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Tome cinquième.
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force, fait entrer la matière des briquesen fusion , la boursouffle d’abord , la faitchampignonner, réunit & fonde plusieursbriques ensemble , change totalement leurforme , au point de n’y plus reconnoître |’es traces du moule , enfin, la fait couler jquelquefois par les foyers comme des ruis-seaux que l’on m’a dit avoir vu s’étendrejusqu’à plusieurs toises de distance des four-neaux , dont toute la masse se trouve ensuitepresque d’un seul morceau sans aucuns in-tervalles : j’en ai vu qu’il falloit briser àforce de coins & de mastes par morceaux ,de trois & quatre pies cubes.

Je pense que la conversion de la briqueen verre , est le maximum des accidensde cette manufacture ; car il est évidentque toute brique qui a bouilli dans le four-neau , a acquis plus ou moins de vitrifi-cation. J’ai souvent trouvé dans les four-neaux des tubercules de verre transparent,fort ressemblant à celui du fond des potsde nos verreries.

L idee générale que l’on fe forme ordi-nairement des caractères de la meilleure/ ! " u , e "st d’être très-dure & sonore sansetre bruîee On appelle brique brûlée, cellequi reslemble plus ou moins à du mache-. er ’ ou aux scories des métaux ; celle oìta caaleur noire & l’abondance des cavitésJpheriques indiquent qu’elles ont souffert1 ebullition : les briques de cette eípece íbnttoujours déformées, souvent jointes insé-parablement avec d’autres ; elles font lui-santes dans toutes leurs cassures, & don-nent du feu fous les coups de briquet. Jene prétends pas dire ici qu’elles soient moinsbonnes dans les constructions que celles quiont moins cuites; mais elles ne font pas»es à être placées aux paremens desj ‘nees, & si l’on vouloit pousser la pluralitéde'Vi,wr Ues d ' un fourneau jusqu’à ce degréexcès ruinè„° n tom 1 beroit souvent dans un

On j v, * poui; l es entrepreneurs,

brique dont I-? peu - cu ' ce au contraire , ladurcie dans le feu^r" 6 s ’ e d point assezfacilement sous le'mm ^ ^’elle s’écraseun bruit sourd quand on ] a q f dl ® rendparoit avoir encore retenu , 1 app - e » &caractères de l’argile crueJe nai pu rassembler aíièz d’observations

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fur les anciens édifices , pour être parvenuà savoir à quel degré de cuiston avoientété portées les briques qui fe font le mieuxliées avec les mortiers, pour reconnoîtresi , comme je le soupconne , des briquespeu cuites ne s’y font pas durcies avec letemps ; s’il n’y a pas quelque action réci-proque entre la concrétion des mortiersbien conditionnés , & les matières plusou moins solides dont ils se saisissent. Andéfaut de ces lumières , qu’il pourroit êtreimportant d’acquérir , le juste milieu oule degré de cuiston , que l’on juge com-munément convenir le mieux à ces maté-riaux factices , c’est celui que je crois résul-ter de la plus grande chaleur que leur ma-tière puisse soutenir fans ébullition, puisqueles briques bien formées , très-dures & fortsonores, ne manquent jamais de fe rencon-trer dans les fourneaux , auprès de cellesqui font empreintes de quelques marquesd’ébullition.

Mais quel que doive être le point dechaleur le plus propre à nous fournir lesmeilleures briques , il est vraisemblable quel’on peut avec justice attribuer à la négli-gence ou à l’impéritie du cuiseurla plu-part des défauts que l’on remarque dansles fourneaux lorsque l’on en enleve lesbriques.

Si , par exemple , le cuiseur s’absentependant l’enfournage, & que le vents’éleveou change de direction , comme on n’aurapas assez tót ajusté les paillassons de l’abri-vent fur cette variation de l’air , le feufe portera totalement fur l’un des flancsdu fourneau , la brique s’y brûlera , Stcelle du flanc opposé ne cuira point.

En un mot, la fabrication de ces ma-tériaux en plein air est soumise à un grandnombre d’accidens qui dépendent presquetous de la mauvaise volonté des ouvriers,& du peu de vigilance des, gens préposésà les surveiller. Je crois qu avec plus d at-tention , il est possible de surmonter lesobstacles qui peuvent venir de l’intempériede l’air , & des différentes qualités ducharbon ou même de la matière des briques.

Quoique M. Fourcroy ait expliqué sorten détail la construction du fourneau àbriques ; comme la pratique des brique-tiers est assez différente , íur-tout suivant