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qui ne diffère guere de celui qu’on donneau b a fie de grandeur naturelle.
Buste, (Blason.j image d’une têteavec la poitrine , mais fans bras.
BUSTES , (Commerce.) boîtes de sapinlégeres & à demi - rondes , dans lesquelleson apporte les raisins de Damas.
* B US TE RI CIIVS , ( Midi.) dieudes anciens Germains , dont l’idole fe voitencore aujourd’hui dans la fòrtereílè deSondershufa : elle etoit autrefois dans cellede Rojtembourg. Elle est d’une forte demétal inconnu. Elle a la main droite furîa tête ; la gauche qu’elle avoit fur la cuisièest cassée , elle a un genou en terre.
BUSTO-GRANDE , (Géogr.) petiteville d Italie dans le duché’ de Milan, entreíes rivi.res d’Olana & d’Arno.
BUSTUAIRES , f. m. pi. (Hifl. anc)gladiateurs qui fe battoient autrefois chezles Romains auprès du bûcher d’un mort,à la cérémonie de ses obsèques. Voye\Gladiateur, Bûcher , ùc.
La coutume fut d’abord de sacrifier descaptifs fur le tombeau ou près du bûcherdes guerriers. On en voit des exemples dansHomere , aux obsèques de Patrocle , &dans les tragiques grecs : on croyoit queleur sang appaifoit les dieux infernaux, &les rendoit propices aux manès du mort.Dans la fuite cette coutume parut tropbarbare ; & au lieu de ces victimes onfit combattre des gladiateurs, dont on crutque le fangauroitle même effet. Au rapportde Valere Maxime & de Florus, Marcus &Décius fils de Brutus , furent les premiersqui honorèrent à Rome les funérailles deleur pere par ces sortes de spectacles, fousle consulat d’Appius Claudius & de MarcusFulvius , fan 489 de Rome. On croît queles Romains prirent cet usage cruel desEtruriens, qui peut-ê're Pavoient pris desGrecs. Voye^ FUNÉRAILLES. (G)
BUSWALTAM, ( Ge'ogr.) ville d An-gleterre en Barkshire.
BUT , VUE , DESSEIN , (Gramm.)termes relatifs 3 la conduite d’un être ,ou pensant, ou considéré comme pensant.Le but fe dit d’un objet fixe & détermine ,a ìquel les actions de l’être pensant fontdirigées. Les vues font plus vagues , & em-brassent un plus grand nombre d’objets j
BUT
le dessein est proprement ce mouvementde Pâme par lequel on fe détermine àtenter ou à ne pas tenter une chose. Ledejjem & les vues font en nous ; le butest hors de nous. Le dessein offre une idéede résolution qui n’est pas si marquée dansles vues. On fe propose un but ; on a desvues ; on forme un dessein.
BUT-EN-BLANC , en terme d’Ar-tillerie } signifie la portée d’un mousquet-ou fujil tiré horizontalement t c’est-à-dire,dont la bouche ne hausse ni ne baijjè.
Quand on tire de but-en-blanc , onsuppose que le boulet ne s’écarte point dela ligne droite avant que d’arriver au but& qu’il n’est pas porté dans une lignecourbe , comme le font les bombes &les boulets que l’on tire à toute volée , enleur donnant une élévation sensible. Voye\Mortier , Projectile, Portée,&c.(Q)
Depuis près de deux siécles , on disputesur le mot de but-en-blanc. On juge bienque c’est fans s’entendre , tâchons d’êtrecourt & de terminer la querelle , en fixantle vrai sens qu’on doit attacher à ce terme.Le but-en-blanc est le point où la trajec-toire coupe pour la seconde fois la ligne demire. On nomme ligne de mire , la lignedirigée par les points les plus élevés dela culaíîè & de la bouche d’un canon ,& trajectoire , la courbe que décrit leboulet.
Un canon étant chargé de la quantité depoudre réglée pour son calibre, & jointede maniéré que fa ligne de mire soit ho-rizontale , le point où la trajectoire décritepar son boulet coupera pour la secondefois la ligne de mire , sera ce qu’il estconvenu de nommer le but-en-blanc pri-mitif d’une piece. Ce but-en-blanc , mêmele primitif, est la chose du rr.onde la plusvariable, & qui de fa nature , est la plusindéterminée. Pour être toujours le même,il faudroit que deux charges successivespusiènt etre parfaitement égales ; que lestemps de leur inflammation sussent égaux;que les boulets fustènt absolument du mêmevolume & du même poids ; qu’ils sortissentde la piece fous le même angle & avecla même vitesse ; que l’air leur résistâtégalement : or , comme d’un coup à l’autre