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gardes-côtes, depuis l’âge de dix-huit ansjusqu’à soixante.
II y a des capitaineries gardes-côtes, quisont formées en bataillons, dont chaquecompagnie est de quarante hommes, &en compagnies de cavalerie de soixante& dix maîtres chacune , bien montés &bien équipés, à la tête desquels font descapitaines commandans, des majors , desaides - majors, des lieutenans, & des en-seignes par commission du roi.
II y a deux fortes de service dans lagarde-côte : le service militaire, pours’opposer aux descentes; &le service d’ob-sêrvation dans les paroisses, pour y veillerjournellement.
Les capitaines généraux , majors & lieu-tenans de chaque capitainerie garde-côtedes provinces du royaume , jouissent deTexemption du droit de tutele & cura-telle ; les soldats & cavaliers des milicesgardes-côtes, font dispensés de tirer pourla milice ordinaire, chaeundans leurs pa-roisses qui en sont exemptes par ordre duroi. Les paroisses soumises à la garde-côte,font celles qui se trouvent sor les côtes &jusqu’à deux lieues du bord de la mer.
Les côtes de France, tant fur l’Océanque fur la Méditerranée, font divisées enni capitaineries gardes-côtes, qui com-posent environ deux cents mille hommesà pied & à cheval. (Z)
CAPITAL; il vient du latin caput, & sedit en différentes occasions, pour marquerla relation de chef ou de principal : ainsiville capitale signifie la premiers villed’un royaume, d’une province, d’un état,comme Paris est la capitale de France;Londres est la capitale d’Angleterre ; Mos-cou , la capitale de Moscovie ; Constan-nnople, la capitale de Pempire Ottoman ;Kouen , la capitale de Normandie, (sic.
CAPITAL , se dit ausli somme
qu’on doit rembourser , indépendammentdésintérêts; ainsi iooliv. au denier 2.0,produisent à la fin de Tannée 105 liv. dontIOO est 1 c capital, & 5 , Tintérêt. Voye\Arrérages, Intérêt , Principal.
Capital , ou Fonds dans le com-merce , se dit du fonds d’une compagniede commerce, ou de la somme d’argentque ceux qui la composent fournissent en
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commun, pour être employée dans leurcommerce. Voye\ Fonds.
Le capital de la compagnie des Indesd’Angleterre étoit, dans íe commence-ment de son institution, de 369861 livressterling. On le doubla ensuite, & il vamaintenant à plus de 1703411 livres ster-ling. Quand on a Çoo livres dans les fondsde la compagnie, on a alors voix dans lesassemblées générales.
Le pouvoir que le roi d’Anglefierredonna à la compagnie dn Sud d’augmenterson capital, fut la source de tous les mal-heurs qui arrivèrent à cette compagnieen Tannée 1720. Voye\ Compagnie.
Capital , se dit aussi de la sommed’argent qu’un marchand met d’abord dansson commerce, lorsqu’il s’établit pour soncompte particulier.
Le mot de capital est opposé á celui degain ou profit , quoique souvent le gai»augmente le capital , & devienne capitallui-même, lorsqu’il est joint au premiercapital. Diclionn. du comm. tome II ,page 81. (G)
Capital, {crime) est celui pour laréparation duquel on inflige au criminelune peine capitale, comme la perte dela vie naturelle ou civile. Voye\ CRIME& Châtiment. {H)
Capital, adj. {Musique.) On donnequelquefois cette épithete au ton ou modede la tonique d’une piece. {F. D. C.)
Capitale {lie) , est une lie forte quelaisse la potasse au fond des chaudièresoù Ton fait le savon. Voye\ Savon.
On Temploie en chirurgie , en qualitéde caustique, & elle entre dans la com-position de la pierre infernale.
CAPITALE {peinture ) , on appelleausSde ce nom un tableau qu’on suppose d'unegrande beauté, si le dessein en est d’unegrande ordonnance : un dessein qui ne seroit
S ue de quelques parties, ou même d’unegure entiere, ne seroit point appelled este i n capital. Cependant la perfectiond’une figure , la conservation d’un beaumorceaù, la rareté des ouvrages excellonsen ce genre, sont des motifs pour leurappliquer ce mot. (J?)
Capitale du bastion {la) > est, enFortification , une ligne tirée de T angle