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cou & de la face se dissipèrent. Habicotfit descendre le paquet d’or dans l’estomacpar le moyen d’une fonde de plomb. Lejeune garçon rendit, huit ou dix jours après,par l’anus ses neuf pistoles à diverses repri-ses , il guérit parfaitement & trés-promp-tement de la plaie de la trachée-artere.Voye\ (Esophagotomie.
La bronchotomie est non feulement né-cesiaire pour faire respirer un malade ,comme dans le cas dont on vient deparler, mais encore pour tirer les corpsétrangers qui se seroient glissés dans latrachée-artere. Dans cette derniere cir-constance , il faut faire une incision lon-gitudinale à la peau & à la graisse , commenous savons dit au commencement de cetarticle , & inciser ensuite la trachée-artereen long, de façon qu’on coupe transver-salement trois ou quatre cartilages, pourpouvoir saisir & tirer le corps étrangeravec de petites pincettes ou autres instru-it, ens. Cette opération a été pratiquée avecsuccès par M. Heister , pour tirer un mor-ceau de champignon qui s’étoit glisie dansla trachée-artere ; & M. Raw, au rap-port de cet auteur , a ouvert la trachée-artere , pour tirer une feve qui s’y étoitintroduite.
On voit que dans ce cas on ne pourroitpas se contenter d’une seule ponction , &qu’il faut nécessairement faire une incision ;la plaie à sextérieur peut méme être éten-due de trois ou quatre travers de doigt, si
le cas le requiert.
La ponction , comme je l’ai décrite , estmoins avantageuse & plus embarrassantememe dans le cas de l’efquinancie , quecelle ç[Ui le feroit 3.vec un trocsrt «irmede fa cannule. On en a imaginé de petitsqui sont très-commodes pour cette opéra-tion. Voye\ la fig. t. ÌPL XXVIII. Aleur défaut on pourroit faite faire unepetite cannule fur l’extrémité du poinçond’un trocart ordinaire , en observant de legarnir depuis le manche jusqu’au pavillonde la cannule , asin de ne se servir quede la longueur qui est nécessaire. Je fondela préférence de l’opération avec le tro-cart , sur une observation de M. Virgili,chirurgien-major de l’hôpital de Cadix ,qu’on peut lire dans un mémoire de M.
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Hevin ïúr les corps étrangers arrêtés dansl’œfophage , inséré dans le premier volumede ceux de l’académie royale de Chirurgie .Un soldat espagnol prêt à être suffoquépar une violente inflammation d u larynx& du pharynx , fut porté à Phôpitaì deCadix. M. Virgili jugeant que l’uníquemoyen de lui sauver la vie, étoit de luifaire sur le champ la bronchotomie , necrut pas , par rapport au grand gonfle-ment , devoir préférer la simple ponctionà la trachée-artere , il sit une incision auxtégumens avec le bistouri, sépara les mus-cles flerno-hyoidiens , & ouvrit transver-salement la trachée-artere entre deux an-neaux. Cette ouverture ne fut pas plutôtfaite , que le sang qui íòrtoit des petitsvaisseaux ouverts, & qui tomba dans latrachée-artere , excita une toux convul-sive si violente , que la cannule qu’on in-troduisit dans la plaie , ne put être rete-nue en situation , quoiqu’on la remît plu-sieurs fois en place.
M. Virgili qui voyoit le danger auquelle malade étoit exposé par le sang quicontinuoit de couler dans la trachée-artere,dont l’ouverture , dans certains mouve-mens qu’excitoient les convulsions , ne setrouvoit plus vis-à-vis de celle de la peau ,se détermina à fendre la trachée-artere enlong jusqu’au sixième anneau cartilagineux.Après cette seconde opération le maladerespira facilement j & le pouls, qu’on nesentoit presque point , commença à repa-raître. On fit situer le malade la têtepenchée hors du lit, la face vers la terre,asin d’empêcher le si-ng de glisser dans latrachée-artere. M. Virgili ajusta à la plaieune plaque de plomb percée de plusieurstrous , & par íes foins le malade guéritparfaitement.
L’entrée du sang dans la trachée-artere,a été la cause des accídens terribles qui. ontpresque fait périr le malade dont on vientde parler. Une simple ponction avec lalancette , ne saurait peut-être point misdans la triste extrémité où il a été réduitpar le moyen qu’on employoit pour luisauver la vie. La ponction avec le trocartévite encore plus sûrement l’hémorrhagie ,parce que la cannule ayant plus de volumeque le poinçon qu elle renferme, comprime