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bouches à feu , & qui en ont prodigieuse-ment augmenté le nombre. La Russie a eujusqu’à six cents pieces de canon , ainsi allé-gées , à la fuite de ses armées, pendant laderniere guerre.
de 4 nouvelles font plus courtes que celles de 4anciennes , de r pieds r pouces 9 lignes, & cepen-dant leurs portées moyennes au-delà de 600 toisesne diffèrent que de {o à (ío toises, & fous les anglesde trois degrés elles font mème plus longues. Inex-périence est ici diamétralement contraire à la théo-rie , au moins à celle de l’auteur ; car Robins avoitdit, il y a long-tems, que des pieces courtes, tiréesfous le même angle & avec la même charge que despieces de même calibre, mais plus longues, pou-vaient donner de plus grandes portées.
Pourquoi citer vaguement que les pieces ancien-nes n’étoient pas hors de service après iyoo coups ?Comment peut-on s’eu rapporter à cet égard à ceque fauteur appelle une longue expérience dcguerre ? Y tieut-qn registre du nombre de coupsqu'une picce a tirés ? If faut citer des expériencesfaites de fuite, pour s’assurer dc la durée des pieces.Si f ancienne artillerie tic songea jamais à en faire,Ja nouvelle en a exécuté; se fans inémc les avoirpoussées à bout, elle a reconnu que ccs plus petitespieces rdìstoient à environ 1000 coups, tirés pres-que successivement & avec la plus grande vîtclfe.
Les pieces de is , qui ont péri après 300 coups,furent reconnues défectueuses ; la fonte en étoitbrûlée ; des vis avec lesquelles le fondeur avoitessayé de masquer leurs défauts, fautèrent pendantles épreuves ; & M. de Mouy , dans qui fauteurparoít avoir une entiere confiance, auroit nu luicertifier la vérité de ce fait, qui étant de la nature1111 accident, ne devoit jamais être employé commeiinc preuve dc la défectuofité des pieces dc 1: nou-velles , & des vices naturels dc leur construction.M. de Mou v eût effacé cette citation infidelle, puif-qu’il avoit lui-méme signé le procès-vcrbal authen-tique , qui constatoit Je défaut accidentel de çcspieces.
Nous renvoyons, pour toiss ce qui concerne lerecul des pieces nouvelles se leurs portées, aiix ré-ponses que nous ferons à farticle Artillerie dc Ça-titille.
“ Plus il y aura dc différence dans la longueur,, des bouches à feu, plus il y en aura dans leur por-„ tée. „ N’elt-ce paslà une preuve indubitable quetelle a été f opinion des anciens artilleurs, & celafans avoir déterminé quel étoit le maximum deCCtte longueur , relativement aux charges & nuxboulets ; élémens nécessaires dc la solution de ceproblème. Sans doute une picce trop courto aura demoindres portées qu'une piecc plus longue , ainsiqn une piece trop longue en aura de moindres qu’unepiece plut courte. Des qu’on n’a point trouvé lerapport exact dc la longueur de Parme , à í'a chargese à son boulet. il est inutile de disputer lur cettequestion ; c’ost fe battre en pveuglc.
I,'artillerie nouvelle n’a point recherché cet inu-tile avantage des très.longues portées ; elle a cruque des pieces qui portoiciit leur boulet au-dela de800 toiles avoient toute celle i>it elles ont besoin,puifqu’on n C peut les tirer avec fruit qu’à des ob-
4^8 placés à nue beaucoup moindre distance.
“ II r.c Failt pas imaginer que les vicees de rpji
s, u’aient dû qu’aii hasard leurs dimensions.,, V.'àsujet flotte répons? à farticle 4 rti(krit dc. bq-
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Sont-ce , comme le disent les partisansde la nouvelle artillerie , les changemensavantageux íaits dans la tactique, qui ontnécessité ceux qu’on a faits dans l’artillerie ;
& ce nouveau syltéme est-il lui-méme aussi
taille. Nous y avons prouvé que nul principe n’avaitdéterminé ces dimensions , puisque, relativement àcelles dc la piece de 24 , famé du canon de 16 étoittrop longue de 9 pouces 3 ligues ; celle du canonde 12, de 12 pouces 3 lignes ; celle du canon de 8 ,de 9 pouces 10 lignes ; celle du canon de 4, de iïpouces 4 lignes.
(suant à la justesse du pointement, nous ren-voyons encore à notre réponse à l’articlc Artilleriede bataille. Observons feulement que fauteur sup-pose ici très-gratuitement que le canonnier pointeraplus mal les pieces courtes que les longues, & qu’a-lors leur tir fera plus incertain. La conséquence estjuste, mais le principe l’est-il? Pourquoi vçut-i!que le canonnier pointe plus mal la piece com te ?hst-ce parce qu’elle lui offre plus que la longue lesmoyens de la mieux diriger?
Quoi qu’cu dite M. de V?.li?rc , ou plutôt M. Du-hamel, le véritable auteur dc ce qu’on lui prête ici, >
les expériences font les seuls moyens connus deconstater la bouté des nouveautés. Quelle autrevoie pourroit servir à vérifier tout c? qui ii’estpas du r effort de la démonstration géométrique?L’homine 11’a que deux moyens de découvrir la vé-rité : le raisonnement, par lequel il compare à desvérités démontrées les propositions dont il veut exa-miner la justesse; & f expérience dans les objetsphysiques, par laquelle il éprouve si les mêmesfaits le représentant toujours de la même maniéré ,il pourra toujours compter fur les mêmes résultats.S’elForcer de jeter de ('incertitude fur les deux uni-ques voies que Dieu a données à f homme pour dé-couvrir la vérité , ç’est vouloir d’avanec fermer lesyeux à la lumière, & renoncer à toute vérité nou-velle. Mais Humons cette excursion métaphysique,que la plus étonnante objection m'a fait faire.
“ 11 y a peu de personnes en état de bien faire dos„ expériences, „ D’aceord. Mats enfin il s’cn trouve.
On a droit dc compter autant fur les expériencesLaites dans fai lilierie , que fur celles qui font duressort des autres branches dc la science physico-ma-tljématique ; & les faits qifon appuie fur ccs expé-riences , ont toute la certitude 'nécessaire, lorsqueleurs résultais ne présentent que ces légères diffé-rences qui naissent, soit des corps fur lesquels onopère , toit dçs imperfections que les inítrumcnstiennent dc la piain dc leurs ouvriers ou de la ma-tière dopt ils foui fornés. La variété des résultatsle concilie alors , en prenant leur produit 011 cfretmoyen.
st C'cst don? anx expériences de guerre à décider,, du mérite du nouveau système „ Oui, si vous par-lez de l’eufemble de ce système; mais sept campagnesd.i roi de Prusse & des Àutpchiens ont déjà décidécette question. Si vous ne reveniez pas à discuter lemérite piarticnlicr des pieces, nous ne vous ferionspas la réponse qui suit. Un canon dc 4 ou dc fi , fondusuivant relies dimensions, tiré à telle charge , fous,tçl angle, a fourni telle portée ipovcnne, H ® tirétaiss dc coups sans annoncer Ion dépérissement, cesépreuves repérées j'ur différentes pieces des memescalibres ont donpe les mêmes résultats: j’en con-clus qu’nr. tel canon fera fur un champ de batailletout cc qu il a fait à Ion champ d’épreuve, pâtes
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