CAP
flanqué à l’angle du centre du bastion.Elle est la différence du rayon du polygoneextérieur & de l’intérieur. Telle est KH,pi. I de F Art mi lit. fig. i.
Les capitales des bastions ont depuistrente jusqu’à quarante toises de longueur.C’est fur leur prolongement que l'on sedirige ou conduit dans les tranchées pourapprocher du bastion, j Voye\ TRAN-CHÉES. (Q)
CAPITALES ( médecines ) , font les pré-parations des boutiques, les plus fameuses& les plus essentielles, remarquables pourle nombre des ingrédiens qui y entrent,pour leurs vertus extraordinaires, &c.comme la thériaque de Venise , le mithri-date, Ùc. Foy^MiTHRlDATE, &c. (N)
Capitales , adj. f. pi. on nomme ainsi,dans la pratique de Vimprimerie , certai-nes lettres qui , quoiqu’elles fassent partied’une fonte & soient du même corps decaractère, diffèrent seulement en ce quel’ccil en est plus gros, en ce que la figuren’est pas la même, & qu’elles font moinsd’uíage & moins courantes dans l’imprel-íìon , ces sortes de lettres n’étant faitesque pour la plus grande perfection de fart.Elles sont indispensables au commencementd’une phrase, d’un alinéa , au commence-ment d’un vers, aux noms propres d’hom-mes, de femmes, de royaumes , de pro-vinces , de villes, ùc.
Les petites capitales s'emploient sui-vant le système que l’on se propose desuivre dans un ouvrage. Elles sont d’unœil plus petit que celui des capitales , &leur configuration est la même , aussi enplus petit. Koye\ MAJUSCULES & MI-NUSCULES.
CAPITAN BACHA ou CAPOUDANBACHA, f. m. ( Hifl. mod .) c’est en Tur-quie le grand-amiral. II possede la troi-sième charge de Pempire, & a sur merautant de pouvoir que le grand-visir en asur terre. Ce commandant n’avoit pointautrefois le titre de capitan hacha oud’ amiral , il n etoit que beg de Gallipoli.Soliman II institua cette charge en faveurdu fameux Barberousse , & y attacha uneautorité absolue fur tous les officiers de lamarine & de 1 arcenal , qug ]g capitanhacha peut punir , casser, à faire mourir
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dès qu’il est hors du détroit des Darda-nelles. II commande dans toutes les terres,les villes, châteaux & forteresses mariti-mes ; visite les places, les fortifications ,les magasins ; ordonne des réparations, desmunitions de guerre & de bouche ; changeles milices, & tient conseil pour recevoirles plaintes des officiers.
Lorsque cet officier est à Constantinople,il a droit de police dans les villages de lacôte, du port & du canal de la mer Noire,qu’il fait exercer ou par son kiaja ou lieu-tenant , ou par le bostangi bachi.
La marque de son autorité est une grandecanne d’inde, qu’il porte à la main dansl’arcenal & à l’armée. Son canot, par unprivilège réservé seulement au grand-sei-gneur, est couvert d’un tendelet, & arméd’un éperon à la proue. II dispose des placesde capitaines de vaisseaux & de galères,vacantes par mort.
Cet officier a une copie de l’état destroupes de mer, & des fonds destinés pourl’entretien des armées navales. Trois com-pagnies de Janislàires composent sa garde:elles débarquent par-tout où la flotte sé-journe, & campent devant la galere dugénéral. Sa maison , sans être aussi nom-breuse que celle du grand-visir, est compo-, fée des mêmes officiers ; & quand la flottemouille dans un port, il tient un divan ouconseil composé des officiers de marine.
Le capitan hacha jouit de deux sortesde revenus ; les uns fixes , & les aunescasuels. Les premiers proviennent de lacapitationdes islesde l’Archipel, & de cer-tains gouvernemens & bailliages de laNatolie &: de la Homélie , entr’autres decelui de Gallipoli, que le gran J -seigneurlui donne en apanage avec la même étapeque celle du grand-visir. Ses revenuscasuels consistent en ce qu’il tire de lapaie des bénévoles, & de la demi - paiede ceux qui meurent pendant la campa-gne, qu’il partage avec le tersana émini.II a encore le cinquième des prises que fontles begs, & loue ses esclaves pour mari-niers & rameurs fur les galères du grand-seigneur, à raison de 50 écus par tête,fans qu’ils lui content rien à nourrir ni àentretenir ; parce qu’au retour de la flotte,il les fait enfermer avec ceux de fa hau-