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Tome cinquième.
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BRU

Le lendemain Philis peu sageAuroit donné moutons Ú chien ,

Pour un baiser que le volageA Lisette donna pour rien.

(M. Marmontel. )

Brunette , (Musique.) petite chansontendre & facile à chanter. Les airs desbrunettes doivent être naturels , gracieux& expressifs. On a des recueils de brunettesfort estimes. On appelle aulsi brunettes , lesairs même de ces chansons. (F. D. C.)

* BRUNIR, v. act. (Ans médian) c’estpolir un corps , non pas en fusant ?mais en abattant les petites éminences quifont fur fa surface ; ce qui fe fait par lemoyen d’un brunissoir. V. BRUNISSOIR.

Dans l’horlogerie , on brunit les pieceson les parties qui par leur grandeur &par leur figure ne pourrpient pas être po-lies commodément. Notez que cette mé-thode de polir est la plus expéditive , &celle qui donne le plus d’éclat aux corpspolis. Elle est à l’ufage des couteliers ,serruriers, & de la plupart des ouvriers enor , en argent, en fer & en acier. Elleenleve les traits de l’émeril , de la potée,& de la polistoire , & donne aux piecesbrunies un lustre noir qui imite celui desglaces.

Les doreurs brunisientY or & Pargent ,ce qu’ils exécutent avec la dent de loup,la dent de chien , ou la pierre sanguine ;qu’ils appuient fortement fur les endroitsdes pieces à brunir. Lorfqu’on brunit forfur les autres métaux , on mouille la san-guine dans du vinaigre ; mais lorfqu’onbrunit l’or en feuille fur les couches à dé-trempe , il faut bien sc garder de mouillerla pierre ou la dent de loup.

Les relieurs brunissent les tranches deslivres 5 pour cet ester, ils mettent les livresdans une preste à endosser, avec oes aisdevant & derriere la pressée , & deux outrois autres ais distribués entre les volumes:on prend une dent de loup ou d’acier quel’on frotte fortement plusieurs fois fur latranche pour la lustrer. Apres que la jaf urea été mise & quelle est secfce, on com-mence à brunir les gouttières, puis tour-

B R U

nant la pressée, on j brunie les tranches diïhaut & du bas du volume. V. TRANCHE ,Jaspure , Dent a brunir.

On brunit de même les livres dorés furtranche , après y avoir appliqué l’or : maison observe pour la dorure, de mettre l’ord’abord fur la gouttière , de le faire séchersur le baquet, & on n’y passe la dent quelorfqu’il est bien sec. Puis desserrant lapressée , on prend chaque volume pour enabaisser les bords du carton au niveau destranches ; & remettant la prestee dans lapresse à endosser, on fait la même opé-ration , soit pour y mettre l’or , le fairesécher , & le brunir. On retourne de nou-veau la pressée avec la même précaution ,on dore & on brunit la derniere tranche.Voye ^ Dorer sur tranche & Dent

A BRUNIR.

* BRUNISSOIR , s. m. ( Art me'cham.en métaux.) outil à l’ufage de presquetous les ouvriers qui emploient léser , l’or,l’acier, Pargent , l’étain ; ils s’en serventpour donner de l’éclat à leurs ouvragesaprès qu’ils font achevés. Le brunisióir passéfortement fur les endroits de la surface dePouvrage qu’on veut rendre plus brilíansque les autres , produit cet effet en ache-vant d’enlever les petites inégalités quirestent du travail précédent. D’où l’onvoit que , de quelque maniéré que l’onfasse le brunisióir 3 cet outil n’emporterien de la piece , & doit être plus durqu’elle.

Le brunissoir de Vargenteur est un mor-ceau d’acier fin , trempé & fort poli, montéfur un manche de bois.

Le brunissoir des couteliers est d’acier fintrempé & bien poli ; il varie selon les ou-vrages : il y en a à main & il y en a à étaux.Les brunissoirs à main n’ont rien de par-ticulier ; ceux à étaux font montés par unbout fur un long morceau de bois qu’onserre dans 1 etau : on pose la piece à brunirfur ce morceau de bois, & l’on appuie furelle fortement le brunisióir , qu’on tientpar le manche qui est à l’autre bout. Lebrunissoir fait levier. Quant à fa forme ,on lui donne celle de deux petits cônesopposés au sommet , pour l’intérieur despieces concaves. 11 faut donc imaginer cesdeux petits cônes bien polis, montés sep