c ® son dur après une voyelle & devantì>ne consonne ; dicter, effectif.
Le c dur & le q sans u ne font presquerçu’une mème lettre : il y a cependant unedifférence remarquable dans l’usage que lesLatins ont fait de l’une & de l’autre den^s lettres , lorsqu’ils ont voulu que laVo yelle qui fuit le q accompagné de Vu ,fît qu’une même syllabe ; ils se sontservi de qu : ainsi ils ont écrit, aqua ,'lui , quiret, reliquum, &c. mais lors-9 L1 ’ils ont eu besoin de diviser cette syl-Lbe, ils ont employé le c au lieu de notretr ema ainíi on trouve dans Lucrèce a-cu-aEn trois syllabes, au lieu de aqua en deuxsyllabes : de même ils ont écrit qui mo-n °syJIabe au nominatif, au lieu qu’ils écri-aient cu-i dissyllabe au datif. On trouveaussi Jans Lucrèce cui-ret pour quiret,felicu-um pour reliquum.
II faut encore observer le rapport du c? 11 g. Avant que le caractère g eût étéinventé chez les Latins, le c avoit enplusieurs mots la prononciation du g; ceiut ce qui donna lieu à Sp. Carvilius, aurapport de Terentius Scaurus, d’inventer. S pour distinguer ces deux prononcia-tions : c’est pourquoi Diomede, lib. II,Ca P- de litterâ , appelle le g lettre nouvelle.
Quoique nous ayions un caractère pour* e c, & un autre pour le g, cependantlorsque la prononciation du c a été chan-ge en celle du g y nous avons conservél. e c dans notre orthographe , parce queIes yeux s’étoient accoutumés à voir le c? n ces mots-là : ainsi nous écrivons tou-jours Claude , Cicogne , second , seconde-ment ,seconder, secret, quoique nous pro-noncions Glaude , Cigogne , segond , se-gondement, segonder : mais on prononce■> secrètement, secre taire.es Latins écrivoient indifféremmenticejimus ou vigejìmus ; Gaius ou Caius ;L,tì£iu s ou Cneius.
Pour achever ce qu *îl y a à dire fur cerapport du c au g , ; e n s f d d, . re ldl . d
que de transcrire ici ce què ì'1^1^^méthode latine de P. i VrSS/f ^sujet , page 6 Ay. a ce
“ Le g n est qu’une diminution du c” f u ra PPort de Quintilien ; aussi ces deuxK ettres ont-elles grande affinité enscm-
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», ble, puisque de KuStpnírne nous faisons», gubernator ; de kàu;, gloria ; de agere ,», aclum ; de nec-otium, negatium &», Quintilien témoigne que dans Gaius,», Gneius , on ne distinguoit pas si c’étoit», un c ou un g - : c’est delà qu’est venu»> que de centum on a formé quadringenn ,», quingenti, septengenti, &c. de poincere,>1 qui est demeuré en usage dans les fa-», crifices, on a fait pot / igere ; & sem-», blables.
»» On croît que le g n’a été inventé», qu'après la premiere guerre de Car-», thage , parce qu’on trouve toujours le c», pour le g dans la colonne appellée ros-» trata , qui fut élevée alors en l’honneur», de Duilius consul, & qui se voit encore», à Rome au capitule ; on y lit, macis-»» tratos leciones pucnando copias Carta-„ cinienfis : ce que l’on ne peut bien»» entendre si l’on ne prend le c dans la„ prononciation du k. Aussi est-i! à re-,» marquer que Suidas parlant du croisant», que les sénateurs portoient fur leurs», souliers, l’appelle rò x.u%Ka ; lai-
», sant astèz voir par-là que le c & le £„ pastoient pour une même chose, comme», en effet ils n’étoient point différons dans», la prononciation ; car au lieu cju’au-», jourd’hui nous adoucissions beaucoup le c», devant Ve & devant IV , en forte que», nous prononçons Cicero comme s'il y», avoit Sise w , eux au contraire pronon-», çoient le c en ce mot & en tous les», autres, de même que dans caput &», dans corpus, kikero. »,
Cette remarque se confirme par la ma-niéré dont on voit que les Grecs écri-voient les mots latins où il y avoit une,fur - tout les noms propres, C'césar, vt<*cr«p ;Cicero, Kixsfw , qu’ils auroient écrit Sirípm-,s’ils avoient prononcé ce mot comme nousle prononçons aujourd’hui.
Voici encore quelques remarques furle c.
Le c est quelquefois une lettre eupho-nique , c’est-à-dire, mise entre deux voyel-. les pour empêcher le bâillement ou hiatus;\ fi-c-ubi , au lieu àe si-ubi, si en quel-que part, fi en quelque endroit, nun-c-ubi 9pour num-ubi ? est-ce que jamais ? est-cequ’en quelque endroit ?
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