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avoir rien de perdu que ce qu’on veut bienqui le soit ; qu’il ne faut que le chercherdans le sein de la nature , où rien nes’anéantit , & que c’est même une grandeavance pour le retrouver , que d’être sûrqu’il se peut trouver. Mais on peut répondreà M. de Fontenelle , que le sein de lanature est vaste ; que proposer á un physi-cien ce champ à battre pour y retrouverquelque ancienne découverte , c’est luidonner à chercher un diamant tombé dansle fond de la mer. Une découverte se faitsouvent par hasard ; & il peut se pastèrbien des fìecles avant que le même hasardse représente : en un mot je crois quequand une invention est perdue , non seu-lement on ne la retrouve pas quand onveut , mais qu’il se peut faire qu’avecbeaucoup de foins & de travail, on ne laretrouve jamais. Quant au nombre deschoses nouvellement trouvées , & à celuides anciennes découvertes perdues, c’estun examen impossible: nous savons très-bien ce qu’il y a de récemment décou-vert , mais nous ne savons point tout ceque nous avons perdu des anciens ; & fansTune & l’autre de ces connoistances , iln’y a point de comparaison à faire.
§ BUCCINATEUR, (Anatomie.) Lemuscle qui porte ce nom a trois têtes ouorigines ; la premiere vient de la mâchoiresupérieure au dessus de la derniere dentmolaire , à l’endroit excavé par le sinusmaxillaire ; de la face extérieure de l’apo-physe pterygoïde , & de sa petite corne dumême nom.
Les fibres moyennes viennent du pharynxmême , vis-à-vis du pterygopharingien ;les plus inférieures, de la mâchoire infé-rieure , à l’entrée du nerf, derriere lesdents molaires.
Les fibres supérieures descendent un peu,les inférieures remontent & le muscle de-vient plus étroit : il est transversal en gros,il forme les joues & se termine dans l’or-biculaire de la levre supérieure , & danscelui de la levre inférieure. Quand la bou-che est fermée , il presse les joues contreles dents & comprime savant - bouche(bucca) ; il peut dans cet état rétrécir lepharynx & le tirer en avant contre leslcvies. Quand la bouche est relachee , il
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I’ouvre davantage , & agit dans l’éclat dsrire. s H. D. G.)
BUCCINE, f. f. (Art. mïlit, ) étoitun ancien instrument militaire , ou plutôtun ancien instrument de musique , donton fe íervoit à 1 armée pour avertir lesgardes de nuit, pour faire savoir auXsoldats quand ils dévoient descendre oumonter la garde.
Le mot latin buccina, dont celui-ci estfait, vient de bucca , bouche , & de cano ,je chante ; parce qu’on s’en sert avec labouche. D’autres croient qu’il vient dugrec ^s*cìvh , qui signifie la même chose,formé de M5, bœuf , Lc de cano, je chante ;parce qu’anciennement cet instrument étoitfait de corne de bœuf. D’autres de l’hébreubu k , une trompette. Varron dit qu’il a étéainsi nommé par onomatopée de bou, boujen faisant allusion au son qu’il rend : &d’autres le font plus probablement venirde buccinum , qui est le nom d’une conqueou coquille de poisson.
Le cornet est regardé comme une fortede trompette , de laquelle cependant ildifféré non seulement par la figure quiest droite dans la trompette, & recour-bée dans le cornet , mais encore par leson , le son du cornet étant plus dur ,plus fort, & plus facile à être entendude loin, que celui de la trompette. J^oye\TROMPETTE. Le cornet & la conquesemblent avoir été le même instrument,que l’on a distingué ensuite en ce que lenom de conque est demeuré aux plus pe-tits cornets , & celui de cornet est resté àceux de la plus grande eípece. Quelques-uns croient que la conque étoit moinsrecourbée que le cornet, qui décrivoit undemi-cercle entier. Varron assure que la.conque étoit aufli appellée cornet , parcequ’on faifoit cet instrument avec les cornesdes bœufs , comme cela se pratique encoredans quelques endroits. Servius assure qu’onles faifoit anciennement de cornes de bé-lier ; & conséquemment ces instrumensdont on se servoit .anciennement chezles Juifs à farinée & dans le temple , sbtrouvent nommés dans l’Ecriture sophe 'roth haijobeliim , cornes de béliers. Voye\Corne. ÇI)
I BUCENTAURE , f. m. ÇHist. mod.)