CAN
Canon DE SIEGE , est celui qu onemploie pour l’attaque & la défense desplaces. Celui de 24 & celui de 1 6, parois-sent consacrés à l’attaque. Ils servent égale-ment à la défense, à laquelle on emploie auíhceux de 12 & de 8 de l’ordonnance de1732, montés sur des affûts à haut rouage,inventés par M. de Gribeauval, au moyendesquels on peut tirer la nuit avec autantde justesse que le jour, & qui n’obligentpoint d’affoiblir le parapet en y coupant desembrasures. Les pieces de4 peuvent serviravec succès à la défense des places,employéesfur le glacis, ou dans les places d’armesduchemin couvert. Au reste, nous ne nousétendrons point ici fur la maniéré de servir& de disposer le canon de stege. On trouve-ra au mot Batterie ce qubl esteflentielde savoir à cet égard ; &au motT ACTIQUEde L’ artillerie , les différais exercices ducanon de fìege, de place & de bataille, demortier, pierrier & obuster, 6c les mou-vernens de ces armes combinés fur ceux del’infanterie.
Les additions & suppressions que 1 on atrouvées dans les articles p recédons, íontavouées par les officiers - généraux d ar-tillerie , qui les ont cru nécessaires.
Canon de campagne ou de bataille.V.pi. l,nour. artillerie, fig. 1, 2, 3. L’objetdu canon est d’atteindre de très-loin avecune grande force & une grande vitesse uncorps de troupes (a) qu’on ne peut ou qu’on
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ne veut pas aborder ; de détruire à une gran-de distance des obstacles qui couvrent l’enne-mi & empêchent de saborder, comme pal.fades, retranchemens , abattis, haies ; desmurs même dans des postes, jardins, cime-tières , maisons, &c. Le canon sert encorepuissamment à favoriser la construction d’un
pont, & le passage d’une riviere , que nousvoulons exécuter , & à nuire , retarder ,empêcher même l’ennemi d’en pastèr une,a retarder , empêcher un débarquement ,& à précipiter le rembarquement. Le canon.est encore très-nécesiàire pour favoriser lesdispositions d’une armée qu’on forme pourdonner une bataille, & pour nuire à cellesque fait l’ennemi pour la recevoir ou lalivrer , ùc. II est évident que, dans ces cir-constances & beaucoup d’autres, dont ledétail feroit trop long, la piece de canonqui aura la plus longue portée , fous lemoindre angle d’élévation, & dont la direc-tion fera la plus juste, produira plus infail-liblement son effet, qu’une piece dont la
portée fora
plus courte , & la direction
moins sûre.
II n’est question ici que des pieces decanon, des calibres de 12 , 8 & 4 livresde balles , qu’on appelle communémentpieces de campagne ou de bataille, donton a totalement chanté les dimensions de-puis la paix de 1762 , a l’exempJe des puis-sances étrangères , qui ont sensiblementdiminué la longueur 6c I'épaistèur de leurs
( n ) „ L’objet du canon , dit 1 ’autcur de cet arti-« cl c , est d’atteindre de très-loin avec une grande„ vitesse L tine grande force un corps de troupes. „Oni, pourvu que cet éjoignemcnt puisse sc concilieravec la justesse du tir. T.es partisans de Tancicnneartillerie annoncent même avec leurs pieces lon-gues , que le tir à la distance de 400 toises est déjàfort incertain, & ne regardent la bonne portée qu’àsco toiles & en-deçà : pourquoi donc vouloir despicïcs qui Portent leur boulet iì 1000, à l;oo toises ,li l’on n y doit jamais tirer ? II faut être conséquent :h trajectoire que decriroit un boulet de 4, lancé parune piece longue, pour arriver à un but distant deioco toiles, leroit íi prodigieusement élevée, qu’in-dépemlamment de l’incertitude trop réelle de la ius-teste du pointcmeut à cette distance , le coup feroit
s? fi ruèï 1 ìne n íirer rC r bCaUCOllp lle n,al - 11 f “t doncse borner a 11e tirer, sur-tout en bataille , qu’à des
«iltauces ou le ‘cu pv st , II suffit
donc d avoir des pieces qui portent leurs boulets àces distances.
L auteur attaque le nouveau système de tactiquequi aneceihte le nouveau lystême d artillerie: cen’est pas a nous dv le défendra ; & ] c ro j ,] e Prussequi l’a creé , parle plus haut en s a faveur que les
écrivains qui le censurent. Ses victoires sur-tout &l’adoptioH que tous les peuples militaires de 1 Eu-rope ont Faite de fa tactique, font un argumentqu’ils auront peine à détruire. Quand Gustave &Nassau ressuscitèrent cette science de la tactique,N elt à croire que les écrivains du tems s’élevcrentcontre les changemens introduits par ces générauxHeureusement, alors comme aujourd’hui, on lesaissa dire & ecrire, & 011 imita des guerriers dontles succès pronvoient la science. **
Nous passerons légèrement fur la longue défini-tion que 1 auteur Fait du but cn blanc , Pur l’íxpii-
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poudre, & déterminer si l’insiammation de la charged’un canon étoit instantanée ou successive : il se dé-clare pour l’opinion qu’elle est successive ; mais iîcu conclut trop vite que les portées d’une piecepins courte qn’unc antre, fans dire dans quel rap-port , leront plus courtes que celles d’une pieceplus longue. En généralisant de pareilles questions,on parvient à coup sûr à les embrouiller. II faut,pou k y répondre, distinguer, définir, L l’on ne finitplus. Voici quelque choie de plus sûr : U-s pieces,
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