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quartier y &c. Si les noms cîes premierscanons furent dictés par une exagérationpuérile, leurs formes ne furent pas moinsgigantesques. On n’étoit point astêz savantalors pour former un système d’artilleriefondé sur la physique : plus les canonsétoient longs, plus leur diamètre étoitgrand, meilleurs on les croyois. On en afait qui avoient jtffqu’à 2.8 pieds de lon-gueur : on prétend que les Turcs en ont fon-du qu' porroíent des boulets de 300 livres ;}e laisse à juger quel devoir être le volumede ces énormes & inutiles machines. Nousen avons eu qui îançoient des boulets deç 6 , de 4$, de 36, de 3 3 livres ; la marinefeule fe fértencoie de ceux de 36, maisceux de tous ces autres calibres font depuislong-tems proscrits par rattillerie.
M. le marquis de Valiere, qui le pre-mier en France fit faire à l’artillerie ungrand pas vers la perfection, réduisît en1731 à cinq espèces tous les canons donton y devoit faire usage. II diminua leursexcessives longueurs ; íà plus longue pieceideut qu’onze pieds, quoiqu’il en existâtencore de son rems qui en avoient 22. Ontrouvera â la suite de cet article la tabledes principales dimensions qu’il crut devoirdonner aux pieces de 24,, 16, 12,8 & 4,& celles que M. le marquis de Gribeauvaîassigna en ij 66 aux pieces de 12, 8,4,destinées à former I’artillerie de bataille ,iavec le poids de toutes ces pieces, leur ca-libre , celui de leurs boulets, & les chargesque l’expérience a fait reconnoitre leurêtre le plus avantageuses. Sous I adminis-tration de M. le marquis de Valieie , lescanons fe coulcient à noyau, & l'on cor-rigeoit les défauts de leur a.ne avec Vale-qoir. Depuis que M. Mar t z a trouvé lamachine à forer, on les coule pleins ; on2 même estâyé cette méthode fut ceux deter, & on a réussi à les forer. Nous ne par-lerons point ici de tout ce qui est relatifà l’art dc fondre les canons. Foye^ d cesujet les m<HS Alézoir, Fondeur,Noyau.
1 es canons gravés dans le. planches def Encyclopédie donneront de cette arme«ne idée plus nette que lu description quenous en pourrions sure. 1[ soffir donc d’in-
dicucr les noms des parties désignées pur
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des lettres fur ces desseins. A, cuíastè;B , plate-bande ; C , canal de lumière ;D , astragale de lumière ; E , premier ren-fort ; F, plates-bandes St moulures du pre-mier renfort ; H , anses ; I , tourillons ;
L , ceinture de volée ; M, astragale dc laceinture ; N, volée ; O , astragale da col-ler , P , collet Sc bourlet en tulipe ; Q >couronne Sc ses moulures ; R , bouche ;
A , lumière ; a 3 b , petite chambre defamé. Les planches qui représentent lespieces de l’artillerie de baîailíe feront voirles changemens que M. Ie marquis de Gri-beauval a faits à nos canons. Les voici enabrégé : suppression générale de tous leursorncmens St des petites chambres ; emba-sés ajoutées aux tourillons ; Taxe des tou-rillons relevé ; il étoit en 173.2 un demicalibre au-defsous de Taxe de la piece, iln’en est aujourd’hui qu’à deux ou trois li-gnes. On perçoit la lumière dans une massetle rosotte qu’on avoit adaptée au mouledes pieces, & qui, dans lotir coulage, s’é-toit amalgamée avec le métal de la piecemême ; aujourd’hui certe masse de rosette,.qu’on nomme grain , doit être exactementtournée & taraudée , les filets de la vis 6c ,de l’écrou se joignant parfaitement : ainsipréparée, on la visse a froid dans la piece,
& on fore la lumière précisément dans son.centre. Si la lumière d’un canon devienttrop évasée , on lui substitue de cette ma-niéré un nouveau grain, dans lequel ortfore une nouvelle lumière. Les anciennesanses étoient trop abaissées, on îes a rele-vées , afin de faciliter les manœuvres ducanon , St d’y pouvoir introduire le boutdes leviers.
Avant de recevoir les canons , les offi-ciers d’artillerie leur sont subir différentesépreuves: voici celles que prescrivent lesordonnances. On vérifie d’afcord la lon-gueur de la piece, ses différentes épaisseurs »la position de ht lumière, celle des tou-rillons , la cciicen?iicifé de son ame, soncalibre ; 6c il r’est accordé , fur toutes ces.dimensions, que quelques points de varia-tion au fondeur. Toutes ces meliues feprennent avec des inílvumens inventéspour cet usage ; & un pied de roi, étalonnésur celui de l’acadénuc , fer t de mesure:commune.. Si lame avoit des chambres.