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Tome sixième.
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dancc, qu’on en tire suffisamment pourfournir plusieurs provinces, 6c qu’il s enformeroit aile/, pour l’usage de tout leroyaume, s’il étoit nécestàiie. Ces dîneronscrémens de terre salee, qui ont ete couv ertspostérieurement par d’autres r.tterrisse-mens ddimon & de terre douce amenéepar les dtbordemens succestiís du Rhône,donnent lieu de penser que l’eípace c'eBeaucaire jusqu’à la mer, n’étoit autrefoisqu’un golfe ou bras de mer , dans lequelse déchargeoit le Rhône.

II est aisé de juger , après une telle ex-position du local, que les arrosemens faitsà 'propos sont indispensables dans toutesces terres à droite & à gauche du Rhônedepuis Beaucaire jufqu’à la mer, ce quicomprend la Camargue , L'c. &c. M. Vir-gile , dont l’excellent mémoire fur cet ob-jet est inséré parmi ceux des savons étran-gers , tome propose de fertiliser toutesces terres arides par les arrosemens duRhône, en élevant son lit ou canal dansl’endroit où ce fleuve est resterré entre lesdeux rochers de Beaucaire ôc de Taraf-con. La digue nécessaire pour le rehau'-sement du Rhône , facilitèrent en mémetems la construction d’un pont de pierre,qui seroit très-utile en cet endroit, oùles Romains en avoient un si magnifique ,qu’on l’appelloit pons ecrarius , pont dutrésor. Cet excellent citoyen fait voir quece seroit un moyen, i°. de dessécher tousles marais qui font considérables dans leLanguedoc 6c la Provence ; i°. de facili-ter la navigation par les canaux qui ser-viroient également à la navigation & àl’a r r o sèment ; z", de donner la facilité d’é-levcr leMt en France, où il croît auíïiaiíémenF'îju’ailleurs.

De tous les faiseurs de projets de ca-naux d’arrosement, aucun ne s’est plusdistingué dans ce genre que le savant au-teur de !a France agricole £? marchande.II observe d’abord que les sorts labours 6cles engiais foi ment la base de toute bonneculture , 6t que par ce moyen le fol le plusingrat devient fertile , & décuple Ion pro-duit | que cette amélioration ne peut seprocurer qu’avec des bestiaux 6c des prai-ries : ressource qui manque dans les payssecs 6c atides, éloignes des sources & des

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rivières , telle qu’est, par exemple, lapartie de la Champagne qu’on appellePouilleuse. II démontre qu’il est aiié d’ysuppléer , en formant avec les sources quipeuvent se trouver dans le voisinage, &à leur défaut avec les eaux de pluie, des ré-servoirs , des étangs , des canaux 6c des ri-goles pour arroser les terres labourables6c les prés artificiels ciue l’on fcimcroitdans ce pays. Ne íèroit-il donc réservé qu’àcerta ns pays dans le Languedoc, dans leRoustìIJon, dans Je Dauphiné , d’arro.fc-rleurs teneslabi tuées 6c leurs prairiesaveedes rigoles qu’ils dérivent des rivières, ouavec des eaux qu’ils élèvent par le moyendes l oues ? Quoi ! si dans la plupart des pro-vinces 011 connoîtle prix des eaux de riviè-re , íi on les recherche avec tant d’cmpresis èment, comment fà-t-on si peu de cas deseaux de réservoirs, de mares 6c d’étangs ,qui font fécondes par clles-rr.cmes 6c si fa-vorables à la végétation ? Puisque seau estde tous les moyens le plus efficace peurfèrtiliier les texreins les plus ingrats, faisonsdonc tous nos estòrts pour en procurerpar-tout, en multipliant lc-s réservoirs 6cles canaux. Nos moissons serolcnt bienplus abondantes, si la chaleur 6c l’ariditén’arrétoient les progrès des plantes céréa-les , dont les racines réemploient que deuxà trois pouces tíe terre fur une superficiebientôt d estoc bée par les premiers rayonsd 11 soleil 6c les hâles du prinrems , 6m.

Après avoir établi ces principes par uneinfinité d’cxemples plus Persuasifs encoreque Jes raifonncrr.cns , puisqu ils (ont ion-dés fur f expérience , Fauteur choisit pourl’application de son système, une contrésde la Champagne , qui comprend les vil-lages de Poivre, de Mailly , de Renon-• í? l,rs ' & si- ir se grand chemin de Vitry àMeatix , a cause de la sécheresse 6c de Fin-. gratitude naturelle de son sol : an moyendes réservoirs d’eau qu’il y fait creu er,des canaux d’arrosage qu’il en tire , 6c deI amélioration des terres, causée par ceseaux rassemblées, qui nourrissent en mimetems de vastes prairies artificielles, il dé-montre un profit de cent pour un en peud’années , par des calculs auxquels on nepeut se reluser. r ,.. . ■ i -

11 est étonnant quel’hommc, avec que!»