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Tome sixième.
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gonie, vers l’an 375 ; enfin Tan 381 se tintle second concile universel à Constanti-nople.

Les canons de ces sept conciles tarentrecueillis en un corps qu’on appella le codedes canons de VEglise universelle , aux-quels on ajouta ceux du concile d’Ephese,qui tat le troisième œcuménique tenu en430, & ceux du concile de Chalcédoine,tenu en 450 : on y ajouta aussi les canonsdes apôtres, au nombre de cinquante, &ceux du concile de Sardique, tenu en 347,& que l’on rcgardoit en plusieurs églisescomme une fuite du concile de Nicée.

Tous ces canons avoient été écrits engrec, & il y en avoir pour les églises d’Oc-cident une ancienne version latine , donton ne fait pas fauteur. L’église romaine s’enservit jufqu’au commencement du sixièmesiécle ; & les autres églises, particulière-ment celles de Gaule & de Germanie, n’enconnurent point d’autres jufqu’au neuviemesiecle. Mais vers l’an 5 30 l’abbé Denys lePetit fit une autre version des canons, plusfideîle que l’ancienne, & y ajouta tout cequi étoit alors dans le code grec; savoir,les cinquante canons des apôtres, ceux duconcile de Chalcédoine, du concile de Sar-dique, d’un concile de Carthage, & dequelques autres conciles d’Afrique. II fitaussi une collection de plusieurs lettres dé-crétâtes des papes, depuis Silice qui mou-rut en 398 , jusqu’à Anastase II, qui mou-rut en 498. Voye\ Décrétales.

La collection de Denys 1 e Petit tat desi grande autorité, que l’église romaines’en servit tou j oins depuis, & on l’appellasimplement le corps des canons de l’églised’Afrique , formé principalement des con-ciles tenus du tems de S. Augustin. LesGrecs la traduisirent pour leur usage ; &Charlemagne l’ayant reçue en 787 du papeAdrien I, l’apporta dans tes Gaules.

Les Orientaux ajoutèrent aussi des ca-nons à l’ancien code : savoir, trente-cinqcanons des apôtres, ensorte qu ils en comp-toient quatre-vingt-cinq ; 1e code de l’é-glise d’Afrique, traduit en grec; les canonsdu concile inTrullo, laits en 692., poursuppléer au cinquième & au sixième con-ciles qui n’avoient point fait de canons ;ceux du second concile de Nicée, qui tat

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1e septieme œcuménique tenu en 787 : toutcela composa te code des canons de l’églised’Orient ; & ce peu de loix suffit pendant800 ans à toute l’église catholique.

Sur la fin du régné de Charlemagne onrépandit en Occident une collection descanons , qui avoit été apportée d’Espagne,& qui porte 1 e nom d’un Isidore, que quel-ques-uns surnomment 1e marchand , IJì-dorus mercator : elle contient les canonsorientaux , d’une version plus ancienne quecelte de Denys 1 e Petit, plusieurs canonsdes conciles de Gaule & d’Eípagne, & ungrand nombre de décrétâtes des papes desquatre premiers siécles jusqu’à Sirice, dontplusieurs sont fauslès 6 c supposées. Voye\Décrétales.

On fit ensuite plusieurs compilationsnouvelles des anciens canons, comme celtede Réginon abbé de P rum , qui vivoitl’an 900 ; celte de Burchard , évéque deVorms, faite l’an 1020 ; celte d’Yves deChartres, qui vivoit en 1100 ; & enfinGratien, bénédictin de Boulogne en Italie,fit la sienne vers l’an 1151 : c’est celte quiest ta plus citée dans 1 e Droit canon. Fleury,Injlit. au Droit eccléf. tome I , part. I ,chap. 1 ,pag. x, 3,4, Ç , 6, 7, 8, & 10.

Gratien mit à fa collection des textesde la Bible, tes sentimens des peres fur tesplus importantes matières ecclésiastiques ,& intitula son ouvrage la concordance descanons discordons ; il le partagea par or-dre de matières, & non par ordre de tems ,comme on avoit fait avant lui. Cette com-pilation fait partie du Droit canonique, 6 cest appellée décret. Voye\ DÉCRET,Canonique ( Droit ).

On nous a depuis donné diverses collec-tions des conciles, où l’on en a conservéles canons , comme celte des PP. Labbe &Costàrt, Hardouin , &c.

Les canons des conciles sont pour l’ordi-naire conçus en forme de loix, en termesimpératifs , quelquefois conditionnels, &où l’injonction est presque toujours accom-pagnée de la peine infligée à ceux qui lavioleront. Quand il s’agit du dogme , lescanons sont quelquefois conçus en formed’anathême ; c’est-à-dire que tes peres duconcile y disent anathème , ou excommu-nient quiconque soutiendra telle ou telle