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prise dans le mouillage commence à sortir ;pour lors , on remue le grain , en jetantcelui qui est fur uns moitié du plancher,íur ïautre moitié. Cela tait, on étend letout, & l'on en reforme une secondecouche sur toute la superficie de la toti-raille : cette premiere manœuvre s’appelleretourner la muraille pour la premiere fois.Après que la touraille a été retournée , onranime de nouveau le feu du fourneau ,st on le continue jusqu’à ce qu’il soittemps de la retourner pour la secondefois , ce qu’on appelle rebrouiller la tou-raille. Dans cette manœuvre, on ne jettepoint le grain l’un fur Fautre , comme ona retourné ; on lè prend seulement avec lapelle , & on le retourne sens dessus des-sous , pelletée à pelletée.
On laisse la touraille rebroúíllée dans lemême état & fans feu pendant quelquesheures ; après cruoi, on ôte le grain dedessus la touraille pour le cribler an criblede fer , afin d’en séparer la poufliere &les touraillons , c’est-à-dire , les orduresÇu’il a pu ramaíïèr dans la touraille. Onporte après cette opération le grain aumoulin mais il est à propos de le lais-ser repoíer auparavant pendant quelquesjours.
Le grain étant réduit en farine , on metcette farine dans la cuve ou chaudièreappeuee communément cuve matière. Sousla cuve matière , il y en a une autre pluspetite que Ion nomme reverdoir, & danslaquelle est équipée une pompe à chapelet,qu on appelle pompe à caharer. Cettepompe sert a enlever ce qui sort de lacuve matière, & à le conduire (par íemoyen d’une gouttière qu’on lui applique)dans les chaudières , fur le bord desquellescette gouttière est appuyée de Fautrebout. On peut avoir plusieurs cuves ma-tières. Le fond de la cuve matière est percé
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le reverdoir efon/fï ^ liqueur danss’appelle faux-fand' C k CUVe matiere
Après qu’on a tiré de Feaudu pui ts &
qu on en a remph les chaudières^, on fàdu íeu dans les fourneau k for lesquels ellfont placées , jusqu’à ce que l’eau soit afíhzehaude pour jeter trempe : on appelle, jeter
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trempe , vuider Feau de la chaudière dansles bacs à jeter. Les bacs à jeter font desespeces de réservoirs qui font placés for leschaudières , & qui font faits pour recevoirtout ce qui en fort, soit eau, soit biere :mais les liqueurs ne font que passer dessus ,& n’y restent jamais; aulfi font-ils pluspetits que les bacs de déchargé , qui fontdestinés à recevoir la biere lorsqu’elle estfaire.
On jette trempe avec un instrumentqu’on appelle jet. C’est un grand chauderonde cuivre fait exprès & emmanché d’unlong morceau de bois , au bout duquel ily a un contrepoids qui allégé le fardeaudu jet & de Feau qu’il contient, & faciliteson mouvement. On plonge le jet dans lachaudière , & , Iorfqu’il est plein , on levuide dans les bacs à jeter.
On doit observer que , tandis qu’on jetel’eau hors de la chaudière , il faut tirer lefeu de deífous , fans quoi, la chaudière sevuidant & restant à sec , & le feu conti-nuant dans le fourneau , elle rifqueroitbeaucoup d’être brûlée.
L’eau est conduite des chaudières parles bacs dans la cuve matière , par lemoyen d’une gouttière qui porte d’un boutà Fendroit où le bac à jeter est percé , &de Fautre for les bords de la cuve matière ;mais la maniéré dont elle est portée esttrès - ingénieuse. La gouttière, ou plutôtj son ouverture , correspond à celle de lapompe a jeter , dont nous avons parlé ;
! l’eau , au sortir de la gouttière, tombej daus la pompe à jeter , la pompe à jeterla transmet juícju’au fond plein de la cuvematière. L’intervalle compris entre le fondplein & le faux-fond , íe remplit d’eauquand il est plein, alors l’eau des chau-dières qui continue de descendre par lapompe à jeter , force celle q(d est corir-tenue entre les deux fonds, a sortir parles trous du faux-fond : cet effort est con-sidérable , & la farine qui couvre le faux-fond est enlevée par Feffort de Feau jail-lissante par des trous , jusqu’au niveau desbords de la cuve. Cinq ou six garçonsbrasseurs , armés chacun d.’un four guet( c’est une espece de pelle de fer ou dé'cuivre-, percée dans son milieu de deuxgrands yeux longitudinaux, ). écartent la: