CAN
antérieure de la vessie & le rectum ; ce quioccafionneroit des dépôts qui font capablesde faire périr les malades. Voye\ le pre-mier volume des mémoires de Vacadémieroyale de Chirurgie , & l’article LlTHO-TOMIE dans ce dictionnaire.
M. Foubert fe sert aussi d’une cannuleparticuliers pour les personnes auxquelleson a fait une incision au périnée , pourprocurer le cours des urines & du pus dansîe cas de vessie ulcérée ou paralytique. Voy.Boutonnière. Cette cannule a à sonextrémité postérieure un petit robinet, aumoyen duquel les malades peuvent urinerà leur volonté , & ne font pas continuelle-ment baignés de leur urine, qui s’échappcpar les cannules ordinaires, à mesure quece liquide excrémenteux distille par les ure-tères dans la vessie.
M. Petit a inventé une cannule faited’un fil d’argent tourné en spirale, qui larend flexible dans toute là longueur. Cettecannule a un pied & demi de long ; elle estgarnie à son extrémité d’un morceau d’é-ponge, elle sert à enfoncer dans l’estomac,ou à retirer de l’œfophage les corps étran-gers arrêtés à la partie inférieure de ceconduit. Lorfqu’on veut fe servir de cetinstrument, on met dans la cannule un brinde baleine proportionne' à fa longueur &à son diamètre, afin de lui donner toute laforce qui lui est nécessaire pour l’ufage au-quel elle est destinée. Cette baleine estplus longue que la cannule & l’extrêmitéqui n’entre pas dedans est plus grossie, afinqu’cllc puisse íervir de manche. La baleineainsi adaptée , est retenue en place dans lacannule par deux petits crochets qui sontau dernier fil de cette cannule & qui s’en-grenent dans deux rainures qui sont au man-che de la baleine. Voye^ la sig. I } pi. V,de Chirurgie.
Les anciens qui faiscient un grand usagedu cautère actuel, avoient des cannulesde fer ou de cuivre , semblables à des cer-cles peu élevés, à travers defquelles ils pssi-foient le fer rougi. ,
On ne doit pas se servir fans nécessitédes cannules pour le pansement des plaies,parce que ces corps étrangers rendent lesparois des plaies dures & calleuses, & oc-casionnent des fistules. II ia llt s ’ tn s crv se
CAN ifi
à propos & en supprimer l’ufage à teins.
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CANO ou ALCANEM , ( Géogr .)royaume d’Afrique dans la Nigritie, avecune ville qui porte le même nom.
* CANON , f. m. ce terme a dans notrelangue une infinité d’acceptions différen-tes , qui n’ont presque aucun rapport lesunes avec les autres. II désigne un cata-logue y une décifion , une arme , & plu-sieurs instrumens méchaniques de diffé-rentes fortes.
* Can on , en Théologie , c’esl un cata-logue authentique des livres qu'on doitreconnoître pour divins, fait par une au-torité légitime, & donné au peuple pourlui apprendre quels font les textes origi-naux qui doivent être la réglé de fa con-duite & de fa foi. Le canon de la Biblen’a pas été le même en tout tems ; il n’apas été uniforme dans toutes les sociétésqui reconnoistènt ce recueil pour un livredivin. Les Catholiques Romains- font encontestation fur ce point avec les Protef-tans. 'L’églife chrétienne, outre les livresdu nouveau-Testament qu’elle a admisdans son canon , en a encore ajouté, dansle canon de l’ancien-Testament qu’elle areçu de l’églife Juive, quelques-uns quin etoient point auparavant dans le canon.de celle-ci, & qu’elle ne reconnoilïòicpoint pour des livres divins. Ce sont cesdifférences qui ont donné lieu à la distribu-tion des livres saints en protocanoniques ,deutérocanoniques , & apocryphes. II faut
cependant observer cju elles ne tombentque fur un très-petit nombre de livres.On convient fur le plus grand nombre quicompose le corps de la Bible. On peutformel- fur le sujet que nous traitons, plu-sieurs questions importantes. Nous en allonsexaminer quelques-unes, moins pour lesdecider que pour proposer à ceux qui doi-vent un jour fe livrer â la critique, quel-ques exemples de la maniéré de disouterà d’éclaircir les questions de cette nature.
Y a-t-il eu che\ les Juifs un canon deslivres sacrés î Premiere question. Le peu-ple Juif ne reconnoissoit pas toutes fortesde livres pour divins ; cependant il accor-doit ce caractère à quelques-uns : doncil y « eu che\ lui un canon de ces livres >
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