6<j 4 CAB
fait sécher. H y en a de grands & de petits ;les uns pour la marchandise d’élite , & lesautres pour la commune ; on les couvreégalement avec une toile ordinairementbleue ou violette. Voye% FIGUE.
Cabat se dit auíîì dans quelques provin-ces de France , d’une mesure à mesurerles grains, particulièrement le bled. (Gft
CABASET , f. m. signifioit autrefois ,dans l’art militaire une armée défensivequi couvroit la tête. Ce mot vient, selonNicod , de l’Hébreu coba , qui signifie uncasque ou heaume , ou de l’Espagnol ca-bepa , tête. C Q J
* CABAY , s. m. sHis. ft c’est le nomque les Indiens , & les habitans de l’ifle deCeylan & d’Aracan , donnent à des habitsfaits de foie ou de coton ornés d’or, queles seigneurs & principaux du pays ontcoutume de porter.
CABBELLAU, f. m. (Hift. nat. Ichth.ftpoiíïòn d’Amboine, fort bien gravé & en-luminé fous ce nom & fous celui de cabel-laau de Vise Maurice , par Coyett , aun°. 6 z delapremiere partie de son Recueildes poissons d’Amboine.
II a le corps médiocrement alongé &presque cylindrique, peu comprimé par lescôtés ; la tête & les yeux médiocres j labouche grande & montante.
Ses nageoires font au nombre de sept :savoir , deux ventrales , petites , placéesfous le milieu du ventre , aíïez loin der-rière les pectorales qui font rondes & petites;une dorsale fort longue , un peu plus bassedevant que derrière ; une longue & baíïèderriere 1 anus ; enfin une derriere la queuequi est quarrée. _
Son corps est jaune avec une large bandenoire , étendue de chaque côté depuis lesommet de la tête jusqu’à la queue ; latête est brune, piquetée de noir ; ses yeuxont la prunelle bleue , entouree d une irisrouge ; ses nageoires font cendre-noir.
Remarque. Le cabbellau fait , avec levoorn d’Amboine , un genre particulierde poiston dans la famille des remores.( M. An an son. ft .
CABE, (Géogr.ft petite nviere d Es-pagne au royaume de Galice , qui se jettedans le Velezar , & tombe avec lui dansle Minho.
CAB
CABEÇA - DE - VIDE , f Geogr. ftpetite ville avec château , en Portugal ,dans l’Alentéjo , à cinq lieues de Port-Alegre. Long. z o. a 8 . lat. 39.
* CABELA, f Hift. nat. ft c’est le norqd’un fruit des Indes occidentales , quireííèmble beaucoup à des prunes : l’arbrequi le produit ne différé presqu’en riendu cerisier.
CABENDE , (" Ge'ogr. ft ville & portd’Afrique au royaume de Congo, dans laprovince d’Angoy , où il se fait un grandcommerce de Negres.
CABES ou GABES , f Ge’ogr. ft villed’Afrique au royaume de Tunis , assezprès du golfe du même nom. Long. s. 8 -50. lat. 33. Ao.
CABESTAN , f. m. (Mar.ft c’est unemachine de bois reliée de fer , faite enforme de cylindre , posée perpendiculai-rement fur le point du vaisseau, que desbarres passées en travers par le haut del’aissieu font tourner en rond. Ces barresétant conduites à force de bras , íônttourner autour du cylindre un cable , anbout duquel font attachés les gros fardeauxqu’on veut enlever. Voye\ Cable.
C’est encore en virant le cabestA 1qu’on remonte les bateaux, & qu’ontire fur terre les vaisseaux pour les cal-fater , qu’on les décharge deDplus grossesmarchandises, qu’on leve les vergues &les voiles , aussi bien que les ancres-Voye\ Ancre.
II y a deux cabesans fur les vaisseaux ,qu’on distingue par grand & petit cabeftan'-le grand cabesan est placé derriere le grandmât fur le premier pont, & s’éleve Mqu’à quatre ou cinq piés de hauteur a udeíïùs du deuxième. Voye\ PI. IV. M'z. n°. z o z. On l’appelle aussi cabeft a11double , à cause qu’il sert à deux étag eSour lever les ancres , & qu’on peut dou-ter fa force en mettant des gens fur l eSdeux ponts pour 1e faire tourner. ,
Le petit cabesan est posé sur le ss co sipont, entre le grand mât & te w.at .misene. Voyez, PI. IV. sg. z. n°. z° 3 - 11sert principalement à iflèr les mâts de hun& tes grandes voiles , & dans les occafiooù il faut moins de force que pour levles ancres.