Band 
Tome sixième.
Seite
48
JPEG-Download
 

48 C A M

gatitts , J. B. est une espece de narcisse ,dont !a racine confient beaucoup d’huile &de sel estèntiel ; elle est purgative & apéri-tive , à la dose de deux gros en infu-sion.

On prétend qu’elle ne vaut rien pour lesnerfs ; mais qu’appliquée extérieurement,elle est bonne pour les brûlures, les bleílu-res, & les hernies.

Clusius & Lobel prétendent que toutesles racines de toutes les efpeces de narcislèexcitent le vomistèment. ( N)CAMPECHE, ou S. ERANCISCO ,( Ge'ogr. ) ville de l’Amérique septentrio-nale , dans la nouvelle Espagne, sur la côteorientale de la baie de Campeche. Long.2 , 87 . lat. 19 . 20 .

CAMPEMENT, s. m. ( Art militairesquand une armée doit changer de position ,on fait partir quelques heures à l’avance ,suivant l’éloignement ou la proximité del’ennemi, un détachement, dont l’objetest d’aller s’emparer du terrein qu’elle doitoccuper, & d’y tracer & marquer le nou-veau camp. Ce détachement, que nousappelions campement, est composé des bri-gadiers & carabiniers de la cavalerie, destergens & caporaux de l’infanterie , dontle nombre fe réglé fur celui des compa-gnies, des escadrons, & desbataillons.dechaque régiment, d’un officier major, d’uncapitaine, & de deux lieutenans par bri-gade 5 des nouvelles gardes ; d’un certainnombre de compagnies de grenadiers, &cde troupes de cavalerie ; le tout aux ordresdumaréchal-de-champ de jour, qui est ac-compagné par le maréchal-général des lo-gis de l’armée, par le major-général de1 infanterie, parle maréchal - général deslogis de cavalerie , p ar [ e major-généraldes dragons , pai le major de Partillene ,& par les officiers supérieurs de piquet, quitous s’emplosontfous lesordres de cet offi-cier général, à tout ce qui est relatifàré-tablissement du nouveau camp. I, y a ord j_nairement au campement un préposé poul-ies vivres, qui reçoit les ordres du maré-chal-de-camp fur ce qui concerne cettepartie. Voye\ tous ces détails dans l esordonnances Ù reglemens concernant l eservice de la cavalerie u de l infanteriem campagne ,

C A M

Lorsque le camp est près de l’ennemi,on augmente , selon qu’on le juge à pro-pos , l’escortc du campement. D11 reste ,c’est au maréchal-de-camp de jour à fairesa marche avec tout Tordre & toute la pré-caution possibles, à occuper & à couvrir!e terrein destiné pour farinée , de ma-niéré à prévenir toute surprise, & à ceque le tracé du camp se faste sans troubleni empêchement de la part de l’ennemi.Voye\ Détachement.

CAMPEN, ( Ge'og. ) ville forte des pro-vinces unies des Pays-Bas , dans la provinced’Overissel. Long. 23. 28. lat. 52. 38.

CAMPER pour uriner, (SE) Mare-chaLlerie, est un signe de convalescencedans de certaines maladies où le cheval n’a-voit pas la force de fe mettre dans la situa-tion ordinaire de chevaux qui urinent.{V)

, CAMPEN, ( Ge’og. ) petit royaumed Asie, dans Pile de Sumatra.

CAMPERCHE , f. f. ( tapi fier.) barrede bois, ainsi appellée par les'baíle-listiersou ouvriers en tapisseries de basse-lisse , quitraverse leur métier d’une roine à l’autre,& qui soutient les sautriaux où sont atta-chées les cordes des lames. Voyez Basse-LISSE.

CAMPESTRE ou C AMPESTE, f. si( Hift. anc. y c’étoit chez les Romains uneespece de culotte ou d’habillement sem-blable à ce qu’on appelloit autrefois parminous tonnelet , bas de foie tourné en rond,ou haut-de-c hausses, tels qu’on en volt furdes tableaux du régné d’Henri II, CharlesIX , Henri III, ou tels qu’en portent er.-.core aujourd’hui les danseurs de corde.Cette partie de Phabillement que nos ancê-tres avoient convertie en parure par fa for-me d’étoffe précieuse garnie de galons &de rubans, n’étoit chez les anciens qu’untablier destiné à se couvrir dans les exerci-ces du champ de Mars, & qui prenantdepuis le nombril jusqu’au milieu des cuis-ses, laissoit tout le reste du corps à nu;ou l’on en avoir de faits exprès comme descaleçons, ou on les formoit au besoin avecla tunique. ( G)

CAMPHRE, f. f. ( Hift. nat. lot. &chymie.) en latin camphora ou caphura,C’ est une substance blanche, transparente,

solide»