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mens qui marquoient comment il falloitchanter ces sortes de fugues ; & ces aver-tilfemens étant proprement les réglés decette espeee de fugue , s’intituloient cana-ri i , canons'. C’est de là que prenant le titrepour la chose méme, on a nomme canonsces fortes de fugues.
Les canons les plus faciles & les pluscommuns, íe prennent à l’unisson ou àl’octave; c’est-à-dire, que chaque partierépete fur le même ton le chant de cellequi l’a précédé. Pour composer cette ef-pece de canon , il ne faut qu’imaginer unchant à son gré, y ajouter en partitionautant de parties qu’on veut, puis de toutesces parties chantées successivement n’encomposer qu’un seul air; faisant ensorteque le chant de l’une puistb former unesuite agréable avec celui de l’autre.
Pour exécuter un tel canon , la per-sonne qui chante la premiere partie partseule, chantant de suite tout ì’air, & lerecommence aulsi-tôt sans manquer à lamesure. Dés que celui-ci a fini le premierchant qui a servi de sujet, le second entre,commence, & poursuit ce méme chantcomme a fait le premier ; les autres par-tent de méme successivement aulli-tôt quecelui qui les précede a achevé le premierchant; & recommençant ainsi fans cesse,on peut continuer ce canon aussi long-temsqu’on veut.
On peut encore prendre une fugue per-pétuelle à la quinte ou la quarte ; c’est-à-dire, que chaque partie fera entendre lemême chant que la précédente, une quinteou une quarte au-dessus d’elle. II faut alorsque l’air (bit entièrement imaginé, & quel’on ajoute des diefes ou des bémols, selonle cas, aux notes dont les degrés naturelsne rendroicnt pas exactement à la quinteou à la quarte , le chant de la partie pré-cédente. On ne doit avoir ici égard àaucune modulation, mais feulement anchant : ce cjui augmente beaucoup la diffi-culté ; car a chaque fois qu’une partie re-prend la fugue, elle entre dans un nou-veau ton.
Pour faire un, canon dont l’harmonieíoit un peu vanee, il fàut que ses parties«e sc suivent pas trop promptement, queI une n’entre que long-tems après l’autre.
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Quand elles fe suivent rapidement, commea la demi-pause ou aux soupirs , on n’apas le tems d’y faire entendre plusieursaccords, & le canon ne peut manquerd’être monotone : mais c’est un moyen defaire fans beaucoup de peine des canonsa tant de parties qu’on veut ; car un canonde quatre mesures feulement fera déjà àhuit parties si elles fe suivent à la demi-pause ; & à chaque mesure qu’on ajoutera,on gagnera epcore deux parties.
L’empereur Charles VI, qui étoit grandmusicien, & composoit trés-bien, fe plai-foit beaucoup à faire & chanter des ca-nons. L’Italie est encore pleine de fortbeaux canons qui ont été faits pour ceprince par les meilleurs maîtres de ce pays-
* CANON , en géométrie & en algèbre ,signifie une réglé générale pour la solu-tion de plusieurs questions d’un mêmegenre ; ce mot est aujourd’hui peu usité.On se sert plus communément des termesméthode & formule. Voye^ MÉTHODE& Formule.
Canon naturel des triangles;c’est une table qui contient tout ensembleles sinus, les tangentes & les sécantes desangles ; on la nomme de la forte, parcequ’elle sert principalement à la résolutiondes triangles. Voye\ Triangle.
Petit CANON , ( Fonderie en carac-tères d'Imprimeries quinzième corps descaractères d’Imprimerie ; ía proportion estde quatre lignes ouatre points , meíure del’échelle. Voye\ PROPORTIONS DES CA-RACTERES d’Imprimerie , & VarticleCARACTERES.
Gros Canon , che\ les mêmes ou-vriers , dix-lepticme corps des caractè-res ^Imprimerie ; sa proportion est deíept lignes deux points, meíure de l’é-chelle. Voye\ Proportions des Ca-ractères d’Imprimerie & VarticleCaractères.
Double CANON , che\ les mêmes , dix-huitieme corps des caractères d’Imprime-rie ; fa proportion est de neuf lignes deuxpoints, meíiirede l’échelle. Voye\ Pro-portions des Caracter.es d’Impri-
MERIE , & r article CARACTERES.
Triple Canon, encore che\ lesA a ij