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de la voûte. On a soin de mettre des gazonslu les endroits par où la fumée fort tropabondamment, de la même maniéré queles charbonniers font à leurs fourneaux ,fans quoi le bois se consommeroit tropvite , & la terre ne seroit pas asiez brûlée.Si ces fourneaux étoient couverts de terre,tous les espaces étant très - exactementfermés , le feu s’étoustèroit ; mais commeon n’emploie que des gazons , & que l'onmet toujours i’herbe en bas, il reste assezâ'air pour l'entretien du feu.
Quand tous les fourneaux font faits , lechamp semble couvert de menions rangésen quinconce , à quatre pas les uns desautres. On veille aux fourneaux jusqu’à ceque la terre paroisse embrasée ; on étouffele feu avec des gazons , lorfqu’il fe formedes ouvertures : on a foin de rétablir lesfourneaux que faction du feu fait écrouler,& de rallumer le feu lorfqu’il s’éteint. Quandla terre dont ils font composés paroît enfeu , ils n’exigent plus aucune attention ; lapluie même , qui avant cela étoit fort àcxaindre , n’empêche pas les mottes de secuire : ainsi il n’y a plus qu’à laister lesfourneaux s’éteindre d’eux-mêmes.
Au bout de vingt-quatre ou vingt-huitheures, quand le feu est éteint, toutes lesmottes font réduites en poudre ; seulementcelles de d estes restent quelquefois toutescrues , parce cju’elles n’ont pas été astèzexposées à faction du feu ; c’est peur celaqu’il est à propos de ne pas faire les four-neaux trop grands , parce que les paroisayant proportionnellement plus d’épaisseur,|a terre du dehors ne seroit pas assez cuite ,fostque celle du dedans le seroit trop : carn on la cuisoit comme de la brique , elleseroit plus propre à la végétation.■U ailleurs , pour faire de grands four-neaux , il faudroit transporter les mottestop loin , & fì l’on vouloit les faire plus
h 1 s consom meroìent trop de bois :ainii il convient de sc renfermer â-neu-pres dans les proportions d-dessus ?
Quand les fourneaux sont refroidis on
attend que le temps sc mette à U pluiepour répandre la terre cuite, le plus un ifermement qu’on peut, n’en laissant pointaux endroits où étoient les fourneaux, &ces endroits, malgré cela , donnent deTome V.
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plus beau grain que le reste du champ : c’estpourquoi on ne lai st é en ces me mes placesque les gazons qui n’auroient pas été cuits.
On donne auílì - tôt un labeur fortléger , pour commencer à mêler la terrecuite avec celle de la superficie ; mais onpique davantage aux labours fuivans.
Si l’on peut donner le premier labour aumois de juin , & qu’il y ait eu de la pluie ,il fera possible de tirer tout-d’un-coupquelque profit de la terre , en y semant dumillet, des raves ou des navets ; ce quin’empêchera pas de semer du seigle ou dufroment l’autcmne suivante. Néanmoins ilvaut mieux fe priver de cette premiersrécolte , pour avoir tout le temps de bieapréparer la terre à recevoir le froment.
11 y en a qui aiment mieux semer duseigle que du froment , parce cjue les pre-mières productions étant très-vigoureules,le froment est plus sujet à verser que Içseigle.
Quelques-uns attendent à répandre leurterre brûlée , immédiatement avant ledernier labour qu’on fait pour semer lefroment ; & ceux-là se contentent de bienlabourer entre les fourneaux, cu’ils ont foinde bien aligner pour laisser un passagelibre à la charrue. Cette méthode paroîtdéfectueuse ; car , puisque les fromensversent presque toujours la premiere annéequ’une terre est brûlée , il vaut mieuxrépandre de bonne heure la terre cuite ,pour qu’elle perde une partie de fa chaleur,& pour avoir la commodité de bienlabourer tout le terrain : car il est dés-avantageux de mêler exactement la terrebrûlée avec celle qui ne l’est pas.
II faut convenir que cette façon dedéfricher les terres coûte beaucoup , parcequ’elle se fait à bras d’iioirmes , & qu’elleconsomme beaucoup de bois,- mais elle esttres - avantageuse. Car âpres cette^ feuleopération , la terre est mieux préparéequ’elle ne le seroit par beaucoup delabours.
Evelyn dit que deux charretées de gazonpeuvent en rendre ure de cendres. IIajoute que les terres ne conservant plus leprincipe de végétation, quand elles sonttrop calcinées , ainsi que nous 1 avons ditci-devant , elles doivent être feulement