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avec plus de vraisemblance , qu’à Athènesies cane'phones croient une cérémonie quifaisoit partie de la fête que les jeunes fillescélébroient la veille de leurs noces, St quise pratiquoit ainsi : la fille, conduite parses parens au temple de Minerve, préfen-toit à ceite divinité une corbeille rempliede présens, asin que Minerve rendît heu-reux le mariage qu’elle alloit contracter ;ou plutôt, comme remarque lescholiaítede Théocrite , c’étoit uneespeced’amendehonorable que ces filles alloient fibre à lachaste Minerve, pour 1 ’appaifer & détour-ner fa colere de ce qu’elLs nei onservoientpas à (on exemple leur virginité. ( G )
CANEPIN, (. f. ( MegiJ/ier.ì c’elt unepellicule trèò-mince , que les mégissiers ti-rent de deíliis les peaux de chevreau oude mouton qui ont été pastl’es en mégie.C’est précisément ce que les anatomistesappellent Yépiderme dans l’homme.
Paris est J’endroitdeP’ranceoù l’on faitmieux lever le canepin ; ce font les peaus-siers qui font cette opération.
Les gantiers appellent ordinairement lecanepin , cuir de poule;Sc c’est avec certeforte de cuirs qu’ils fabriquent la plusgrande partie des gants que portent lesfemmes , sur-tout dans l'été. On en faitausii des éventails.
Le canepin qu’on tire de dessus la peaudes chevreaux , est le plus estimé pour lafabrique des gants.
* Les couteliers en font un grand usagepour estàyer leurs lancettes, & savoir fielles sont assez pointues St aííèz tranchan-te*. Us tendent un morceau de canepinentre le pouce St l’index d’un bout, Stentre le doigt du milieu St l’annulaire del’autre bout, écartant l’index St l’annu-Jaire. Ils placent ensuite la pointe de lalancette íur ce canepin tendu ; ils élèventla du sse ; fi la lancette par son proprepoids perce le canepin lans faire aucunf ruit, elle est aslèz pointue St assez tran-chante ; fl elle ne le perce point, ou qu’ellefaste un petit bruit en le perçant, elle estcensée ne piquer ni ne couper assez.
11 y a du choix dans le canepin ; celuiqui est épais St jaunâtre ordinairement nevaut rien pour 1 estai de la lancette. U fautprendre celui qui est le plus mince, le plus
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blanc, St le plus doux au toucher.
CANES, ( Ge'og .) petite ville de Franceen Provence, fur le bord de la mer Médí*-serran ée.
CANET, (Ge'og.) petite ville de Francedans le comté de Roussillon.
Canet , (Ge’og.) petite ville d’Espagnedans la Cataiogne, au territoire de Gi-rone.
CANET A, ( Ge’og.) petite riviere d’I-talie, au royaume de Naples, dans la Ca-labre citérieure, qui se jette dans le golfede Parente.
CANETO, (Ge'og.) petite ville d’Italie,au duché de Mantoue , fur l'Oglio. Longit.27. çç. lad t. 45. 10.
CANETTE , f. f. terme de blason ; ons’en sert en parlant de petites canes, qu’onreprésente comme des merlettes avec cesailes serrées. La différence est, qu’ellesontbec St jambes ; au lieu que les merlettes11’en ont point. Voye\ Meri.etTK. (L'), * CANEVAS, f. m. (Comm.) toileécrue, claire, de chanvre 011 de lin , donton le sert pour les ouvrages de tapisserie àl’aiguille. Cette toile est divisée en car-reaux qui dirigent l’ouvrage ; St même ledessinateur, lorsqu’i! trace sur cette toiledes fleurs, des fruits, des animaux, à rem-plir en laine , en foie, en or St argent,en marque les contours avec des fils de dif-férentes couleurs , qui indiquent à la bro-deuse les couleurs qu’elle doit employer.Nous allons proposer ici une sorte de cane-vas qui rendroit la broderie, soit en laine,soit en soie,infiniment plus belle, moins lon-gue St moins coûteuse : ee font ceux qui seferoient sur le métier des ouvriers en foie.On monteroit le métier comme s’il étoitquestion d’exécuter le dessein en brocher ;mais on ne brocheroit point : ainsi le des-sein r ester oi t vuide en-deílòus , íl seroitcouvert en-dcstùs par des brides, commeà la gase, St tout le fond seroit fait ; la bro-deuse n’auroit plus qu’à remplir les endroitsvuides. II est étonnant qu’on ne se soit pointencore avisé de faire de ces canevas ; lepoint en est infiniment plus beau St plusrégulier qu’il ne se peut faire à l’aiguille:le métier fait en même tems la toile St lepoint; St chaque coup de battant fait unerangée de points de toute la largeur du me-