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Tome cinquième.
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BOU

ftïcan boulang , par Rnysch, dans faCollection nouvelle des poisons d 1 Am-boine , planche XV y figure 13 , pag. xq.

II a le corps elliptique assez court , très-plat ou comprimé par les côtés , la têtecourte , les yeux & la bouche petits , lapeau très-dure.

Ses nageoires sont au nombre de sept ,toutes à rayons mous ; savoir , deux ven-trales au dessous des deux pectorales , quisont petites & triangulaires ; une dorsaletrès-longue, plus basse devant que derriere ;une à l’anus très-longue ; & une à la queuecreusée jusqu’à la moitié en croiíïànt.

Son corps est jaune , marqué de chaquecôté de neuf à dix lignes bleuâtres longitu-dinales ; il est brun-clair sous le ventre. Saqueue est un peu rouge dans le fond ducroissant que forme son échancrure.

Mœurs. Ce poiííòn est commun dans lamer d’Amboine autour des rochers. _

Remarque. Si Coyett n’eût pas attribuéau boulang deux nageoires ventrales, nousaurions été autorisés à penser qu’il est uneespece de stromateus ou de fíatola dans, famille des coffres , orbes , vu qu’il ala peau dure , selon lui ; mais ses deuxnageoires ventrales, quoique les autressoient toutes molles fans épines , nousforcent a en faire avec le cojer un genreparticulier dans la famille des ípares.C M. An an son. J

* BOULANGER , f. m. Ç Police anc.& mod. £? Art. ) celui qui est autorisé àfaire , à cuire & à vendre du pain aupublic.

Cette profeílìon qui paroît aujourd’huisi nécessaire, étoit inconnue aux anciens ;les premiers siécles étoient trop simplespour apporter tant de façons à leurs ali—mens : le bled se mangeoit en substance ,comme les autres fruits de la terre : &âpres que les hommes eurent trouve lesecret de le réduire en farine , ils se con-tentèrent encore long-temps d’en faire dea „ tmìuîhe. Lorfqu’ils furent parvenus à enpetru du pain , ils ne préparèrent cet ali-ment que comme tous les autres , dans lamaison & ail moment du repas. C’étoit undes soins principaux des meres de famille -& dans les temps où un prince tuoit lui-mémè l’agneau qu’il devoir manger , lesTome V,

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femmes les plus qualifiées ne dédaignoientpas de mettre la main à la pâte. Abraham,dit l'Ecriture , entra promptement dans fatante , & dit à Sara , pétrifiés trois me-sures de farine , & faites cuire des painsfous la cendre. Les dames romaines faisoientaussi le pain. Cet usage passa dansles Gaules,& des Gaules , fi l’on en croit Borrichius ,jufqu’aux extrémités du Nord.

Les pains des premiers temps n’avoientpresque rien de commun avec les nôtres ,soit pour la forme , soit pour la matière :c’étoit presque ce que nous appelions desgalettes ou gâteaux , & ils y faisoient sou-vent entrer avec la farine, le beurre, lesœufs, la graisse, le safran, & autres ingré-dient Ils ne les cuisoient point dans unfour , mais fur l’âtre chaud , fur un gril ,fous une espece de tourtiere. Mais pourcette sorte de pain même , il falloir quele bled & les autres grains fustènt con-vertis en saline. Toutes les nations, commede concert, employerent leurs esclaves àce travail pénible , & ce fut le châtimentdes fautes légeres qu’ils commettoient.

Cette préparation ou trituration du bledse fit d’abord avec des pilons dans desmortiers, ensuite avec des moulins à bras.Voyei Pain. Voye\ MOULIN. Quant auxfours , & à 1’uíage d’y cuire le pain , ilcommença en Orient. Les Hébreux , lesGrecs, les Asiatiques, connurent ces bâ-timens , & eurent des gens préposés pourla cuite du pain. Les Cappadociens , lesLydiens & les Phéniciens y excellèrent.Voyei Pain ; voye\ Four.

Ces ouvriers ne pasterent en Europeque Pan $83 de la fondation de Rome :alors ils étoient employés par les Romains.Ces peuples avoient des fours à côté deleurs moulins â bras ; ils conservèrent aceux qui produisaient ces machines , eurancien nom de pinfores oupifiores , pileurs,dérivé de leur prermere occupation , celledo piler le bLed dans des mortiers ; & ilsdonnerent celui de pifioricc aux lieux ou ilstravailloient : en un mot, Pistor continuade signifier un Boulanger ; & piftoria ,une boulangerie.

Sous Auguste , il y avoit dans Romejusqu’à trois cents vmgt-neuf boulangeriespubliques distribuées en difterens quartiers;

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