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Tome sixième.
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La cantate demande une poésie plutôtnoble que véhémente , douce , harmo-nieuse ; parce qu’elle doit être jointe avecla musique, qui ne s’accommode pas detoutes sortes de paroles. L’enthousiasmede l’ode ne convient pas à la cantate :elle admet encore moins le désordre ; parceque l’allégorie, qui fait le fonds de la can-tate , doit être soutenue avec sageíïè &exactitude , afin dequadrer avec l’applica-tion qu’en veut faire le poète. Principespour la lecture des Poètes , tome I. [G)

On appelle ausiì cantate , la piece demusique vocale , accompagnée d’instru-mens, composée fur le petit poème demême nom, dont nous venons de parler ,& variée de deux ou trois récitatifs , &d’autant d’ariettes.

Le goût de la cantate , ausiì bien quele mot, nous est venu d’Italie. Plusieursbons auteurs, les Berniers, les Campras,les Monteclairs, les Batistins, en ont com-pote à l’envi : mais personne en cette par-tie rt’a égalé le fameux Clerambault, dontles cantates doivent par leur excellent goûtêtre consacrées à l’immortalité.

Les cantates font tout-à-fait passées demode en Italie, & elles suivent en Francele même chemin. On leur a substitué lescantatilles. (S)

CANTATILLE, diminutif de cantate,n’est en effet qu’une cantate fort courte ,dont le sujet est fié avec quatre ou cinq versde récitatif en deux ou trois airs commu-

nément en rondeau, avec des accompagne-mens de symphonie. (S)

. CANTAZARO , ( Ge'og. ) ville d’Ica-lie au royaume de Naples, dans la Calabreu ^l eur . e - Long. 34. 3 Í. leu. 38. <0.

CAN sECRÒlX , (Ge'og.) petite con-trée des Pays-Bas au duché de Brabant ,avec titre de principauté.

CANTHARA, {Hist. des j u if s .) fiside Simon Boë'tus , fut élevé à la dignité degrand-prétre des Juifs , par la faveur d’A-grippa. Au bout d’un an , il fut obligé des’en démettre en faveur de Matthias , filsd’Ananqs. II en fut encore revêtu uneseconde fois après Elimée, & ne la poslèdaencorequ’un an , Hérode, roi de Calcide,la lui ayant ôtée peur la donner à Joseph,fils de Camith.

CAN

CANTHARIDE, cantharis 3 f. fi [Uift.nat. infect.) genre d’insecte dont on distin-gue plusieurs especes. M. Linnsus le mecdans la classe des insectes qui ont des en-veloppes à leurs ailes, & des mâchoiresdans leurs bouches. Les cantharides , selonle même auteur, ont les antennes faites enforme de foies ; les fausiès ailes flexible ;la poitrine un peu applatie , bordée & ar-rondie , & les côtés du ventre plislés, &c.Syjì. naturœ. Mousser divise les especes decantharides , en grandes & en petites.Celles qu’on estime le plus comme remede,font grandes ; leur corps est épais & alongé :il y a fur leurs ailes des lignes transversalesde couleur d’or. On les trouve dans lesbleds. Infect, theatrum. II y a des cantha-rides de différentes couleurs : celles qu’cnemploie dans la Pharmacie font dune tres-belle couleur verte luisante, azurée, mê-lée de couleur d’or; elles ont environ neuflignes de longueur. On les trouve en étéaux environs dc Paris & cn plusieurs au-tres endroits , fur les feuilles du frêne,du rosier , du peuplier, du noyer , dutroène, &c. dans les prés, & aussi fur lesbleds, où elles causent du dommage. II ya beaucoup de ces insectes dans les payschauds, comme i’Efpagne , fltalie , & lesprovinces méridionales de la France.11s font fort rares en Allemagne. Lescantharides font quelquefois réunies ensi grand nombre, qu’clles paroiílènt enl’air comme un eíîàin qui seroit pousté parle vent : alors elles font précédées par uneodeur désagréable qu’elles répandent auloin. Ordinairement cette mauvaise odeursert dè guide lorsqu’on cherche à ramasserde ces insectes. Les cantharides viennentd’un vermisseau semblabble en quelquefaçon à une chenille. Voye\ la descrip-tion détaillée des trois especes de cantha-rides , dans les Eph. de l’acad. des cur,de la nat. dec. 2, an. 2 , ohs 10,21 & 22.Voye\ Insecte. (J)

* Les cantarïdes en poudre, appliquéesfur l’épiderme, y causent des ulcérations,excitent même des ardeurs d’urine , lastrangurie, la soif, l a fievre, le pissementde sang, <&c. & rendent l’odeur puante &cadavéreuse. Elles causent les mêmes symp-tomes; prises intérieurement. On a observé