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Tome cinquième.
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Lors cfonc que quelqtle partie menaceruine, & que le feu s’y est ralenti, c’est-à-dire , lorsque l’exhausiement du fourneaua fait élever la zone du feu au dessus dela partie défectueuse du parement, le cui-seur y remet promptement un nouveauplacage , dans lequel il a mêlé de la paille.

Nous avons vu que le placage ordinaires’appîique à la fin de chaque journée contreles nouveaux tas. Comme ce placage estun mortier liquide dont la terre est fortdivisée , & qn’il se trouve peu de tempsaprès exposé à un feu très-vif, il fe gercebeaucoup en séchant trop promptement,il fe cuit même & s’attache peu aux bri-ques du parement : ce placage ne contribuedonc pas á la solidité du fourneau. 11 n’acKaufre usage que de former les joints , &île s’oppofer , tant à la dissipation du feupar les paremens , qu’à la trop grandevitesse qu’il acquerrait dans fa marche ,si les registres inférieurs demeuroientouverts.

Le même effet n’a plus lieu , lorsquece placage est appliqué pendant le déclinde la chaleur des paremens. 11 feche tou-jours de plus en plus lentement , & formeun enduit astez ferme pour les préserverde s’écrouler , fur-tout lorfqu’on y mêle dela paille , qui fait ici l’office des bourres& laines dans tous les luts & autres enduits.

Une main de briqueteurs emploie ordi-nairement deux heures & demie à placerune assise de briques fur le fourneau denotre exemple, ou trois heures , y comprisla charbonnée. Inexpérience fait voir quele feu ne monte pas si vite dans le com-mencement de fa construction : pendantles neuf & dix premiers jours , je n’ai vuélever les fourneaux que de trois tas envingt-quatre heures. Mais comme le feuaugmente d’activite par son séjour dans cemassif, il faut lui fournir à proportion fanourriture & fa tâche : on forme doncquatre & cinq tas par jour quand cela de-yient nécessite. Si cependant on chargeoitles nouvelles assises à contre-temps, c’est-à-dire , avant que le feu fe fit sentir a lasurface supérieure , la quantité de matière,soit de charbon , soit de briques , ralen-tirait trop la marche du feu , l’empêche-roit de monter : les nouveaux tas ne cui-

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i raient point. J’ai souvent vu des fourneauxj où ce défaut de conduite & ces accidensj étoient remarquables ; le feu trop long-i temps retenu dans une couche de quelquespies d’épaisseur , après en avoir vitrifié lesbriques , & s étant ouvert des iílùes par lesendroits foibles de la couche supérieure ,avoir traversé toute celle-ci trop prompte-ment , & les briques en étoient presquecrues.

Lorsque toutes les briques font enfour-nées , on couvre entièrement le fourneaudu meme ^ placage que l’on applique auxparemens a la fin de chaque journée. Maisles briques des tas près la surface supé-rieure , ne sont jamais cuites à leur vraipoint, non plus que celles des paremens,en forte qu’elles tombent en déchet fur lafournée : elles ne composent que de mau-vaises constructions si on les emploie dansles maçonneries. Le feu ne peut jamaisacquérir, près la surface du fourneau , lemême degré d’intensité que dans le corpsquarte, parce qu’il s’échappe de tous côtés ,& que ses surfaces sont continuellementexposées aux accidens de l’air extérieur.

J’ai souvent remarqué quatre & cinq tasde briques très-mal cuites , & quelquefoisbeaucoup plus , qui couronnoient les four-neaux : ce qui donne communément plusde quarante milliers de briques défectueusesau sommet d’un fourneau de cinq centsmilliers. J’évalue encore à trente milliersau moins les briques mal cuites des pare-mens : j’estime donc qu’il se trouve en-viron un sixième de briques mal fabri-quées dans les fourneaux qui réussissent lemieux.

Je fuis persuadé que l’on éviterait undéchet aussi considérable , si l'on n’em-ployoit que des briques cuites aux pare-mens & au couronnement des fourneaux.II est vrai qu’il en faudrait payer la manu-tention aux briqueteurs , comme on le faitpour les briques du pié de four : mais ,calcul fait , il y aurait encore beaucoup àgagner.

J’ai dit que la trop grande quantité decharbon perdrait le fourneau. C’est uneexpérience constatée journellement dans lesbriqueteries où on l’emploie , que le feu,lorsqu’il est poussé à certains degrés de