorce épaistè verte , qui,lorsqu’on la caste , laistè voir des filetsminces comme ceux des toiles d’araignée.

Le sommet de ce Bourgeon qui estcreux , n’est que la base d’une feuilleelliptique trcs-épaisse , longue d’un poucemi plus, une fois moins large , entiere ,lifiè , luisante , ferme , marquée d’uneprofonde crenelure à son extrémité , &relevée en desiùs d’une côte longi-tudinale. . n

Van-Rheede n’a jamais vu les heurs decette plante , mais il y a apparence qu ellessont semblables ou analogues à celles dutolassi , qui est du même genre , c’est-a-dire , qu’elles consistent en un épi en queuede lézard qu de serpent, pédicule , sortantdu fond de chaque bourgeon , ou du fondde la gaine de chaque feuille , consistanten un grand nombre d’écáilles imbriquées,creuses, formant autant de fleurs, con-

BOU

tenant chacune dans leur cavité une petitegraine lenticulaire verte.

Culture. La bouka ne croît que fur lesarbres dont elle est parasite. Elle vit autantque l’arbre fur lequel elle a crû , fe renou-vellant toujours par de nouveaux bour-geons ; plantce en terre , ses bourgeonsn’y réuíîiííènt point ; ils fleurissent très-rarement.

Qualités. Toute la plante a une saveurlégèrement “salée.

Usages. Sa décoction , prise en bains ouen lotion, guérit les catarres & les pesan-teurs de toute espece. Réduite en poudre& mêlée avec le sel, elle dissipe les hyda-tides. Séchée & rôtie fur le feu avec lesfeuilles de la conna , c’est-à-dire, de lacaste , avec du gingembre & du sel , elleguérit toutes les éruptions de la peau ,comme la galle & la petite vérole. Lapoudre de son fruit avec le miel & l’hu lede coco , forme un onguent qui , appliquéfur le bas-ventre , provoque surine. Sonsuc mis dans les oreilles les fait suppurer ,& en dissipe la surdité accidentelle.

Remarque. La bouka est sensiblementune espece du tolassi, & fait avec lui ungenre particulier voisin de la tapanava ,dans la troisième section de la famille desatons. Voye\ nos Familles des plantes ,vol. II , page ajo. ( M. Adanson.)

BOULAT, f. m. ( Hift. de Pologne.)c’est ainsi qu’on nomme en Polonois lebâton de commandement que le grand &le petit général de la république reçoiventdu roi , pour marque de leur charge.

Le boulas est une masse d’armes fortçpurte , finissant par un bout en grossopomme d’argent ou de vermeil, qu’on en-richit quelquefois de pierreries.. Ce bâtonde commandement n’est pas celui qui figuredans les années , mais une grande lanceornoe d’une queue de cneval, propre à êtrevue de loin dans la marche,dans le combat,ou dans un camp. Les deux généraux cam-pent 1 un a droite , f autre à gauche dela ligne , avec cette marque du généraîatqui fe nomme bontehouk. M. l’abbé Coyer.(D. J.) y

BOULANG, f. m. (HUI. nat. Ichtyo-logie. J poisson des ifles Moluques, assezbien gravé fous ce nom & sous celui

à'kaa