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avantageux que le prétendent les novateurs?N’est - ce pas plutôt l'extrême confiancequ’on met aujourd’hui dans le feu » qt» afait abandonner les vrais principes de la
que les circonstances essentielles à l’expérïence yferont les mêmes, & qu’un être impassible peut tou-jours fournir devant rennemi tout ce qu’il a Fourniloin de î’cnncmi. Les circonstances accessoires quevdus y joignez , & qui vous font douter de la boutede son service à la guerre, lui sont communes avectout autre canon , quelques dimensions qu’il ait, &ne prouvent conséquemment ni pour ni contre ceuxdont il est question.
La description que nous donne fauteur de, I an-cienne maniéré de pointer le canon de bataille, iufsitpour en prouver le vice. “L’objet, dit-il, étant hors
de la distance du but en blanc, le rayon de mire„ se perd en l’air, & l’on a toujours été dans Pillage„ de pointer d’abord à l’objet, puis d’éléverla píecc„ & de tirer quelques coups, pour trouver Pé'.éva-„ tion convenable, relativement à la distance. Cette,, élévation trouvée, on faisoit une marque au coina, de mire , qui servoit à fixer la piece dans 1a posi-„ tion , tant que l’objet ne changeoit pas de situa-„ tion par rapport à elle. „ Eít-il rien de si long &de si tâtonneux que cette inanierc de tirer en ba-taille contre des corps cn mouvement, qui s'éloi-gnant ou s'approchant, font varier fans cesse la dis-tance de la piece à l’objet ; & cette obligation detirer ( de perdre ) quelques coups pour estimer l’e-iévation dont la piece a besoin toutes les fois queson but s’est rapproché ou éloigné? N’ctoir-il pas né-cessaire d c perfectionner le tir & le pointement ducanon , ainsi qn’on l’a fait en inventant la hausse &la vis de pointage ? Une forte objection de P auteur«outre la hausse est ccllc-ci. “ S’il était question de5, tirer fous P angle de 6 degrés contre des troupes„ sensiblement au niveau de la batterie , il faudroit„ aux nouvelles pieccsde i: une hausse d’environ» 7 pouces, & de ç aux picces de 4, au lieu que„ pour tous les calibres elles n’ont que 18 lignes,, île hauteur. „ C’est supposer à plaisir un cas qui«e peut arriver. Le tir fous 6 degrés est trop fíchantpour être meurtrier , & donne une amplitude quine peut s’accordcr avec la justesse du tir. En esset, lecanon de 12 fous cet angle porte au-delà de 1000 toi-les , & celui de 4 vers 900. Or, comme l’auteurHous a conleillé dc oe pas tirer ce dernier à plus de400 toiles, il 11'cil pas poíllble que nous ayons jamaisbesoin de ces cxcvilivcs portées, ni de ce dc^réd’élévation. Les hausses enfin n’ont que dix-luiitlignes de hauteur , parce qu’cties font découvrir àce point les objets distans de 900 toiles, & qu’on acru qu’01111e pourroit guere que tirerai] hasard au-dela ; d ou il fuit que ía hausse a tonte la hauteurqui lui est necestaire.
. vis l ’ e pointage paraît en somme à Pauteiir uninstrument utile , & ce 11’eit pas la peine de chienn-ner fur les petits défauts qu’il lui trouve & qu!
íaïlïfíílHtlqV*Ìïf»* Cnt aboiulainnicnt composés
pai la tauiitt qu uie procure de pointer à te! i<-ré-> t-ì stU "., veut, ta..», tâtouaement, par 1 avrni-
!iTire i iïluun Ìa ll ’ l ' tre ‘eto'whce connuelç com lle ,.? c coup de canon , «umu ladistance ou Ion tirait n a point changé , ,’,,r la sim-plicité qu elle donne au icnice, pon, 11c 1c. noir-teur seul ladingc, ii qu avec - •*
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tactique ? Ces questions partagent actuelle-ment les militaires, parmi lesquels un grandnombre, loin de reconnoitre que les chan-gemens dont il est question , soient avan-
iees,
ques qui dévoient, lorsqu’on les avoit multipliése confondre aisément, & égarer le pointeur.
Pour le long article des cartouches , je renvoieencore à ma reponíe à ce sujet au mot Artillerie lebataille. L’auteur ne craint point de revenir sanscesse jur ee qu’il a traité, & de répéter ce qn’il a>
deja dit. J’,-' J — r -- CL -
ne dirai rj& puifqu’j
une à moi de m’y arrêter.
“11 s’est trouvé de tous tems des gens à pro-„ jets:, Sic.. „ Tout ee paragraphe 11e contient quedes généralités cent fois rebattues. Qui 11e lait qu’ilne faut adopter des changcmens qu’avec circons-pection? Qui ne fait qu’il faut respecter ce qu’ontpensé, dit & fait nos prédécesseurs ? Toutes cesmaximes communes ont leurs bornes. En fait d’arts& de sciences, si l’on restoit persuadé que les an-ciens les ont portées au point 011 elles [louvoientatteindre , q 111 ne s’cndormiroit pas fur cette? idéesi commode, que Montagne auroit nommée [ oreil-ler de la paresse ? Si jamais il y eût 1111e maximemeurtrière pour les arts , ce íbroit celle qui inter-dira it le pouvoir de présenter des idées neuves , &qui défendrait de perfectionner les inventions desanciens. Pourquoi les arts sout-ils restés dans l’en-fance à la Chine, pourquoi les y voit-on languirdans une imperfection grossière, si ce n'est parcequ’un respect stupide de ce peuple pour ses aïeux ,ne lui permet pas de croire que leurs descendanspuissent les surpasser ?
Avant dc terminer ma réponse d cet article, re-venons à la table des dimensions des pieces, dont ilest accompagné. L’auteur y dit qu’on a un peuaugmenté le diamètre des boulets destinés auxpieces de campagne. Cet aveu est précieux : jui'-qu'ici les partiians de l’ancicnne artillerie avoienttoujours soutenu que cette réduction du vent desboulets 11’étoit point due au nouveau système. Eneffet, elle avait été ordonnée après la paix de 1748 ;mais Tancienne artillerie n’ayant point inventéd’milrumens de calibrage, qui pût dans tes récep-tions des boulets lui faire rejeter le trop petit,11’avoit pu le conformer à cette loi, que la nouvelleartillerie s’eft piquée de faire exécuter sévèrementparce qu elle en a fourni le , moyens pn I
[c cylindre de calibrage, inventf^ $ ' ^7lier d Aboville. Les deux demi,-s- iccneva-
îer'qíifonnfo e nt t llCU ' £ fau W® à desi!
“ on a un nl'r í as Douvres. Voici la première :
.1, 1 P T tu < ‘ lm " 1 llu: le calibre des pieces nou-
p v , s> » 11 est reste le meme , & la preuve en est:ious les yeux de toute la France, les pieces ancien-nes & les nouvelles font répandues dans tout leroyaume, & rien n’est si foeile à vérisier Quelleopération cut-ce cte que celle de diminuer le cali-bre des pieces, en même teins qu’on augmentoitcelui ct leurs boulets? Comment auroit-on varié àcet égard , puisque les mies & les antres font desti-nées a etre lervics par les mêmes boulets ? " On les" pioces nouvelles ") de nianicre
» ^cleuramo le trouvât éievic au-dcíìus de la
avoit besoin d’iuT servant & d ; uncemSi tei.mpoùí • a-i?^si..urî^^'^?e ne * l t a /" inttracer les marques dont t auteur nous aparie ; mur- j l’axe de l’ame est celui de la piece, ainsi q"ue dans