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BUTE , s. f. se dit, en terme de Blason ,du fer dont les Maréchaux se serventpour couper la corne des chevaux. Lepore Ménestrier dit que la maison deButer en Savoie en porte trois enpoignée.
Bute ou Buthe , ( Géogr. J ifle d’E-cosse , Tune des Westernes.
BUTÉ, adj. on dit, en Vénerie , d’unchien qui a la jointure de la jambe grosse,qu’il est buté.
BUTER , v. ; n. ( Architecture. J c’estpar le moyen d’un arc ou pilier butant ouboutant, contretenir ou empêcher la pous-sée d’un mur ou l’écartement d’une voûte.On dit buté ou bouté , pour signifierl’effet de cet arc ou pilier butant. Voye\Culée. (P)
Buter , ( Jardinage.) on dit buter unarbre , quand on le contient avec de laterre amastêe autour de son pié ; pratiqueusitée dans les terres extrêmement fraîches,pour garantir les végétaux d’une trop grandehumidité.
On dit encore buter un jalon haut ; c’esty faire apporter de la terre au pié pourle mettre à la hauteur du nivellement ,de même qu’on décharge un jalon du piéquand il se trouve trop bas.
BUTERA , s Géogr.) petite ville avectitre de principauté en Sicile dans la valléede Nofo.
BUTIN , f. m. (Art. milit.) on donneen général ce nom à tout ce qu’on enlevea l’ennemi. Quelques-uns distinguent lebutin du pillage ; ils disent que le butinest le gros de la prise , & le pillage , la dé-pouille des habits , bardes, coffres de l’en-nemi , & l’argent qu’il a fur fa personnejusqu a trente livres. (Z)
BUTIS & SPERTIS. (Hifi. de Lacé-démone. ) Les Spartiates , avertis queXerxès étoit prêt à fondre fur la Crece,offrirent des sacrifices, & les prêtres nevirent dans les entrailles des victimes quede funestes présages. Les devins interrogésrépondirent que le destin de Sparte exigeoit•qu’un de ses enfans se dévouât pour elle.Bâtis & Spertis, illustres par leur naissance,& considérables par leurs biens, s’of&irentd’eux-mêmes à mourir pour leur patrie 'Sparte, qui auroit dû honorer leur courage,
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les envoya à la cour de Perse, dansl’efpoir que Xerxès se vengeroit sur eux dumeurtre des hérauts que Darius lui avoirenvoyés. Dès qu’ils furent entrés fur lesterres de Perse , ils furent conduits chezle gouverneur de la Province , qui, surprisde leur courage héroïque, estaya d’attacherà son maître des hommes si généreux. Ilsne le laissèrent point éblouir par l’éclat deses promesses ; vos conseils , lui dirent-ils ,vous font dictés par vos sentimens qui fontbien différons ' élevé fous l’empire d’undespote , vous avez ployé vos penchansfous la servitude. Un Spartiate n’obéit qu’àses loix , & ne connoît point de maître.Si vous connoisliez le prix de la liberté ,vous rougiriez d’être esclaves ; & vousconviendriez que des peuples magnanimesdoivent employer les lances & les haches,pour conserver leur indépendance.
Quand ils furent arrivés à Sure , on lesadmit à l’audience du monarque ; on exigeaqu’ils fe prosternassent pour l’adorer : maismalgré les menaces & les promesses , ilsopposèrent un généreux refus , disant qu’ilsn’avoient point entrepris un si péniblevoyage pour adorer un homme. L’orgueilasiatique fut obligé de céder. Le roi , astisfur son trône , leur demanda quel étoit lemotif de leur voyage : roi de Perse, répon-dirent-ils, Sparte nous envoie pour expierpar notre mort, le meurtre des hérauts deDarius , dont elle s’accuse coupable.Xerxès, frappé d’admiration , leur dit : Jene me réglerai point fur l’exemple de voscompatriotes, qui ont violé le droit desgens j je ne veux point me rendre cou~pable des crimes donc j’ai le droit de vouspunir. L’attentat de votre nation est tropgrand pour être expié dans le sang de deu íhommes. Allez annoncer à Sparte me*volontés. ( T-n.)
BUTNERIA , Beureria , CalY-CANTHUS. PomPABOUR , f Botanique.)cet arbrisseau ne fe trouve point dans l eSouvrages Anglois que j’ai entre les mains ;il etoit encore fort rare , lorsque M*Duhamel a publié son Traité des arbres& arbuftes ; je ne le cultive moi-rnêm eque depuis deux ans, comme je ne l’ai P^ sencore vu fleurir , je vais prendreDuhamel pour guide,