CAN
dàtre fait la couleur des ongles de fés pieds,& de la partie des jambes qui elt nue fansplumes.
Mœurs. Le canut habite communémentles parties septentrionales de l’Angleterre,fur-tout la province de Lincoln.
Usages. II s’engraiífè facilement, & esttrès-bon à manger. (M. Adan SON. )
Canut I. Horda , ( Hijh de Dane-marck. \ roi de Danemarck. II étoit filsde Sigar, qui le laiííà en mourant fous latutele de Gormon , prince dejutland.ilparoît que le mot liorda signifioit massue.Les historiens ont fait de savantes disierta-tions fur ce íìirnom , & n’ont pas dit unmot du caractère ni des actions du princequi le portoit. On fait à peu près la datede fa mort, vers 840 ; mais on ignore l’hif-toire de ía vie. (M- de S act. )
CANUT II , surnommé le Grand p( Hijì. de Danemarck Ù d’Angleterre. )roi de Danemarck & d’Angleterre : ilétoit fils de Suénon, qui soumit IaGrande-Bretagne, & dut également cette conquêteà son propre courage , & à la haine publi-que qu’Ethelred avoir méritée par sa ty-rannie. Canut avoir suivi son pere danscette expédition ; il avoir fait admirer fasagesse dans les conseils , fa bravoure dansles combats, fa clémence après la victoire.Ces hautes qualités ne séduisirent pointles Anglois attachés aux loix de leur mo-narchie. Un prince toible Lc méchant,mais né dans leur patrie, leur parut moinsodieux qu’un héros conquérant, & né dansd'autres climats. Après lamort de Suénon,en 1014., Ethelred fut rappelle, & netarda pas à punir les Anglois de leur zelepour ía personne. Canut l’auroit vainculans essort ; mais un foin plus importantl’agitoit : ìí alloit perdre une couronneassurée , tandis qu’il en cherchoit une in-certane.
Hara d, son soere, qui gouvernoìt le Da-nemarck en son absence, ía so ; t jouer sour-dement tous les reslorts que l'ambitionpeut inventer , pour s’emparer du trône.L amit abandonna fa conquvte , reparutdans ses états, & étoussa dans leur nais-sance les troubles que son soere prcpa-roit. Celui-ci mourut peu de tems après j& Canut n’ayantplus de concurrent dans
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fa patfio , alla vaincre celui qui lui restoiten Angleterre. II y avoir toujours conservéun parti puistânt & des intelligences sé-crétés dans celui même de son ennemi.Stréon , général des troupes d’Ethelred ,s’étoit vendu au conquérant ; Canut fcfervoit de lui comme d’un instrumentqu’on brise avec mépris, dès qu’il devientinutile ou dangereux. Les projets du traî-tre furent découverts par Edmond , filsd’Ethelred. Stréon ceslà de dissimuler faperfidie , fe rangea sous les enseignes da-noises , & y entraîna un grand nombre desoldats.Le Vestfex fe soumit de lui-méme ;la Mercie augmenta ses malheurs par farésistance , & fut conquise. Sur ces entre-faites , Ethelred mourut, après avoir por-té pendant quarante ans le nom de roi,fans avoir régné véritablement un seul jour.Edmond , son fils , fut reconnu dans Lon-dres par des amis fideles. Ses malheurs lerendoient intéreslànt, son courage le ren-doit redoutable. Canut sentit qu’il ne pou-voit le vaincre que dans fa capitale : deuxibis il forma le liege de Londres, deuxfois Edmond le força de le lever. Unetroisième tentative ne fut pas plus heu-reuse : on fe livra cinq ou six combats ; &íi l’on met dans la balance les victoires &les défaites , les deux partis eurent égale-ment à fe louer & à fe plaindre de Ia for-tune des armes. Enfin, dans une bataillerangée prêsd’Asseldun, l’armée d’Edmondfut taillée en pieces , l’an 1016. L’amourde ses sujets lui en donna encore une j il ncvoulut point la facriner a fes interets , &envoya un cartel au prince Danois. Celui-ci le refusa , parcc qu’il étoit d’une consti-tution f'oible, & que son ennemi avoitreçu de la nature & de l’édueation des for-ces íi extraordinaires, qu’on l’avoit sur-nomme Cote de fer. On en vint à uneconférence ; les deux rois prirent leursofficiers pour arbitres : le royaume fiicpartagé. Edmond conserva toutes les pro-vinces situées au midi de la Tamife, & unepartie du Vestfex ; le reste fut le partagede l’usurpateiir.
Edmond s’occupoit à rendre heureux lepeu de sujets que la fortune lui avoit lais-sés , lorfqu’il lut aflaíîiné par Je perfideStréon, Canut dissimulant l’hofreur que