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réduites en cendres noires, pour fertiliserbeaucoup.
En Finlande & dans la Norwege , lorf-qu’on veut défricher un canton de bois ,pour y mettre du grain, on en abat le bois ,qu’on laisse sécher pendant deux ans sur laplace. Après ce temps on choisit vers lemilieu de l'été une circonstance qui paroîtannoncer une pluie prochaine, pour mettrele feu à ces arbres ; puis on seme du seiglesur les cendres méme, encore assez chaudespour fendre l’écorce du grain & le fairepétiller : s’il survient promptement de lapluie , on est sûr d’une récolte si abondante,qu’un seul boiflèau rend souvent ainsi dixmuids de grain ; mais si la pluie manque , onne recueille rien. Cette pratique est encoresujette à un autre inconvénient : c’est quele premier feu sert' de signal pour tous lesautres , en forte que tout un grand pays estembrasé à la fois ; il y a des maisons brû-lées , & des morceaux de pins tout en feufont emportés par le vent dans des forêts ,quelquefois même aflèz éloignées , qui enfont consumées entièrement ; auífi a-t-ondéfendu cette méthode en certains endroits.On dit que f avoine , Forge , le houblon ,le lin & le chanvre , ne réussissent quemédiocrement, lorsqu’on les seme de cettemaniéré ; mais les pois rendent quelquefoissix cents pour un. (-j-)
Brûler r acier 3 le fer , & les autresmétaux ; chez tous les ouvriers qui lesemploient, c’est leur ôter leur qualité ,en les laissant trop chausser ; Je fer &Facier brûlés fe réduisent en une matièrespongieuse, fragile, & qui n’est plus bonneà rien.
* BRULER , Ç Hijì. anc. ) la coutumede brûler les corps étoit presque généralechez les Grecs & chez les Romains. Ellea précédé chez les premiers le temps dela guerre de Troye. II ne faut pourtantpas s’imaginer que ç’ait été la plus ancienneméme chez -.es peuples. " La première„ maniéré d’inhumer , dit Cicéron , est„ celle dont se sert Cyrus dans Xénophon,,, le corps est ainsi rendu à la terre ; &„ il est couvert du voile de fa mere.» Sylla , victorieux de Caïus Marius, le« fit déterrer & jeter à la voirie. Ce fut9> peut-être par la crainte d’un pareil trai-
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» tement, qu’il ordonna que son corps„ fût brûlé. C’est le premier des patriceso Cornéliens à qui on ait élevé un bûcher, wL’usage de brûler les corps & celui de lesinhumer ont subsisté à Rome dans le mêmetemps. " L’usage de les brûler , n’est pas,,, dit Pline , fort ancien dans cette ville.» 11 doit son origine aux guerres que nous» avons faites dans des contrées éloignées ;», comme on y déterroit nos morts, nous„ prîmes le parti de les brûler. ,,
La coutume de brûler les corps durajufqu’au temps du grand Théodose. Voye £Bûcher, Sépulture , TJstrin u m.
BRULINGEN , Ç Géogr. J petite villed’AHemagne , dans la forêt Noire , appar-tenante à la maison d’Autriche.
BRULLOIS , f Géogr. J petit pays deFrance en Gascogne, entre le Condomois& la Garonne, avec titre de vicomté.
BRULOT, f. m. Ç Marine. J c’est unvieux bâtiment chargé de feux d’artifice& de matières, combustibles , que l’onaccroche aux vaisseaux ennemis, au ventdefquels on les ‘met pour les brûler. 11 yen a qui l’appellent aussi navire sorcier.
Les bâtimens qu’on estime les plus pro-pres pour faire des brûlots , font des flû-tes ou des pinasies. de 150 à 200 tonneaux'environ , qui. ont un premier pont toutuni, fans tonture, & au deflùs un autrepont courant devant-arriere. On entailleen divers endroits du premier pont, desouvertures à-peu-près d’un pié & demi.en quarré , entre les baux, & elles répon-dent dans le fond de cale ; ensuite onfait des dales ou petits conduits de plan-ches qu’on joint , & on leur donne unpouce & demi dè large ; on les fait auílïde fer-blanc : on pose trois de ces dales*à trois côtés de chaque mât , & elless’étendent tout du long du bâtiment, àstribord & à bas - bord , & vont se rendretoutes ensemble dans une autre granded?le qui est en travers, à six ou sept piésde la place où fe met le timonnier. Onfait encore une dale aflèz longue, qui déficend du gaillard d’arriere en biais , jus-qu’à la grande dale qui est en travers furle premier pont, laquelle longue dale vientencore se rendre dans une autre petite, quiest fur le gaillard d’arriere où fe tient