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sans pétales elle n’a qu’une feule étaminelans filet , faite en forme de rein , &composée de deux valvules ; cette fleurest stérile , & plusieurs ensemble formentun épi à double rang. Les embryons fetrouvent auprès de quelques-unes de cesfleurs , & deviennent dans la fuite desfruits composés de plusieurs capsules quitiennent à de longs pédicules , & qui res-semblent à des têtes de petits oiseaux ;chaque capsule renferme une semence ar-rondie. Micheli, nova plant, gener. &c.Voye■{ Plante. ÇI)
BUCCALES (Glandes) Anatomie;ce sont de petites glandes dispersées fur lecôté intérieur des joues & des levres , quiséparent du sang la salive qui sert à la mas-tication &à la digestion. Voye{ GLANDE,voyei Bouche. (L)
BUCCARI, ( Geogr.) ville d’Istrie ,sur un petit golfe de la mer Adriatique ,qui forme une des meilleures rades qu’il yait dans PEurope ; elle appartient à la mai-son d’Autriche.
BUCCARIE ou BOUCHARIE ,C Geogr.) grand pays d’Asie en Tartarie ;on la divise en grande & petite. La grandecomprend la Sogdiane & la Bactriane desanciens ; elle est bornée au nord par lepays des Calmoucks, par la petite Buc-carie à l’Est , & par les états de la Perse& du ^Mogol au sud ; c’est la partie la pluspeuplée & la mieux cultivée de la Tar-tarie ; austì est-elle très-fertile & très-abondante. Les habitans font nommésordinairement Tartares usbecks par lesPersans & les Mogols. La petite Buccarieest à Porient des montagnes du royaumede Cachemire.
BUCCARIZA, C Geogr. J petite villede Hongrie , en Croatie , fur un golfede mëme nom , qui fait partie de celui deVenise.
BUCCELLARIENS, f. m.ÇHifi. anc.Jon nommoit ainsi une compagnie de soldatsinstituée par les empereurs de Constanti-nople pour distribuer une forte de painde munition de forme ronde , & qu onappelíoit buccellus ; nom qu’on peut ren-dre en notre langue par munitionnairesou distributeurs des vivres ; on • les trouveencore nommés mariandini } & gailo-
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graeci ou hellenogalatœ , de la Galatie ouGallogrece d’où on les tiroir communé-ment. On ne connoît pas en détail lesfonctions de Pemploi de ces buccellaires.
D’autres auteurs donnent ce nom auxparasites qui étoient entretenus aux dépensdes princes ou seigneurs ; les Visigoths aumoins appelloient ainsi tous les cliens ouvassaux entretenus & nourris par les sei-gneurs. Quelques-uns croient que les buc-cellaires étoient des soldats stationnairesqui accompagnoient l’empereur en qualitéde gardes ; & selon d’autres , c’étoientdes hommes dont ces princes fe servoientpour faire mourir secrètement ceux quiétoient tombés dans leur disgrâce. (G)BUCCELLATION , s. f. terme dontse servent quelques chymijles pour expri-mer Popération par laquelle on divise enmorceaux , comme par bouchées , diffé-rentes substances pour les travailler. (M)
BUCCIN, buccinum t f. m. ÇConch.Jcoquillage ainsi nommé parce qu’il ressem-ble en quelque façon à un cornet musical ;il est alongé : l’ouverture de la coquille està Pextrêmité la plus grosse , & la coquillediminue peu-à-peu jusqu’à Pautre extré-mité qui se termine en pointe. On trouvedes buccins sur la terre , dans Peau douce,& dans la mer , d’où est venue la divisionde ces coquillages en buccins de terre ,buccins d’eau douce , & buccins de mer ;ceux-ci font les plus nombreux: Listeren fait vingt - quatre genres , qu’il rap-porte à la méme classe. Lister , hifl. feuJynop. meth. conch. Voye\ COQUILLAGE,Coquille. (I)
* II y a une efpece de buccin communefur les côtes d’Angleterre , qui fournit lapourpre. Cette propriété a été découverteil y a environ 7° ans , par la sociétéroyale. M. de Réaumur en a trouvé uneautre sur les côtes du Poitou , qui donneaussi cette couleur. Cette efpece est appa-remment une de celles que Pline a dé-crites, Les buccins de Poitou qui donnentla pourpre , fe trouvent ordinairementassemblés autour de certaines pierres ou/ables couverts de grains ovales , longs dstrois lignes , & longs d’un peu plus d’unSligne, pleins d’une liqueur blanche un peujaunâtre, assez semblable à celle qui ie
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