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Tome cinquième.
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Costîpofé en x6qi , compte áéja jufqu’âv ingt mille personnes imbues des opinionsde Brown.

Ce n’étoit pas pour les articles de foiqu’ils se séparoient des autres commu-ions , mais à cause de la discipline ecclé-siastique , & su r-tout de la forme du gou-vernement de l’église anglicane , qu’ilsìrnprouvoient hautement , fans adopterdavantage celui des Presbytériens , &jstàmant également les consistoires & lessynodes, les évêques & les ministres. Usvouloient se joindre à aucune églisere formée , n’étant pas assurés , disoient-ils ,de la sainteté & de la régénération desmembres de ces églises , puisqu’elles souf-froient les pécheurs & communiquoientavec eux ; ce qui, selon les Brownifits ,etoit le comble de l’impiété. Ils condam-Noient la célébration solemnelle des ma-riages , qui n’étant, disoient-ils , que desengagemens civils , n’avoient besoin quede I’intervention du magistrat séculier, &nullement de' celle des ecclésiastiques. Usne vouloient pas non plus que les enfansu lent baptises par les prêtres anglicans ,ou les ministres presbytériens , qu’ils neregardoient pas comme membres de l’E-Ssie, .& qui, ajoutoient-ils, neprenoient*un foin de ceux qu’ils avoient baptisés.Us rejetoient toute forme de priere , di-sant que l’oraison dominicale ne devoit pasêtre regardée comme une priere , maisfeulement comme un modele de priere queJesus-Christ nous a donné. Voye\ Sépa-ratistes ù Non-conformistes.

Us établistoient un gouvernement ecclé-siastique de forme démocratique., Quandune de leurs églises étoit aíïèmblée, celuiqui vouloir être incorporé à leur société ,faisoit une profession de foi, & signoit uneformule , par laquelle il s’obligeoit de suivrel’évangile dans le même sens qu’eux. Lepouvoir d’admettre ou d’exclure les mem-bres , & la décision de toutes les contesta-tions , appartenoit à toute la société. Uschoisissoient entr’eux leurs officiers & leursministres , pour prêcher & prendre soindes pauvres. On instituoit ces ministres& on leur départoit leurs différentes fonc-tions par le jeûne , la priere , & l’impo-íitiou des mains de quelques-ups de U

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société , sans croire néanmoins qu’ils eus-sent d’ordre ou de caractère ; car ils lesréduisaient quelquefois â l’état des laïques ,persuadés qu’à cet égard ils pouvoient dé-truire leur propre ouvrage \ & comme ilsenscignoient qu’une église n’éroit que l’as-semblée d un certain nombre de personnesdans un même endroit, ils pensaient con-séquemment que le pouvoir du ministrepréposé à cet endroit, y étoit tellementlimité , qu’il ne pouvoit ni administrer lacommunion , ni baptiser ni exercer aucuneautre fonction , dans une autre église quela sienne. 11 étoit permis à tous ceux decette secte , même aux laïques, de fairedes exhortations à l’assemblée, de proposerdes questions après le prêche , & de rai-sonner sur ce qui avoir été prêché. En unmot chaque église des Biownifies étoitune assemblée où chaque membre avoitJ? bberté de tendre au bien général de lasociete , fans être comptable de ses actionsdevant aucun supérieur , synode , ou tri-bunal. Les indépendans qui se formèrentpar la fuite d’entre les Brownifies , adop-tèrent une partie de ces opinions. Voye^Indépendans.

La reine Elisabeth poursuivit vivementcette secte. Sous son régné les prisons fu-rent remplies de Browmftes ; il y en eutmême quelques-uns de pendus. La com-mission ecclésiastique & la chambre étoilé»sévirent contre eux avec tant de vigueur ,qu ils furent obligés de quitter l’Angleterre.Plusieurs familles se retirerent à Amster-dam , où elles formerent une église , &choisirent pour pasteur Johnson , & aprèslui, Aynsvorth connu par un commen-taire fur le Pentateuque. On compte encoreparmi leurs chefs , Barrow & Wilkinfon.Leur église s’est soutenue pendant environ

cent ans. CGJ n

BROYE ou BRAYE, (Econ. rujt.Jmachine qui sert à briser le chanvre pouren pouvoir mieux séparer les chenevottes ;c’est une forte de banc fait d’un soliveaude cinq à six pouces d’équarrissage, fur septà huit piés de longueur , soutenu par quatrejambes ou piés , à hauteur d appui. Cesoliveau est percé dans toute, la longueurde deux grandes mortoises d un pouce delarge, qui traverse toute son épaisseur. Ot»

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