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Tome cinquième.
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reuses ; elles font composées de plantes& de racines plus groííès que les autres :-par cette raison elles brillent plus promp-tement & donnent de la flamme , au lieuque celles de Hollande n’en donnent pres-que pas , siir-tout lorsqu’elles font agitéespar l’air extérieur qui entre par les embou-chures des foyers : ces tourbes laissenttrès-peu de cendres après elles 5 de forteque , quoiqu’il n’y ait point de cendriers,elles ne gênent aucunement.

Quoique nous nous soyons aflèz étendusfur la description de cet art, les bornesque cet article doit avoir ici , nous ontobligé à omettre plusieurs remarques inté-ressantes.

* BRIQUET , f. m. (Serrur.) c’est uneforte de couplet, à queue d’aronde , dontles deux parties sont jointes par un doubleanneau qui se place au milieu des deux noeudsdes ailes , & qui y est retenu par deuxbroches qui traversent les nœuds de cesailes ; de maniéré que les deux ailes entournant peuvent s’appliquer exactementl’une fur l’autre : ce qui ri'arrive pas auxautres sortes de couplets , à cause de l’é-minence des nœuds. Comme le doubleanneau est. pLt pardefliis ; il ne paroîtaucun nœud , lorsque les ailes font étendues& déployées. Son usage est principalementaux tables de comptoirs , & à toutes lesoccasions où l’on veut que les surfaces seplient , & soient sans nœuds de charnière.

BRIQUETER , V. act. ('Architecture.)c’est contrefaire la brique fur le plâtre avecune impression de couleur d’ocre rouge , &y marquer les joints en plâtre.

BRIQUETERIE , f. f. (Architecture.)voye\ Tuilerie. ÇP)

BRIQUETIER , f. m. ouvrier manu-facturier de briques. Voyei Brique &Tuile.

BRIS, f. m. est un terme de Palais,qui lignifie la rupture faite avec violenced’une chose fermée , ou de ce qui en faitla clôture ; c’est en ce sens qu’on dit brisde prison , bris de porte , bris de scelle.

Par I’article 25 du titre XVII de l’or-donnance criminelle , le procès doit etrefait à l’accusé pour le crime du bris deprison , par défaut & contumace. ,

Le bris de prison de la part d un accuse,

B R I

n’est pas regardé comme une confessiondécisive de son crime : mais c’est un fortindice qui scroit suffisant pour le faireappliquer à la question , s’il venoit à êtrerepris.

C’est un crime dans la personne mêmede celui qui se trouveroit avoir été em-prisonné sans cause légitime. Les complicesdu bris de prison sont punis encore plussévèrement que le prisonnier qui chercheà s’évader. La peine de ce crime est arbi-traire , parce qu’il est toujours accompagnéde circonstances qui le rendent plus oumoins grave.

Le bris de scellé est un crime , & sepoursuit extraordinairement. V. Scellé.

Bris de marché , est le vol des mar-chandises qu’on porte au marché , ou unmonopole pratiqué à fessier d’empêcher lavente du. marché, ou toute autre entre-prise violente faite dans la vue d’empêcherîe port ou le débit des marchandises dansles marchés. (H)

Bris ou Naufrage , (en terme deMarine. ) Ce mot de bris se dit des vais-seaux qui échouent, ou qui viennent sebriser sur les côtes , d’où l’on dit droit debris. C’est un droit qui appartient au sei-gneur du lieu où s’est fait le bris. C’est ledroit le plus injuste & le plus universel quisoit au monde. Les anciens Gaulois I’avoientétabli , parce qu’ils traitoient d’ennemistous les étrangers. Les Romains en ayantabrogé l’usage, il fut rétabli fur îe déclinde l’empire , à cause de I’incursion desnations du nord qui ravageoient les côtesde la Gaule. Enfin les ducs de Bretagnesollicités par saint Louis , modérèrent cetterigueur ; & moyennant quelque taxe , ilsaccordèrent des brefs ou congés que pre-noient ceux qui avoient a naviger fur leurscôtes. Ce bris n’a plus de lieu en France ,non plus qu’en Italie , en Espagne , enAngleterre , & en Allemagne , si ce n’estcontre les pirates & contre les ennemis ce1 état. L’empereur Andronic fut le pre-mier qui, par un édit qu’on exécuta , sitdefense de piller les vaisseaux brisés ouéchoués ; ce qu’on faisoit auparavant avecbeaucoup d-e rigueur sur toutes les côtesde l’empire , nonobstant les défenses ssi sprinces qui f avoient précédé. (Z)