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M. Formey , qui l’a tiré en grande partiede M. Mustèhenbroeck. (O)
Brouillard, (Papeterie.) épitheteque l’on donne à une sorte de papier gris ,qu’on appelle autrement papier à demoi-selle. Voyei Papier.
Brouillard ou Brouillon , f. m.c’est ainsi que dans le Commerce on nommequelquefois un livre dont se servent lesmégocians, marchands, & banquiers, poures affaires de leur commerce. C’est pro-P rement un livre-journal qui n’est pas tout-2-fait au net , & qu’on appelle plus ordi-nairement mémorial. Voyez MÉMORIAL& LIVRE. (G)
BROUILLÉ , adj. se dit par les Jar-diniers-fleuriftes , quand ils veulent ex-primer qu’une fleur n’est pas venue bellecomme ils l’espéroient, c’est-à-dire pana-chée & nette : on dit, un œillet brouillé }Une tulipe brouillée. (K)
BROUILLER un cheval , en termes deManege ; c’est le conduire si maladroi-tement & avec tant d’incertitude, qu’onl’oblige à agir avec confusion & sans
réglé.
Se brouiller , se dit d’un cheval com-munément trop ardent , qui a force devouloir précipiter son exercice , le con-fond de façon qu’il ne sait plus ce qu’ilfait. Un cheval qui a les aides fines sebrouille aisément ; on I’empéche de manierpour peu qu’on serre, trop les cuisses , ouqu’on laisse échapper les jambes. (V)BROUINE , ( Phyfiq. ) est la mêmechoie que bruine. Voyez BRUINE.
BROUIR,. BROUISSURE , ( Jardi-nage. ) se dit des feuilles qui ont essuyéun vent qui les a brouies & toutes, reco-mpilées. (K)
BROUME du bled ; voyez Nielle ù
Brouillard.
BROUSALME ou BRESALME,( Géogr. ) riviere. d’Afrique dans la Nigri-tie , qui se jette dans 1? mer à deux lieuesde la riviere de Gambie^
* BROUSSIN d’érable , (Hift. nat.)moïlufcum ; c’est ainsi qu’on appelle uneexcroiffànce ondée & madrée fort agréa-blement , qui vient communément furl’érable. Elle étoit d’un tres - grand prixchez les Romains. On s’en sert encore
BRO
aujourd’hui pour faire des cassettes, destablettes, & autres ouvrages.
BROUTER, se dit des animaux quirompent avec la dent les herbes , l’extrc-mité des plantes , celles des branches me-nues , dans les prés , ou dans les jeunestaillis qui repoussent. On dit le brout desbêtes fauves : ce brout n’est autre choseque la pâture qu’elles trouvent dans lesjeunes bois.
BROUWERSHANEN, (Géogr.) pe-tite ville des Pròvinces-Unies dans l’iíle deSchouwen en Zélande. II y a un port.
BROWNISTES, f. m. pi. (Hift. eccle's)nom d’une secte , qui se forma de celle desPuritains vers la fin du seizième siecle :elle fut ainsi nommée de Robert Brownson chef.
Ce Robert Brown qui a écrit plusieurs,livres pour appuyer ses sentimens, n’étoitpoint , comme le prétend Moréri , unmaître d’école de Southwark , mais un,homme de bonnes mœurs, & même sa-vant. 11 étoit d’une astèz bonne famille deRutlandshire , & allié au lord - trésorier.Burleigh. II fit ses études à Cambridge ,& commença à publier ses opinions & àdéclamer contre le gouvernement ecclé-siastique à Norwich en 1580 ; ce qui lui.attira le ressentiment des évêques. 11 se:glorifioit lui-même d’avoir été pour cette,cause mis en trente-deux différentes pri-sons , si obscures qu’il ne pouvoit pas ydistinguer fa main , même en plein midi;.■Parla fuite il sortit du royaume avec sessectateurs , & se retira à Middelbourg en,Zélande , ou lui & les siens obtinrent desétats la permission de bâtir une église , &d’y servir Dieu à leur maniéré. Peu detemps après , la division se mit parmi lepetit troupeau : plusieurs s’err séparèrent ;ce qui dégoûta tellement Brown , qu’il sedémit de son office , retourna en Angle-terre en 1589 , y abjura ses erreurs , &fut éleve à la place de recteur dans uneéglise de Northampthonshire. 11 mouruten 1630.
Le changement de Brown entraîna hruine de Péglise de Middelbourg : maisles semences de son système ne surentpas si aisées à détruire en Angleterre-Sir. Walter Baleigh , dans un. discours