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Tome cinquième.
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B Y S

Mœurs. Ce poi íTon se trouve avec leprécédent.

Remarque. La byena a quelques rapportsavec le guakari du Brésil , & forme ungenre particulier dans la famille des muges.C M. Adanson.J

BYOUW, f. m. ÇHifi. nat. Ichthyolog.)^°tn que les habitans des ifles Moluquesdonnent à un poisson très-bien gravé &enluminé à la premiere partie du Recueilpoissons d.’Amboine , par Coyett, au

n • 48.

II a le corps médiocrement alongé &comprimé, ou applati par les côtés ; latete & l a bouche médiocrement grandes ;Jes yeux petits.

Ses nageoires font au nombre de sept ;lavoir, deux ventrales petites au dessousd“s deux pectorales qui font aussi petitestriangulaires ; une dorsale très-Iongue , plushaute devant que derriere , une derrierel’anus assez longue ; enfin une à la queuetronquée ou quatre e. ,

Son corps est coloré de chaque côté detrois bandes vertes longitudinales, qui font1 alternative avec quatre bandes jaunâtres :la tete est verte : ses nageoires pectoralesot ventrales font jaunes : celle de la queueest pareillement jaune & bordée de verden destùs & en dessous : fa nageoire dorsale& celle de l'aniis font colorées chacune detrois bandes : Tune verte , l’autre rouge ,& la troisième jaune ; mais disposées detpaniere que la rouge tient le milieu audestùs de la bande verte dans la nageoiredorsale, au lieu que c’est la jaune qui tient*0 milieu au dessous de la bande rougedans la nageoire de l’anus : la prunelle desVeux est noire avec une iris rouge.

Mœurs. Le byouw se pêche communé-Ist< R t ^ ans mer d’Amboine.

Remarque. II forme un genre parti-rM 4 àns la famille des rémores.

tinonk^Gvs norn mée depuis Conflan-

sX’ointe ,

tantinopi.e. y

. BYSANTAGAR , f Ge'ogr. ) Jville d’Asie dans l’Inde , au royaume deCjU nxí ate > habitée par des Bramines.

B YSANTINE (Histoire ), Lut.

.nom

B Y S 6rz

que l’on a donné à un corps d’hìsloire deConstantinople imprimé au Louvre dans lecourant du xvij siécle. II est composé dedifférons auteurs grecs , éclaircis , com-mentés & publiés successivement par dif-férons savans. Les premiers parurent enï6 4 í.

BYSDAIL , f Géogr. J ville & portd’Ecosse , dans Piste d’Ulst.

BYSSE ou JBJTSSUS , V. Byssus.

ByssE , (Hifl. des arts.J II est singulierque ce mot soit le même en hébreu , engrec , en latin & en françois , fans qu’011connoisse précisément ce qu’il désigne ;on sait seulement que c’est le nom de lamatière qui servoit au tissu des plus richeshabillemens : il en est beaucoup parlé dansles auteurs profanes & dans récriture.Eqech. xxvij. i6. I. lit’. Paralip. xv. z y.Eflher , viij. i £. &c. On y lit que Davidavoit un manteau de byJJ'e , aussi-bien quetous les chantres & tous les lévites ; forquoi la plupart des Naturalistes prétendentque ce byJJ'e étoit la soie des pinnes-marines,ou du í’huître perliere mise en œuvre. V.PlNNE-MARINE.

Quelque amusante que soit cette idée, ilest difficile de se persuader que du tempsde David & de Salomon la soie du poissonpinne ait été assez commune dans ces pays-là , pour qu’un si grand nombre de genspussent en avoir des manteaux : ce qui estcertain , c’est que le byJJ'e dont il s’agit ici,étoit différent du lin ordinaire.

Le pastàge de S. Luc , chap. xvj. 1 q.où il est dit dans notre édition latine ,conformément au grec , que le mauvaisriche étoit vêtu de pourpre & de byjse ,n’embarraste pas moins les interprètes dunouveau Testament.

II est d’abord incontestable que toutesles versions espagnole , italienne , fran-coise ou autres , qui , pour s accommoderá nos usages modernes , ont traduit quiétoit vêtu de pourpre & de soie , s’éloi-gnent également de l’exactitude & du vrai.En effet, le byjsus étoit une toute autrematière que notre soie , comme on peutle prouver évidemment par un grand nom-bre d’anciens écrivains ; & , pour abréger,par le seul dictionnaire de Pollux , sifop ch. xvij.