BUT
* le & ne peut assurer que ces choses varia-bles de leur nature , resteront les mêmes,^ s’ensuit que le but-en-blanc d’un canontoujours plus ou moins éloigné de faUece , & que ce n est que par une ap-Ptoximation qui n’est point la véritée xact e , qu’on peut le déterminer.
. Augmentez ou diminuez la charge d’uneP'ece , vous augmentez ou diminuez jus-a un certain point la vîtelïe initiale de], 0st projectile ; augmentez ou diminuez* an gle sous lequel vous la tirez , vousa ugmentez ou diminuez f amplitude de faPortée. La seconde intersection de sa lignemire & de sa trajectoire suit toutesCes variations, & se trouve ou plus ou^oins éloignée de la piece dans ces diffé-rens cas.
Prenez deux canons , tirez-les fous le’J’eme angle avec la même charge, quoiquedu même calibre , quoique lançant desboulets sensiblement égaux , leur but-en-blanc pourra être différent, parce que1 f n § ,e du départ de leurs boulets pourran eCre P as le même , parce que leur vitessepourra se trouver inégale , parce que ,
Tirez la même piece avec les mêmescharges , fous le même angle , avec leni çme boulet, le but-en-blanc de son pre-*juer coup ne sera peut-être point celuidu second , parce que , &c.
Un canon étant pointé de maniéré queJ? but soit dans le prolongement de labgne de mire , fi le coup atteint le but,0lì pourra dire que ce but étoit à la dif-U n ce du but en-blanc de ce canon ; maisonsecQHd C0ll p pourra rester en deça oupasser au delà du but, quoique pointé aussiU O ^ UÊ P rem * er & également chargé.hl n .P^ut donc assigner le but-en-fi- P re cis d’aucune piece , puisque lafaire'° n ^‘ e ce but-en-blanc ne pourroit sechos ^ c 1 re o aL ‘dant comme fixes desdon e V™ nimentr variables de leur nature ;
ne a proprement parler, il n’y a point^buuen-blanc , ou qu’on ne peut regar-der comme coups de but-en-blanc X*qui, pointes de maniéré que le butle trouve dans le prolongement de la lignef í nire ’ l'ont atteint : effet qu’on ne peute P er er d’obtenir toujours & de fuite, quelrTome V.
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ques précautions qu’on prenne pour se leprocurer.
On a cherché à définir le but-en-blanc ,& l’on a dit qu'il étoit la mamere de pointerun canon , en sorte que le but soit dansle prolongement de la ligne de mue ; maisoutre que le but-en-blanc n’est point unemaniéré , il s’ensuivroit de cette définition,qu’un canon tiré avec une hausse , seroittiré de but-en-blanc à tous les degrés d’é-lévation de cette haufíè , nu bien il fau-droit distinguer différentes especes de but-en-blanc ; tels que le but-en-blanc natureld’une piece, qui dépendroit de fa construc-tion & de ses proportions , & le but-en-blanc artificiel, qui seroit celui que donne-roit la hausse adaptée á la culaílè d’uncanon. Ces distinctions nécessitées par unedéfinition qui ne définit rien , ne fontbonnes qu’à embrouiller une question déjatrop mal-entendue.
Quand les auteurs qui ont traité du but-en-blanc ont dit que celui de telle pieceétoit plus long que celui de telle autre ,ils ont considéré le but-en-blanc commeune ligne qui est toujours la distance de labouche de la piece à la seconde inter-section de la trajectoire avec la ligne demire : les autres ne coníidéroient que lepoint même de cette intersection , ainsi lesuns pouvoient parler de la longueur du but-en-blanc , & les autres de son éloignement.
Quoiqu’à la rigueur le but-en-blanc soitun point indéterminable, il n’en faut pasconclure que l’art de tirer le canon soittout-â-sait conjectural ; il suffit, pour letirer avec justesse , de connoître les limitesentre lesquelles le but-en-blanc peut varier :or, ces limites font bien connues , & fartde tirer le canon a ses réglés certaines& ses principes, comme tous les autresarts.
Concluons cependant de tout ce quenous avons dit , que puisqu’il est impossi-ble de fixer d’une maniéré précise & inva-riable le but-en-blanc d’un canon, qui dé-| pend de trop de causes variables , il n’y'1 a point exactement parlant de but-en-blanc ,
; Ce point ne peut être qu’une abstractionj métaphysique , ou c est Prothee qu on nepeut saifir ni fixer sous une meme forme»! Par M. de Pommereul. _
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