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mais il faut bien se garder d’en faire unusage déplacé. Elle est utile dans lesaccou-chemens laborieux, pour Fexpulsion dufœtus, de l’arriere-saix & des vuidanges,dans les femmes froides, phlegmatiques,& dont les forces languissent : mais il fauts’abstenir de ce remede dans les tempéra-mens échauffés, pléthoriques, & dans lescas où l’on craint quelque inflammation.On en éprouve au contraire le succès dansles maladies qui proviennent d’un phlegmemuqueux, dans celles où il régné un défautde chaleur & de mouvement, occasionnepar l’habitude flasque des vaisseaux, ou parla constitution languissante des humeurs.
On peut ajouter l’huile de canelle auxpurgatifs, non-feulement pour les rendremoins désagréables au goût, mais encorepour prévenir les flatulences & les tran-chées. On la fait entrer dans les linimens,les onguens & les baumes, tant à cause defa bonne odeur , que parce qu’elle estéchauffante , résolutive & difcussive.^
Comme elle est extrêmement acre,brûlante & corrosive , elle cautérise avecpromptitude , quand on l’applique exté-rieurement. Quelques chirurgiens Fontemployée dans la carie profonde des os :mais outre qu’on a d’autres remedes plusfaciles & plus sûrs , son prix excessif em-pêche de s’en servir. Tout le monde enconnoît l’usage dans le mal de dents ; maiselle ne le guérit qu’en desséchant & brûlantle nerf par son âcreté caustique ; il ne fautdonc l’employer qu’avec prudence dans cecas-ci, & dans tous ceux dont nous avonsparlé.
. Auteurs. Je n’cn commis point de par-ticuliers fur la canelle. II n’y a de bonnesfigures du canellier , que celles des bota-nistes Holîandois; d’un autre côté, je nesache aucun voyageur dont les relationsméritent notre confiance fur ce sujet. L’a-cadémie des sciences ne Fa point traité,& 1 on ttpnve peu de détails intérestansdans les 1 ran suclions philosophiques. Ar-ticle communiqué par M. le chevalier de
J AU COURT.
Canelle, (le pays de la) Géo S .
grande contrée de 1 île de Ceylan. L’arbrequi fournit la canelle lui a donné son nom,u cause de la grande abondance qu’on en
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retire. II y a des mines de pierres précieu-ses très-riches; les Holîandois font maîtresdes côtes.
CANELUDE ou CANELADE, f. f.( Fauconn .) especede curée, composée decanelle, de sucre, & de moelle de héron.Les fauconniers préparent cette curée & lacontient à leurs oiseaux, pour les rendreplus héroniers, plus chauds & plus ardensau vol du héron.
CANENTE , (Mytk.) fille de Janus &de v enilie, epoulà Ficus, fils de Saturne& roi d’Italie. Elle prit son nom , ditOvide , de la beauté de fa voix. Canenteayant perdu son époux , qu’elle aimoittendrement, en conçut tant de chagrin,qu’après avoir paflé íix jours fans manger& fans dormir , courant au milieu des bois& des montagnes , enfin accablée de las-situde , elle se coucha sur les bords duTibre , où fa douleur la consuma de tellesorte , que son corps disparut peu à peu ,& s’évapora dans les airs: il ne resta d’elleque la voix , & son nom fut donné au lieuoù elle a cestè d’être. Cette métamorphoseest uniquement fondée sur le nom de C’a-nente. Elle fut mise avec son mari au nom-bre des dieux indigetes de Fltalie. M. dela Mothe a fait un opéra intitulé Canente.( + )
CANEPHORES , f. f. pi. (Ilijì. anc.)
pone-coi beilles , du grec An , corbeille ,6c (pi (u, je porte. C’étoient à Athènes deuxjeunes vierges de qualité , consacrées auservice des dieux, & particulièrement deMinerve, dans le temple de laquelle ellesdemeuroient. Dans les panathénées, lescanephores parées superbement, porroientfur leurs têtes des corbeilles couronnées defleurs & de myrte, & remplies de chosesdestinées au culte des dieux. Elles commen-çoient la marche dans les processions solem-nelles, & étoient suivies des prêtresses 6cdu chœur. On les nommoit encore Xijlo-phores. ( G )
CANEFHORIES, f. f. pi. ( Myth. )fêtes de Diane chez les Grecs, dans les-quelles toutes les filles nubiles offroienr àcette déesse des paniers pleins de petits ou-vrages faits à Faiguille, & faisoient con-noître , par cette offrande qu’elles s’en-nuyoientdu célibat. D’aucres auteurs disent
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