6z 8 C
Quelques auteurs ont cru que le c venoitdu chaph des Hébreux, à cause que lafigure de cette lettre est une espece dequarté ouvert par un côté ; ce qui faitune sorte de c tourné à gauche à la ma-niéré des Hébreux : mais le chaph est unelettre aspirée qui a plus de rapport au x>chi , des Grecs qu’à notre c.
D’ailleurs les Latins n’ont point imitéles caractères hébreux. La lettre des Hé-breux dont la prononciation répond da-vantage au iíckcis* & a notre c , c’est lekouph dont la figure n’a aucun rapport au c.
Le P. Mabillon a observé que Charle-magne a toujours écrit son nom avec lalettre c ; au lieu que les autres rois de laseconde race, qui portoient le nom deCharles , l’écrivoient avec un k ce quise voit encore sur les monnoies de cestemps-là.
Lè C qui est la premiere lettre du motcencum , étoit chez les Romains une lettrenumérale qui fignifioit cent. Nous en sai-sons le même usage quand nous nous ser-vons du chiffre romain, comme dans lescomptes qu’on rend en justice, en finance,Deux C C marquent deux cents , &c.Le c avec une barre au dessus, commeon le voit ici, fignifioit cent mille. Commele C est la premiere lettre de condemno yon Pappelloit lettre funeste ou triste , parceque quand les juges condamnoient un cri-minel, ils jetoient dans l’urne une tablettesor quoi la lettre c étoit écrite ; au lieuqu’ils y écrivoient un A quand ils vou-loient absoudre.. Univers judices in ciflamtabulas fimul conjiciebant suas ; eafqueinsculptas litteras liabebant ? A , absolu-tionis ; C , condemnatioms. AfconiusPedianus in Divinat. Cic.
Dans les noms propres, le C écrit par"abréviation lignifie Caius : s il est écritde droit à gauche, il veut dire Caia.Foye\ Valerius Probus, de notis Roma-norum , qui se trouve dans le recueil desgrammairiens latins , Auclores hnginvlatince.
Le C mis après un nom propre d’homme,ou doublé après deux noms propres, mar-quoit la dignité de consul Ainsi Q. Fabio& T. Quintio CC, signifie sous le consulatde Quintus Fabius } & de Titus Quintius.
C
En italien, le c devant IV ou devant IV ,a une forte de son qui répond à notretche, tchi , faisant entendre le t lisible-ment : au contraire si le c est suivi d’une h ,on le prononce comme ké ou qué, ki ouqui : mais la prononciation particulière dechaque consonne regarde la grammmaireparticulière de chaque langue.
Parmi nous, le C fur les monnoiesétoit la marque de la ville de Caen enNormandie. (F)
C, dans le Commerce : cette lettrefeule, ou suivie, ou précédée de quel-ques autres, sert aux marchands , négo-cians , banquiers & teneurs de livres , pourabréger certains termes qu’ils font obligésde répéter souvent dans les écritures , qu’ilsportent sor leurs journaux ou registres.C. signifie compte : C. O. compte ouvert;C. C. compte courant; M. C. mon compte ;S. C. son compte ; L. C. leur compte ;N. C. notre compte. Foyer ABRÉVIA-TION. (G)
$ C , ÇMusique.) Cette lettre étoit,dans nos anciennes musiques , le signe dela prolation mineure imparfaite , d’où laméme lettre est restée parmi nous , celuide la mesure à quatre temps , laquellerenferme exactement les mêmes valeursde notes. Foyer Mode , Prolation ,(Musique.) (S)
Lorsque dans les musiques Italiennes &Allemandes des siecle.s précédons, & ducommencement de celui-ci, on trouve unC à la clef d’une piece de musique , fansaucun mot qui en décide le mouvement,c’est toujours un adagio.
Lorsqu’à la clef d’un canone'chinso adeux parties , on trouve un C simple &un C barré l’un dessus l’autre , c’est unemarque qu’une des parties chante ou exé-cute le chant, tel qu’il est noté , & que1 autre donne à toutes les pauses , notes ,Ùc. le double de leur valeur: la partiedont la marque est en haut, commence lapremiere. Voyez un canone'chinso únh note& son effet, fig. x. planche F de Mustq•Suppl. des p lanches.
La lettre C majuscule dans le courantd’une bastè continue marque que le deiso 9 ’Ç canin) commen e à chanter.
Quelquefois aussi on indique le prenu er